Entre fermentation et crudités, l’énigme du melon et du jambon

L’été s’est bien installé, culinairement parlant, nos appétits se dirigent tout naturellement vers les crudités. Au diable le four, la poêle et le vitaliseur féérique de Marion ! Adieu plats au four, mijotés, bienvenue aux salades !

Par Tamorlan (Own work) [CC BY-SA 3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)], via Wikimedia Commons

Par Tamorlan (Own work) [CC BY-SA 3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)%5D, via Wikimedia Commons

Oh, bien sûr, on en profitera à l’occasion pour cuisiner ratatouilles et autres tomates farcies. Mon âme de méditerranéen est de toute façon conquis par avance.

Mais il faut dire ce qui est : cuisiner et manger chaud quand la température tutoie les 30° à 20h passés tient de la torture. Heureusement, l’été est la saison de la majeure partie des fruits, dont la tomate, mais également des salades. Pour les amateurs de vins, on se contentera de vins plus légers, comme certains blancs, mais surtout les rosés. Tout doit inciter à la fraicheur, et les plats mijotés (au hasard, une daube provençale ou une carbonnade flamande) tant appréciés l’hiver ne trouvent pas instinctivement preneur. Et personne n’a envie de se cuire sur place près d’une plaque de cuisson à surveiller la sauce.

On va donc au plus simple, des crudités facilement coupées en dés, mélangées dans des salades où l’on peut faire preuve d’imagination : les combinaisons sont multiples ! On peut même y rajouter du fromage, si on le tolère, en plus de la traditionnelle huile d’olive et de vinaigre.

Pour rajouter à la fraicheur, nullement besoin de consommer des crèmes glacées : pastèques et melons font le bonheur des grands et petits, et c’est bien plus sain ! Juteux en diable, naturellement sucrés si consommés à point, on pourrait s’imaginer ne manger que ça. De vrais fruits nous provenant directement du jardin d’Eden.

Le mystère s’épaissit toutefois avec l’ajout du jambon cru. Melon et jambon, jambon ibérique dans la péninsule du même nom – avec porto pour les portugais -, ou jambon de Parme depuis l’Italie. Je suis melono-jambon sceptique : je ne vois pas l’intérêt d’y mêler les deux. Gustativement parlant j’entends, parce qu’une assiette comme celle-ci avec les feuilles de menthe impose le respect.

De l'utilisateur:Arnaud 25, domaine public, via Wikimedia Commons

Respect !                                                             (De l’utilisateur:Arnaud 25, domaine public, via Wikimedia Commons)

Que l’on ne s’y méprenne pas, j’adore le jambon cru de qualité, affiné de longs mois, avec une préférence pour le jambon de bellota : le Joselito est une tuerie, hélas trop chère, si les vegans me permettent d’apprécier ce délicat mets que constitue ce morceau de cadavre. Mais même sans atteindre ce niveau divinement goûtu, le moindre jambon de Bellota assassine sur place la quasi-totalité de la production française. En France on produit beaucoup de charcutaille, mais voilà, c’est pas comme le vin ou le fromage, on n’est pas vraiment en pointe sur la qualité gustative. Hormis, toutefois, certains produits spécifiques dont le Porc Noire de Bigorre justement inspiré des méthodes ibériques, de par la proximité géographique et culturelle : les cochons gambadent dans de délicats pâturages et se gavent de glands qui constituent ainsi leur plat principal. Bellota signifie très justement gland en espagnol, pas de hasard !

Notons que le jambon cru, n’est pas exactement « cru », mais fermenté, affiné comme on dit. Cela reste un mets de choix justement pour l’été : pas besoin de le cuisiner, de le préparer, la nature, devrais-je dire les bactéries, a fait son boulot en cave, transformant le glycogène (le glucose si on préfère ! Le « sucre » !) en acide lactique. Le goût changeant notablement, et une alchimie particulière se produit, entre le gras (que l’on dit persillé) formidable vecteur de goût, les protéines et la lacto-fermentation : voilà qui rapproche singulièrement la charcuterie des fromages. Je rappelle pour les flemmards de l’anglais qui n’auraient pas envie de lire The Art of Fermentation de Sandor Ellix Katz, que l’on peut même trouver un manga vulgarisateur sur le sujet répondant au nom de Moyasimon ! (merci à @dm_devito sur twitter pour le partage)

fermentation moyasimonEt je n’oublie pas, bien sûr, l’ouvrage de Marie-Claire Frédéric, Ni Cru Ni Cuit plus accessible pour la plupart d’entre nous, Florian de Naturo-Passion ayant réalisé une interview très sympathique il y a un an de cela :

