Moi et mon alimentation (I)

Je fus gros. Pas obèse, mais bien gras. Trop à mon goût.

Je garde encore un peu de ce gras qui s’accroche à mon ventre, mais on va dire que le « plus gros » est passé. Quelles sont les étapes de cette remise en question ?

Les voies impénétrables du régime hypocalorique basique : premier réflexe donc, c’est de se rabattre sur comment perdre du poids. Nous sommes au premier trimestre 2009. Je fais donc un régime salade, avec peu de graisses, et un dessert sucré (parce qu’on m’a dit qu’il fallait à tout prix du sucre !). Je perds un peu. Mais pas tant que ça. Je varie mon alimentation, en remettant des fruits et des féculents, je renforce tout ça à l’aide de cardio, en faisant un footing d’une heure tout les deux ou trois jours. Rien à faire, théoriquement je respecte l’équilibre suivant :

Energie Perdue (déficit, négatif) = Calories Ingérées (alimentation) – Calories Dépensées (métabolisme basal+activité sportive, etc.)

Je ne perdais plus tant que ça. Bon, mon mental était au beau fixe, le sport aidant bien. Mais parfois j’étais fatigué. Et je gardais certains soucis de santé, notamment ma peau.

La pseudo-stabilisation : Je ne perdais plus, je ne prenais plus de poids. Mais je devais continuer à faire toujours plus de cardio, toujours plus…et je fatigais. Toujours plus. Et sans que ça soit visible sur mon ventre. Ce n’était donc pas à la hauteur de mes attentes, j’étais sur le point donc…de lâcher le calcul des calories.

Le yoyo : Lâchant le régime, inconsciemment, je reprends du poids ! Et de plus belle. Et là je me suis rendu compte que je ne comprenais rien. Pourquoi le comptage des calories a-t-il été un échec ? Suis-je si faible mentalement ?

La révélation : La recherche d’informations sur Internet. La lecture de quelques articles de Montignac notamment, sur l’insuline. La découverte du syndrôme métabolique, lié à la résistance à l’insuline, le diabète II qui en résulte… Le passage à l’anglais et la découverte des régimes paléolithiques, et pauvres en glucides. Donc, j’ai compris pourquoi le régime hypocalorique ne fonctionnait pas chez moi, ou pas autant : je ne diminuais pas assez mes glucides, bien qu’ayant un déficit calorique. Et comme on sait, un déficit calorique et le métabolisme s’adapte (d’où mes fatigues récurrentes) : on ne perd plus de poids. Et comme je mangeais suffisamment de glucides malgré tout, cela stimulait la production d’insuline, inhibait la production de glucagon. Or, la production de glucagon permet la lipolyse…le phénomène qui décroche les graisses corporelles  (les fameux triglycérides) stockées dans les cellules adipeuses et les découpe en acides gras libres prêts à fournir de l’énergie. Je ne pouvais plus perdre de poids, ce n’était pas parce que je m’étais gourré dans l’application de la théorie calorique, mais tout simplement une question d’hormones !

A suivre

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