Archives mensuelles : août 2011

Histoire d’eux

Histoire d’eux/Histoire d’autres…

L’enfer, c’est les autres…
Jean-Paul Sartre

Non, l’enfer ce n’est pas forcément les autres, mais il doit y contribuer ! Blague à part, qui ne s’est pas senti un peu prisonnier de la pression sociale ? En ce qui concerne l’alimentation, elle est redoutable, surtout…à table.

Et pourtant…personne ne devrait juger l’alimentation des autres. Tout au plus, pouvons-nous donner des conseils pour quelqu’un en souffrance, et qui réclame de l’aide (et est donc à l’écoute, peu de gens le sont de manière spontanée…)

Mais l’alimentation reste un domaine trop personnel pour qu’on puisse donner des leçons. Déjà parce que la science n’explique pas tout, et qu’on doit laisser le bénéfice du doute aux personnes qui fonctionnent mieux avec certains aliments ou groupe d’aliments (ou sans, bien évidemment).

Quant à moi, mon « enfer », c’est d’expliquer que j’arrive à vivre sans féculents, sans gluten, avec beaucoup de matière grasse saturée, du jaune d’oeuf, du bio (bon…pas que), et que ça me réussit car on me trouve plus en forme qu’avant.

Bon. Évidemment je ne cite pas les études de PubMed du tac au tac hein ! Par contre, insister sur le french paradox, aucun scrupule.

Dernièrement, personne ne m’a cru quand j’expliquais qu’il arrivait que certaines espèces se délectent du lait d’autres espèces. Légende urbaine m’a-t-on répliqué. Bon.

Je n’ai dû mon salut qu’à cette surprenante photo en provenance de Cuba parue aujourd’hui dans Direct-Matin :

Histoire de dodo

Le manque de sommeil est sans aucun doute un des constats qui réunit la plupart des scientifiques et des gens impliqués dans la santé.

Il paraitrait que l’on ne dort pas assez. Moi-même…je ne suis sans doute pas assez discipliné par rapport à mes besoins, et profite trop de grasses (!) matinées pour récupérer, alors que je pourrais avoir un sommeil plus régulier et efficace en semaine.

Dans le petit monde de la paléosphère, Robb Wolf, auteur de The Paleo Solution, explique très bien les causes et les conséquences du manque de sommeil.

Le manque de sommeil est principalement causé par notre vie moderne et urbaine : manque d’exposition au soleil, manque d’exercice physique, excès de lumière artificielle et d’écran en tout genre (télé, pc, et maintenant…tablettes numériques). Robb se réfère aux temps anciens comme d’hab : le manque de sommeil ne devait pas être une règle, surtout si on se réfère à ce que l’on sait sur les tribus de chasseurs-cueilleurs. De ce point de vue, je ne peux que lui donner raison : éliminer la télé (et autres écrans), et éclairez-vous à la bougie :  vous devriez tomber de sommeil plus tôt. Plus facile à dire qu’à faire, je sais bien.

On pourrait se dire : bah on est juste un peu fatigué. Ben…non. Pas seulement. Le manque de sommeil agit sur nos hormones. Et principalement sur le cortisol. Voici la définition du cortisol par Robb Wolf.

Niveaux de cortisol au cours de la journée chez quelqu’un qui dort suffisamment

Définition classique :
Le cortisol élève les niveaux de sucre sanguin, ce qui peut causer le gain de poids. Bien que la plupart des gens ne le savent pas, la libération de cortisol à partir du stress et du manque de sommeil sont des facteurs proéminents dans le gain de poids corporel, menant à cette satanée bouée autour de l’abdomen. On ne devrait pas avoir peur du cortisol, parce que c’est un anti-inflammatoire essentiel, on doit juste éviter de trop en avoir.

Niveaux de cortisol au cours de la journée chez quelqu’un privé de sommeil

Définition pour les geeks :
Le cortisol est souvent appelé « l’hormone du stress », étant donnée qu’elle est libérée en réponse au stress et à l’anxiété. Le cortisol augmente la pression sanguine et agit comme un anti-inflammatoire en diminuant l’activité du système immunitaire. Il déclenche la dégradation de la masse musculaire en convertissant les protéines (acides aminés) en glucose, via la néoglucogénèse. Le cortisol diminue la sensibilité à l’insuline, diminue le taux de formation des os, et cause une perte de collagène au niveau de la peau et d’autres tissus conjonctifs. Ce qui suit augmente les niveaux de cortisol : activité physique intense ou prolongée (NdT : excès de cardio…), la caféine, le manque de sommeil, le stress, la graisse sous-cutanée, et certains contraceptifs.