Cliquer pour accéder au blog de Marie-Claire Frédéric

Cliquer pour accéder au blog de Marie-Claire Frédéric

Et le melon mêlé au jambon alors ? Je n’y vois pas trop d’intérêt…je mange l’un, puis l’autre, les deux sont excellents. Mais ensemble ? Bof bof. Il y a des aliments qui consommés ensemble sont meilleurs que consommés séparément…dans le cas présent, je cherche encore…

Diantre, je passe à côté d’un des plaisirs de l’été…

edit : j’ai rebaptisé « Entre crudités et fermentés » Par un titre qui rappelle l’expression fourre-tout « Entre tradition et modernité »…

céréales et maïs à Toulouse ~ Muséum d’Histoire Naturelle

Pour les curieux qui sont sur Toulouse, ou bien, qui passeraient en Juin, ou jusqu’en octobre, je les enjoint à venir visiter le Muséum d’Histoire Naturelle, sympathique à visiter, notamment les jours de pluie, quand on ne peut rien faire de décent dehors. Il est divisé en deux parties, l’exposition intérieure, abordant faune et géologie. Ainsi que les jardins à l’extérieur, complétés par des serres l’une abritant des plantes tropicales avec un climat humide bien reconstitué, et une autre très sèche recelant des centaines de variétés de cactus.

Dans le cadre du blog, deux choses ont retenu mon attention. Une exposition temporaire, tenant sur une pièce pas plus grande qu’un studio mais dense en information, jusqu’à mi-octobre sur le maïs, dont voici quelques photos, triées sur le volet :WP_20150527_028maïs_evenementsWP_20150527_036 WP_20150527_068WP_20150527_058WP_20150527_076WP_20150527_071

Je donne juste un aperçu, mieux vaut se rendre sur place, c’est une exposition très didactique et riche en informations, du bon boulot, vraiment ! Et finalement assez objective dans le traitement de l’information. J’aime aussi l’ancrage régional, étant donné que le maïs est présent partout dans le monde, ce que ne manque pas de rappeler quelques affiches ci et là, mais surtout en France, dans le sud-ouest, pour nourrir les animaux, ce qui pourrait porter à polémique, mais ce n’est pas le propos de l’exposition qui se borne à donner des faits, sans interprétation. J’ai bien aimé également, la présentation de la diversité du maïs via sa domestication, là aussi, très bien expliquée.

Dans le cadre du muséum, en association avec l’université, quelques colloques intéressants, surtout la journée du samedi 20 Juin 2015, sur la nutrition, avec le très controversé Henri Joyeux qui viendra donner son point de vue sur le gluten et les intolérances. C’est gratuit…mais il faut s’inscrire au préalable par e-mail. Je n’ai pas décidé si j’en serais.

WP_20150527_030

Cliquez pour avoir le programme en version propre en pdf

« Le pouvoir naturel de réparation des dents »…

C’est sous ce titre un brin provocateur que l’Inserm a communiqué les résultats d’une étude récente dans la revue Stem Cells :

Essential roles of dopamine and serotonin in tooth repair: functional interplay between odontogenic stem cells and platelets Anne Baudry1,2*, Aurélie Alleaume-Butaux1,2*, Sasha Dimitrova-Nakov1,2*, Michel Goldberg1,2, Benoît Schneider1,2, Jean-Marie Launay3,4,5** & Odile Kellermann1,2** 1 INSERM UMR-S 1124, Cellules souches, Signalisation et Prions, 75006 Paris, France. 2 Université Paris Descartes, Sorbonne Paris Cité, UMR-S 1124, 75006 Paris, France. 3 AP-HP, Service de Biochimie, Hôpital Lariboisière, 75010 Paris, France 4 INSERM U942, Hôpital Lariboisière, 75010 Paris, France 5 Pharma Research Department, F. Hoffmann-La-Roche Ltd., CH-4070 Basel, Switzerland Stem Cells, 7 avril 2015 Doi: 10.1002/stem.2037

Le communiqué étant disponible ici, ou également en pdf :

Les chercheurs de l’Inserm et de l’université Paris Descartes viennent de franchir un pas dans la recherche sur les cellules souches et la réparation dentaire. Ils sont parvenus à isoler des lignées de cellules souches dentaires et à décrire le mécanisme naturel par lequel elles parviennent à réparer des lésions de la dent. Cette découverte fondamentale permettra d’initier des stratégies thérapeutiques inédites mobilisant les cellules souches résidentes de la dent afin d’amplifier leur pouvoir naturel de réparation.

Le site Santé-Log reprend à son compte la nouvelle, sans doute historique, en précisant d’un laconique « Jusque-là on en savait peu sur ce processus« .

Modélisation 3D d’une dent.La pulpe dentaire est en jaune. ©Inserm/ Chappard, Daniel

Modélisation 3D d’une dent. La pulpe dentaire est en jaune. ©Inserm/ Chappard, Daniel

Historique, cette étude, pourquoi ? Parce qu’elle rejoint les lubies des époux Mellanby, du docteur Price, dont les études ont été plus ou moins ignorées…et donc classées sans suite. Il y a un peu plus d’un an j’écrivais cet article. Les sceptiques seront juste satisfaits d’une étude publiée dans les règles de l’art, tandis que les naturopathes éclairés ne seront pas surpris…ce qui me fait dire qu’il y a moyen de faire fonctionner son cerveau et séparer le bon grain de l’ivraie en naturopathie, y compris en l’absence d’études cliniques randomisées en double aveugle publiée dans une revue qui a pignon sur rue et évaluée par les pairs.

On attend d’en savoir plus sur les implications de ces deux neurotransmetteurs, la sérotonine et la dopamine. Cela pourrait expliquer le lien direct entre caries et stress, mais également stress et niveaux de dopamine…sans trop m’aventurer, je crois que le stress épuise les niveaux de dopamine…attendons de voir…quoiqu’il en soit il parait nécessaire d’être bien dans ses baskets, et gérer son stress.

© Inserm / Odile Kellermann, Anne Baudry

© Inserm / Odile Kellermann, Anne Baudry

On piaffe d’impatience sur les méthodes qui vont émerger et qui à coup sûr, et qui remplaceront les amalgames de mercure, les composites, les couronnes…aussi on peut se poser la question de la pertinence de la dévitalisation chez dechairetdelait, ou même sur ce blog créé par un dentiste, ou encore celui de Michel Raynaud au look très 1997. Un scandale à venir sur un acte qui n’est peut-être pas si anodin. A titre personnel, je me tâte à aller voir un dentiste holistique pour voir ce que je peux faire avec mes composites.

En revanche, toujours pas de vitamine liposolubles, A, D ou K2, ni de références au métabolisme du calcium et du phosphore, mais l’article met en évidence le phénomène plus en amont qui régit l’utilisation de ces micronutriments. Je suis juste content, à l’heure actuelle, qu’il y ait une confirmation par un institut scientifique reconnu d’un phénomène de réversibilité des caries, même si précisément l’émail perdu ne se reconstitue pas. Ce que croit Ramiel Nagel, mais je ne suis pas convaincu. En principe il s’agirait d’une repousse de dentine secondaire ou même tertiaire, cela reste à déterminer.

Les commentaires de certains, sur cet article :

« Zob » (la délicatesse du pseudo), « Magicienne », « Cindy », « Dentist » ou bien « Franz Villefort » tout en ironie d’ignorance (la plus savoureuse),

ou encore les dentistes de Eugenol, comme ici par exemple., qui ne manquent pas de jouer les indignés, en évitant de se poser les bonnes questions, de faire des recherches, ou de remettre en question leur enseignement conventionnel

…me font encore plus rire.

Clair et Lipide : 1 - Sceptiques de supermarché : 0

Clair et Lipide : 1 – Sceptiques de supermarché : 0

J’en conclue quelque part que la science, en tout cas officielle ne fait qu’anoblir certaines découvertes empiriques connues de certains praticiens en marge, et/ou en rupture partielle sur le champ conventionnel de leur discipline. Sur un autre sujet, on pourra se demander le pourquoi du comment de la publication simultanée de plusieurs ouvrages* sur le sujet des intestins**. Au-delà des intestins, une masse toujours plus importante de connaissances liant maladies mentales ou tout simplement l’humeur(s), santé digestive et microbiote, on pourra se référer à Paul Whiteley qui tient un très bon blog sur le sujet. Là aussi la simple évocation de guérir d’une maladie mentale en suivant un protocole alimentaire (au hasard : GAPS !) suffisait il y a quelques années à déclencher des rires incontrôlables et à vous mettre dans la case des illuminés. Dorénavant ces connaissances percolent…infusent aussi bien dans le grand public (merci Arte qui se fend de plusieurs documentaires régulièrement) que parmi les scientifiques : même le Lancet admet qu’un régime alimentaire adapté fait partie d’une thérapie globale en psychiatrie. Il est certes, toujours plus rassurant de voir des docteurs (phd’s) s’exprimer sur le sujet, mais que de temps perdu…