Diantre ! C’est une bombe ce cortisol ! En excès, il cause de manière évidente la prise de poids. Pourtant…on pourrait se dire « ah mais je ne dépense pas assez d’énergie dans la journée, donc, si je reste éveillé le soir, je compense, et j’évite de prendre du gras ». L’existence de ces satanées hormones compliquent toujours nos calculs inutiles à base de dépenses caloriques. Dormir aide à perdre du poids. Ne sous-estimons pas le poids (!) du sommeil dans la santé. Votre corps saura vous le rendre.

Histoire d’eau

Je continue ma série (dont les titres s’inspirent du roman érotique Histoire d’Ô).

C’est l’été ! Et ici, à Toulouse, on subit le retour de la chaleur. « Pensez à boire vos 3 litres d’eau !!!!!! »

Je discutais avec Serge de l’importance de l’eau sur son Facebook :

de l'eau pour la santé

J’avoue que je ne me suis pas renseigné là-dessus. Je regrette juste que le site du docteur Mercola ne soit pas en libre accès, il nécessite une inscription (certes gratuite).

Encore une fois, les recommandations habituelles de nos chers gouvernements et organismes associés auraient tort ? Il est vrai qu’on nous bassine avec les 1,5L voire 2L par jour, sous peine de voir des problèmes de reins, de calculs, de déshydratation spontanée. Bref, la cata.

Personnellement, je n’ai jamais respecté ces recommandations. Ma consommation varie. En été, je bois plus. Quand je fais du sport itou.

Effectivement, certaines personnes sont à risques, comme les personnes âgées. Peut-être les jeunes enfants ? Les femmes enceintes ?

Mais pourquoi faudrait-il se surveiller ? Un corps sain, n’a-t-il pas la faculté de repérer ses besoins en eau et d’adapter sa consommation en conséquence ? Cela me semble du bon sens. Si l’on ne boit pas assez, ne serait-ce parce qu’on a un métabolisme endommagé et des signaux de déshydratation qui ne surviennent pas, ou bien trop tard ?

Mon petit conseil : vous avez faim ? Buvez avant. Souvent, on confond la sensation de soif, avec celle de faim. Boire permet de faire passer cette sensation. Et d’éviter d’ingérer des calories supplémentaires, surtout à des heures qui ne sont pas habituellement celles de vos repas.

Ma consommation ? Habituellement eau du robinet, mais je doute de son côté sain. Je me laisse aller à la consommation d’eau en bouteille, tout en étant sceptique sur le côté écolo du plastique. Éventuellement, une eau riche en magnésium comme l’Hépar me permet de pallier certaines déficiences temporaires.

Histoire d’œufs

Bon, ce sont les vacances, le temps n’incite clairement pas à se pencher sur de nouvelles traductions ou sur des dossiers lourds…donc, je vais, pendant quelques temps, écrire quelques articles plus légers, qui me demandent un peu moins de documentation 🙂

Les œufs…magnifique aliment. Peut-être le plus parfait dans sa composition, mélange délicat de protéines et d’acides gras, de vitamines et de minéraux, qui devraient (ou auraient dû en tout cas) donner naissance à un poussin. C’est donc un concentré d’énergie pur ! Et un vrai aliment, ça ne se discute pas. Il me semble que M. Muscle ou M. Univers des années 80, Arnold Schwarzenegger, les mangeait crus !

Pierre Weill, dans son ouvrage Demain, tous gros, insiste sur les œufs, comme élément expliquant le succès du régime crétois par les œufs. Mais attention ! Pas n’importe lesquels ! Les poules de Crète (et non la crète des poules) se nourrissent par elles-mêmes, et de plantes particulièrement riches en oméga-3. On cite ainsi, souvent le pourpier. Mais  attention, le pourpier grec est légèrement différent du pourpier qui pousse dans nos contrées françaises ou même belges ou suisses, et pour les lecteurs québécois, je doute légèrement qu’ils aient du pourpier qui pousse de manière naturelle 🙂

Quoiqu’il en soit, sans avoir des œufs d’une qualité crétoise, voici quelques conseils expérimentés par moi-même, pour mieux les choisir : évidemment tout le monde vous le dira : sur la boîte, le code doit-être zéro : cela signifie que les poules ont été élevées à l’air. C’est un minimum. Nécessaire…mais pas suffisant ! Il en est de même pour la qualité bio.