Aussi, tenir un blog indépendant sur plusieurs années a ceci de rafraichissant : quand de nouvelles données scientifiques apparaissent, cela permet de faire son mea culpa, de confirmer ses réflexions ou de nuancer ses prises de positions. Prévoir du pop corn me parait salutaire.

* The Good Gut par Justin Sonnenburg et Erica Sonnenburg
** Le charme discret de l’intestin par Giulia Enders

the good gut charme intestin

Le journalisme que je n’aime pas

Est-ce que le métier de journaliste est en mutation à cause de la montée des journaux numériques et des blogs spécialisés ? Je ne sais pas, il me semble que les bons journalistes d’investigation, qui font des articles qui valent leur pesant de cacahouètes n’auront jamais trop de soucis à se faire, que cela soit au Figaro dans sa version papier, ou dans un média de type pure player (patapé, aucune traduction n’est correcte et ne restitue pleinement le sens) comme rue89.

En voie de conséquence, les journaux à l’ancienne sont devenus insipides et très frileux : de fait aucun journal français ne vaut par exemple le New York Times, ni de près, ni de loin. Ils ont du mouron à se faire. Ces dinosaures qui font des pieds et des mains pour toucher des subventions tous les ans, alors que le nombre de lecteurs et donc leurs recettes…ne cesse de chuter. Pudiquement on avance les arguments de la pluralité des opinions. Vision purement hypocrite, la soupe est bonne, et leur modèle est peu remis en cause. Avec la carte de journaliste, ils pensent ainsi avoir le droit inaliénable et sacré de se goberger d’argent public, parce que voyez-vous, snif, les temps sont durs.

Nous faisons ainsi du social avec les journalistes : avec ces subventions les journaux peuvent maintenir les bénéfices, ou tout simplement embaucher plus de copains journalistes. Seulement, quand on lit des articles comme ça, on ne peut s’empêcher de penser, que, quand même, il y a quelque chose de pourri dans le milieu du journalisme.

Et là, je lis cet article, concernant la fusion des régions : Toulouse devrait donc être siège régional aux dépens de Montpellier. L’article est bien écrit, mais il y a quelque chose qui me dérange. Pour le formuler clairement, il n’est nullement mention de la source.

La souuuurce !

La souuuurce !

Voilà mon énervement est tout relatif, rien de grave, les journalistes n’ont pas mangé de chatons mignons, ni torturé qui que ce soit. C’est juste que cet article prend le lecteur pour un imbécile.

  • Soit ils émettent plein d’hypothèses, sur la base d’arguments évidents qu’ils citent d’ailleurs, mais dans ce cas ils doivent préciser que cela reste spéculatif, bien que très probable.
  • Soit ils admettent qu’ils ont été mis au courant par des personnes bien placées, ce qui semble être le cas quand on lit entre les lignes. Seulement voilà, il faut décrypter ce journalisme à la noix, comprendre l’arrière-plan politico-journalistique, les enjeux d’un tel secret, et pourquoi on a pas le droit de savoir qui a ébruité la décision qui serait quasiment prise.

Seulement voilà, à force d’être habitué à ce journalisme qui monte des articles sur du vide, et sur une malhonnêteté patente doublée d’une incompétence crasse, on ne relève plus. On hoche la tête et on se dit qu’il y a plus grave. Ce qui est juste…mais désespérant quand même.

Clair et lipide à nu

Non, pas de photo dénudée…

Juste un article du lion.

Je réfléchissais à un article sans études. Sans pincettes aussi. Je prends habituellement du temps pour travailler et retravailler ce que je dis, histoire de ne froisser aucun égo, d’être tout lisse et passe-partout sans déchaîner les passions.

Et puis, vous êtes sans doute au courant de la loi qui est passée, la nuit, avec très peu de députés présents. Dorénavant nous sommes tous sous surveillance. Comme ça, 1984 dans la décontraction feutrée la plus totale, et c’est même plébiscité par tous les français. Cette loi ayant d’ailleurs déjà des répercussions sur l’économie, c’est presse-citron qui relaie l’info.

Source H16, le justicier masqué

Source H16, le justicier masqué

C’est un événement que je trouve terrifiant de la part d’un gouvernement de gauche, cette gauche qu’on pensait être le rempart contre le fascisme. Oh, mais ce n’est pas du fascisme, après tout on n’a rien à se reprocher, pourquoi craindre cette surveillance. On se rappellera juste par exemple les heures les plus glorieuses de la stasi dans La vie des autres, superbe film allemand. Glorieuses ? Sombres…peu claires en tout cas. La surveillance généralisée est un symptôme des régimes totalitaires, mais visiblement, ça ne fait réagir que des nerds sur internet…

Alors, je me suis dit que tant qu’il n’y a pas de permis de bloguer, pas de licence délivrée par la préfecture pour avoir le droit de donner son avis sur la nutrition, pas de règlementation tatillonne venue vous expliquer ce qu’on a le droit de dire et ne pas dire, il faut en profiter, pour dire crument ce que je pense.

Dans cet article, pas d’études, pas de chichis, je dis ce que je pense, comme ça, gratuitement, en me foutant de ce qui peut bien arriver. Après tout si Jacques Turchet chez Dur à Avaler, a décidé d’être un sage homme auto-auréolé de son expérience, j’ai AUSSI le droit de dire des conneries, et de les clamer très fort. Même si j’ai tort, notez.

Aujourd’hui je n’ai pas envie de plaire. Et de m’exprimer de manière décousue.

Et ça me permet de dire plus simplement les choses sans compliquer tout.

La liberté d’expression ne s’use que si l’on ne s’en sert pas, je fais mienne cette maxime.

Alors, allons-y Alonso !

Contenu explicite !

Contenu explicite !