Aussi, il faudrait se renseigner sur le mode d’alimentation des poules. L’idéal (sans même parler de l’idéal crétois, avec des plantes d’une qualité qui fait rêver) ce sont des poules élevées dans une nature représentative de leurs univers. Exit le fermier qui donne sa part de maïs. Car il n’y a aucune fierté à ériger des œufs ou des poules nourries au grain. C’est un non-sens ! Il y a certes des graines (sauvages) dans leur alimentation, mais aussi des plantes diverses, des vers et autres petits animaux.

Alors en pratique, les meilleurs œufs que je peux trouver, sont les œufs en vente, en vrac : et…ça se voit. Pourquoi ? Parce qu’on voit qu’on a à faire à des œufs de couleurs différentes, de quasiment blanc à presque marron, tâchetés ou pas, de formes différentes…bref, normalement, la nature est relativement anarchique. Les œufs calibrés…industriels, propres sur eux…ne m’inspirent pas confiance.

Ainsi, la coque de ces œufs, une fois cuits, s’enlève très bien, critère qui a son importance, ayant pu le constater sur des œufs de piètre qualité. Et le jaune est proéminent, savoureux. Manger un à trois de ces œufs vous nourrit bien, très bien, cela devrait bien vous caler, à la fois en énergie et en micronutriments. Pour ma part, c’est simple : quand je fais une cure de ces œufs avec du pollen des fleurs, j’en vois nettement les effets positifs dès le second jour, en terme de forme. Autant le dire : je suis près à croquer la vie avec enthousiasme.

Queen – Composé au paradis

Pas de nutrition aujourd’hui ! Voici un vieil article que j’ai écrit il y a déjà quelques années. Je tentais de réhabiliter un album mal aimé, Made In Heaven de Queen.

Tentative de réhabilitation d’un mal-aimé (produit au paradis)

Queen 1995

Voilà une semaine que cet album (au sens originel, c’est à dire une collection de chansons) tourne que cela soit chez moi ou au boulot. Donc voilà j’aime bien cet album. Vous allez me dire : « bah oui tu es fan de Queen, donc tu aimes forcément tout produit estampillé ». Pas forcément, non. D’autant que si Hot Space a déjà été réhabilité par les plus fans du groupe, il s’agit d’un débat plus sur le style de l’album et les prises de risques associées qu’aux réelles composition de la bande à Mercury. L’autre album mal-considéré est Flash, mais il ne s’agit pas vraiment d’un disque de rock, donc il est forcément à part, et le navet dont il est la bande-originale n’aide pas non plus à l’apprécier plus que ça.
Non là c’est Made In Heaven qui me semble problématique, jugez donc :

– un chanteur mort voici quelques années plus tôt, ce qui ne manque pas de faire naître des rumeurs sur la rapacité avide ou charognarde des survivants.

– au départ considéré comme l’album qui aurait du faire suite à Innuendo, on se rend compte qu’on a à faire à une sorte de brocante Queenesque : quelques chansons composées entre Innuendo et la mort de Freddie, certes, mais aussi des chansons déjà parues dans des albums solos des membres du groupe, et des « lost songs » à savoir des chutes de studio plus ou moins bien remaniées. Ainsi qu’une infinissable treizième piste atmosphérique ou planante au choix dont même Pink Floyd ou, King Crimson ou Archive ne voudrait pas pour des expérimentations.

Et pourtant, et pourtant…je m’y suis résigné.
Cet album a une âme, voici quelques mois je ne le pensais pas. Il ne s’agira jamais d’un album classique, ne serait-ce qu’à cause de son caractère posthume. Je vais paraître cinglé, mais s’il existe un endroit ou l’âme de Freddie a pu suivre les turpitudes de notre monde physique il aurait approuvé cet album. Oui je sais, mon affirmation ne repose sur aucun argument concret

Je n’ai donc aucune preuves à fournir, seulement des indices. J’ai pour ainsi dire, moi-même longtemps boudé cet espèce de bric-à-brac, de fourre-tout Queenesque. Mais j’ai trouvé la clé de l’album, le fil directeur qui me permet d’accepter cet album en tant que tel,de l’apprécier dans un second temps, puis dans un troisième temps, garder mon esprit critique, cet album est quand même loin de toucher la perfection comme ils l’ont fait par le passé.