  • Huile de palme : ceux qui sont contre parce que c’est mauvais pour la santé sont des moutons blancs qui bêlent avec la pensée dominante. Aucune prise de recul, c’est purement viral. Ils feraient mieux de s’interroger sur la nature des produits qui en contiennent. On peut discuter de l’écologie, sans problème.
  • Graisses saturées : Mon avis a évolué. Je ne crois pas toujours pas que ça soit un acteur majeur des maladies cardiovasculaires. Mais pas question d’être un mouton noir en encourageant leur (sur)consommation, comme la très caricaturale Christine Cronau (mouhahaha, j’en dis pas plus). Mon avis est proche de celui de Lorgeril, tout en reconnaissant une plus grande souplesse de leur consommation selon les individus. Mais l’ennemi public numéro 1 ? Haha. Sérieusement, c’est un avis de merde. A chaque fois que je lis quelqu’un avoir peur des graisses saturées dès la première cuillère de beurre j’ai l’impression de faire un bond en arrière. Non seulement la réalité est plus complexe mais je ne comprends pas ce besoin de revenir à ces soit-disant « fondamentaux ».
  • Les antioxydants : Point trop n’en faut…on a aussi besoin d’oxyder un minimum, ne serait-ce que les acides gras pour l’énergie. On parle de plus en plus de la face noire des antioxydants. Limiter le stress oxydatif en soi me parait plus sage que de surcompenser pour être dans les clous…
  • Le crudivorisme : allez vous faire foutre.
  • Le crudivorisme, encore…? : Allez lire Taty qui aborde le sujet justement en ce moment. Je n’ai rien contre une grosse proportion de cru dans son alimentation, j’ai du mal avec l’idéologie.
  • Le paléo ? : je m’interroge…je suis toujours aussi fasciné par l’aspect évolutionniste, mais je me demande si les interprétations que l’on fait ne seraient pas simplistes. Aussi le mouvement est en perpétuelle…évolution. C’est ça qui le rend intéressant, à condition de ne pas s’arrêter à un bouquin écrit par un gourou quelconque en 2009. Le mouvement à l’heure actuelle n’arrive pas toujours pas à se résoudre à faire le grand écart entre versions riches en glucides et riches en viandes, et comme la synthèse n’est pas aisée sans perdre son public, personne ne se mouille vraiment…j’attends les résultats de l’étude ADILAN menée entre autres par Maelan Fontes.
  • Le régime méditerranéen : le pain était différent, pas le pain hyper glutené actuel…le fromage de brebis ou de chèvres avaient un lointain rapport avec les laitages plastiques actuels…et il y a de fait plusieurs versions, entre le crétois et le sarde c’est presqu’un monde qui les sépare…bon, je mange là, un Lou Larzac sublime. Avec beaucoup de végétaux, ça fonctionne, je m’interroge quand même sur la faculté à suivre un tel régime en habitant au nord de la Loire, outre-Quiévrain, en Allemagne, Scandinavie…
  • Végétarisme : je dirais que ça convient à un nombre restreint de gens. Pour prendre un exemple, ça ruine la santé de George Harrison qui finit par crever d’un cancer aussi bien que de Linda McCartney qui elle, est touchée au niveau des seins. Mais Paul McCartney, apôtre idéal du régime, se porte toujours comme un charme, il mériterait un article à coup sûr. Ah, on me dit par l’oreille que le végétarisme ne rend pas immortel, et que l’alimentation n’est pas la cause de tous les cancers. Ok ok, mais alors que personne ne prétende qu’un régime protège à 100% des maladies de civilisation alors ! On ne sait pas tout, je pensais pas l’invoquer, mais même en faisant très attention comme Servan-Shreiber – pas végé hein, mais très prudent et pleinement conscientisé sur sa santé -, on finit par y passer. Soyez plus humbles, au moins en matière de santé, ça évitera de tomber de haut quand on vous diagnostiquera une vilaine tumeur.
  • Véganisme : oh et merde, allez vous faire foutre, je suis vraiment obligé de donner mon avis ? Le nombre de gens, surtout chez les ricains, qui passent de gourou végan à gourou paléo, ou de blogueur V à blogueur P -ou O…mnivore – en ayant des mots durs, et en ayant fini affaiblis par leur régime devraient donner la puce à l’oreille. Si vous avez envie de croire en ces fadaises, allez-y, je ne suis pas responsable de votre entêtement idéologique. Si on me demande de tuer le lapin pour manger je le ferais comme des générations d’hommes avant. La chasse fait partie de l’instinct de l’humanité et nier cette part animale revient à se nier soi-même. J’ai suffisamment tourné le cerveau en bourrique en silence, contre les putains de sophismes végans, mais quand on en vient à créer des permacultures végans pour éviter que les plantes ne se nourrissent des déchets animaux (les os par exemple) et qu’on veuille sciemment extraire les animaux des écosystèmes naturels c’est qu’on est trépané, pas sain d’esprit, il manque indubitablement une case. C’est pas comme si les animaux étaient tout choupi tout le temps non plus (relire l’agression de Lorentz !), on a aussi le droit d’être comme eux, parce qu’on est des animaux, aussi, pas la peine de faire un complexe de supériorité morale sur eux, parce que vos arguments ils ne les comprennent pas de toute façon. Et si en plus il faut manger tout cru, c’est le pompon…doigt d'honneur
  • La mémoire de l’eau : Pardon ? Absolument aucun avis là-dessus.
  • Le travail le dimanche : tant qu’on me laisse bloguer…je rapprocherais toutefois cette interdiction du même esprit qui anime celui de notre gouvernement pour mieux nous espionner, même si je sais que certains vont dire que ça n’a rien à voir, moi je pense que ça à tout à voir, cette mise en coupe de nos libertés est symptomatique. Y compris celle de dire enculé à son employeur, mais la France n’est plus le pays où les gens savent négocier et faire front intelligemment, hélas, mais ça devra se réapprendre, tôt ou tard. Quitte à flinguer certains syndicats contreproductifs, menant le contraire de leur mission in fine.
  • Les idéologies alimentaires : elles sont toutes basées sur une sélection minutieuse des études qui les arrangent, y compris lorsqu’il s’agit de trouver de mauvaises études pour mieux les débunker démolir et abonder dans le bon sens.
  • L’alcool : un peu est sûrement plus bénéfique que pas du tout.
  • La viande :  un peu est sûrement plus bénéfique que pas du tout….
  • La guerre des commentaires sur internet : pas là pour faire la guerre, mais juste instiller quelques pensées en pensant que ça finira par fleurir la curiosité chez certains. De là à aller se poser en donneur de leçons en se plaçant volontairement au-dessus de la mêlée par ses nombreuses années d’expérience…mmh ?
  • Le jeûne : intermittent ou non c’est intéressant. Toutefois je me suis retrouvé dans une position où ça n’était pas bénéfique pour moi, au contraire. Donc, peut-être à ne pas abuser…
  • La théorie du cochon comme ancêtre de l’homme : ah ça en fait rire parmi les sceptiques de salon qui prennent pas la peine de lire les arguments et balaient tout d’un revers de la main. McCarthy travaille sur une technique visant à voir si les différences génétiques entre chimpanzés s’expliquent de manière concomitante par des rapprochements génétiques avec le cochon actuel. Ou quelque chose comme ça, je ne sais pas si j’ai tout compris. On va voir, suivez le sur twitter, c’est amusant, dans le genre j’expose des monstres il se pose…je vous aurais averti.
  • Les origines frugivores de l’homme : Oh fuck. Non sérieux, on a quitté les arbres depuis longtemps, je pense qu’on est devenus féculivore, tuberivore au moins, même la viande des inuits est super riche en glycogène, en glucides complexes ! On peut évoluer dans l’autre sens, et je pense pas les fruits comme nocifs, loin de là, mais allez-y je vous laisse faire, gavez-vous de durians et de bananes. Les sophismes qui rappellent toujours que nous sommes le troisième chimpanzé ne sont que ça, des sophismes et encore des sophismes qui se torchent avec la réalité des faits et l’évolution de l’alimentation de l’homme depuis les australopithèques. Désolé Jared Diamond, tu as tort sur le coup, peut-être as-tu évolué depuis, mais ton bouquin et ta recherche sont devenus sur ce point un vrai poison conservateur.
  • Les fibres : c’est excellent pour la santé. Il en faut un minimum, et après le corps fait avec, et beaucoup de fibres est souvent synonyme de nutrition riche. Pour certains, c’est l’occasion de rompre, en bon mouton noir, avec la sagesse conventionnelle. Sérieusement…il n’y a pas lieu, tout le temps, de prendre le contrepied, c’est contreproductif par contre. Pour pallier l’absence de fibres, c’est un exercice faisable, mais tellement vain…la particule c’est le végan permaculturiste, et l’antiparticule c’est le gars qui évite les fibres…c’est comme les fascistes et les antifascistes, l’actualité du gouvernement montre que ce sont les mêmes. Et aussi : désolé Clément Méric, tu n’étais pas un ange, et tu étais l’exact reflet de ceux auxquels tu croyais t’opposer…
  • L’index glycémique : c’est parfait, c’est une approximation imparfaite de la réalité. Quand l’IG est bas votre nourriture est plus riche nutritionnellement parlant, et l’amidon résistant, quand on cuisine comme il faut vient jouer le rôle d’une pseudo fibre prébiotique. Cuire, refroidir, voire recuire et rerefroidir…peut-être la nouvelle tendance à venir, depuis que l’on a trouvé un moyen d’augmenter la part d’amidon résistant via une cuisson à l’huile de noix de coco.
  • Les polyinsaturés : après avoir voué un culte au ratio oméga3/oméga6 et lu des articles soit-disant  démontant son utilité, j’y reviens toujours…je doute un peu, et les oméga6 sont utiles…mais bon, l’équilibre…encore une fois…je tranche pas vraiment.
  • L’équilibre acido-basique : c’est complexe mais la tentation est grande de le démystifier et de jouer en parfait sceptique le militaire sans conscience. Attention quand même, à ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain, et voir cet équilibre sur du très long terme, on parle de vieillissement sur des dizaines d’années, et bien sûr que le corps tamponne, seulement dès fois…sans compter que parfois le contexte est important. Même primordial…
  • Clair et Lipide : j’ai officiellement 5 ans depuis le 14 avril 2015, je ne sais pas, malgré de longues périodes blanches, comment je peux encore trouver l’énergie et l’inspiration d’écrire…

La zone léonine et l’hémicycle douillet

J’ai lu et relu un court texte de Taty, qui m’a bien inspiré.

Au sortir du labyrinthe on se retrouve dans un territoire léonin où on n’a plus de comptes à rendre, on n’a plus de comptes à régler avec personne

J’ai donc fait une infographie maison pour caractériser ce que je pense, car si cela pouvait déjouer certaines critiques lues ci et là…je suis actuellement en mode grand angle, et plein de bienveillance envers tout le monde, même ceux qui me détestent.

C’est juste qu’il faut savoir lâcher, parfois, ses certitudes. Trouvez-vous vous-même, arrêtez de partir en croisade bardé d’études et de murs de textes absolument imbitables et même pas dignes des plus mauvais cours magistraux. Tout n’est pas exactement faux…mais on est pas sur terre pour mener un combat idéologique et ignorer la moitié des faits qui vont à l’encontre des faits que l’on présente – je ne m’exclue pas entièrement du lot -.

Ici l’hémicycle, c’est le labyrinthe ou peuvent se perdre les moutons. Je n’ai rien à reprocher aux régimes (sauf aux extrêmes, car plus c’est extrême, plus les chances de réussite sont minces, et instables, mais…pourquoi pas ?), mais c’est pas à un régime qu’il faut se fier, c’est à soi-même. Et pour ça, il faut quitter le premier cocon du régime originel, percer le cocon douillet de l’hémicycle, et ainsi se diriger en zone léonine, ou la viande et même les laitages, légumineux et gluten peuvent être autorisés si vous savez ce que vous faites, dans les quantités qui vous vont -ça peut-être zéro – . Et à ce moment-là,  ô joie, que de se sentir libéré de la parole sacrée des gourous, y compris les très bien renseignés.

zone leonine

Cliquer pour avoir l’image à la bonne taille !

Toute ressemblance avec l’hémicycle politique n’est que purement fortuite…si certains se sentent visés par le vocable de mouton, réfléchissez au fond plutôt qu’à la forme…

Ô miel, doux miel, qu’es-tu devenu ?

Bon, j’aime le miel.

Les nouvelles ne sont jamais très bonnes dès qu’il s’agit de la production de miel, en France au moins. Selon cet article on compense notre consommation de miel par des importations.

J’avais l’impression que le miel, même cru, même provenant d’artisans chevronnés irréprochables, laissait un arrière-goût sucré un peu…fade. Oui voilà, je trouvais que le miel avait de moins en moins de goût. Sans doute leurs techniques pour augmenter leur production affadit leur miel ? Et dans le même temps l’usage des insecticides (les néonicotinoïdes) pour protéger la production, si j’en suis l’article, a fini par se retourner contre les producteurs. Le serpent se mord la queue, c’est la fin des haricots.

Double peine, moins de miel et de moins en moins bon. C’est une vrai tragédie, du point de vue du patrimoine culturel et culinaire, et encore, je suis poli.

Prend ça, méchant consommateur, tu voudrais pas consommer du miel goûtu d’une petite production équitable et soucieuse de l’environnement, du développement durable, de la répartition des richesses et de l’amour dans le monde comme un bobo en plus ?

Hé bien si. J’en ai un peu ras la casquette de consommer du miel qui n’a plus que le goût d’une vulgaire mélasse. J’en consommerais moins, mais du bon. Du miel avec la saveur de la fleur dont il est issue, bien présente, pas une saveur subtile…

Évidemment pas question de me transformer en autochtone népalais : la chasse au miel doit certes être une expérience fascinante et unique (appréciez donc ces photos magnifiques !), mais je crains de n’avoir aucune motivation pour m’y coller (encore des excuses !). Malheureusement je sèche, chacune de mes expériences à l’achat se soldant par une impression mitigée à la dégustation. Cela pourrait être mieux…on est loin de l’infâme miel de supermarché, mais je trouve toujours qu’il manque quelque chose.

La solution est venue de belle-maman qui, est tombée sur le bon produit, que j’ai été incapable de dénicher. Ce miel de thym de l’île de Crète vendu dans un magasin de Dourdan (Essonne, France) est vraiment délicieux. On sent le thym à chaque cuillerée, et on se dit enfin qu’on touche enfin du doigt à un miel un peu plus authentique.

miel pot

(photo alternative avec un éclairage bien sombre, mais un joli dessous de table)

Pour en profiter, voici les coordonnées du revendeur (ou plutôt distributeur, vous n’appelez pas directement le papy grec !) vivant dans le département de l’Orne en Basse-Normandie. Il semblerait, hélas, que son réseau commercial ne concerne que la moitié nord de la France, j’appuie quand même son initiative, pour ceux qui auraient la chance de se le procurer : Joël Trac : 06 07 31 63 23.

Oui les 3/4 du pot sont partis très rapidement, c’est un signe qui ne trompe pas !