Commençons donc par flinguer les critiques de tout poil qui ont un billet à la place du cerveau. Non Brian, Roger et John ne se sont pas réunis une dernière fois pour faire du fric, ils étaient déjà des multimillionnaires, s’ils avaient voulu uniquement faire de l’argent facile (comme le Greatest Hits III ahem), ils n’auraient pas réalisé, produit ce Made In Heaven. Et pourtant ils l’ont fait.

Nous pouvons donc aborder l’ « artistique » sereinement. Tout d’abord, cette pochette. Il me semble que l’album et donc la pochette précède de quelques mois l’emplacement de la statue de Freddie à Montreux (cérémonie officielle sous la pluie, sur le dvd Lover of life, singer of songs). Dans tout les cas, elle symbolise parfaitement l’image d’un Freddie immortel, avec les têtes des autres membres du groupes qui regardent la statue. L’étendue d’eau est bien évidemment le Lac Léman, tel qu’on peut le voir à Montreux. Le côté symbolique ne peut pas être mis de côté, on sait que Freddie y a vécu par intermittence avec sa maison de Londres, mais le lac, et l’eau de manière plus générale, désigne dans l’inconscient les premiers instant de la vie d’un être humain (le cocon maternel ?), je vous épargnerai les analyses psychologiques qu’on peut en tirer. Il ne s’agit pas d’un hasard si l’album tourne plus ou moins autour de la chanson Mother Love. Comme si la fin de la vie (de Freddie) était vu comme une renaissance.

Mother Love est avec Winter’s Tale, une des dernières chansons enregistrées par Freddie. Il est assez clair que Freddie n’ayant plus rien à démontrer sur ses capacités techniques, il a laissé parler son cœur. Cela donne une voix riche en émotions, assez grave, finalement très loin de son timbre suraigu des années 70. Une voix qui s’éteint aussi peut-être : la fin de Mother Love est interprétée par Brian, comme s’il n’avait pas eu la force de la finir. De même la fin de la chanson est marquée par des bruitages du célébrissime concert de Wembley en 1986. D’autres bruitages viendront s’intercaler à la fin de la reprise de It’s a beautiful day, quelques notes du premier succès de Queen, Seven Seas Of Rhye, notons le Seas qui fait référence à l’eau, la mer, aussi bien qu’au côté optimiste de Freddie, ce côté défricheur, bourlingueur des septs mers, tout comme ce fameux « beautiful day ».

Les autres thématiques de l’album vont pêcher (ben oui on est bien au bord du Lac Léman non ?)  sur les rives de la mort (made in heaven, heaven for everyone, too much love will kill you, de la vie (my life has been saved, I was born to love you, Let me live) de l’amour aussi (Mother love, Too much love will kill you, I was born to love). C’est un beau résumé de la vie en général, mais aussi celle de Freddie : “naissance, vie, amour, mort“. Ceci pourrait passer pour une banalité universelle…sauf qu’il faut voir cet album comme un album concept, qu’il n’est pourtant pas. Concernant le mot ‘heaven’, ces chansons datent de l’époque ou Freddie étaient en pleine possession de ses moyens, pour made in heaven la chanson, on fera plutôt le lien avec le bar Heaven à New York ou Freddie aimait à y passer ses soirées. Et Heaven for everyone est une chanson de Roger. Ces 2 chansons, en plus de donner une image de cohésion à l’intérieur du groupe, joue aussi avec le statut de Freddie mort, certes mais qui vit encore dans les cœurs de ceux qui l’apprécient. Alors pensez-vous un mort qui participe à un album, voilà qui ne manque pas de sel.

En effet, de 1991 à 1995, Brian, Roger et John, sont comme orphelins. La mort de Freddie, lui si vivant est venue trop tôt, pourtant ils doivent faire leur deuil. Le Tribute de 1992 était bienvenue mais cette expérience était bien trop brève pour boucler la boucle. Non il leur fallait sceller l’aventure Queen/Freddie Mercury en s’investissant à 100% dans un ultime projet de groupe. Il reste des bandes ou Freddie chante ? On va les mettre en valeur, on va rechanter certaines parties, réarranger d’autres, Brian tu parsèmes l’album  de solos comme tu l’as jamais fait, on va réadapter des morceaux des albums solos avec le son Queen, on va donner une couleur unique à cet album, on va agencer les morceaux de manière logique, et on va surtout rendre hommage à la personne avec qui nous avons fait de la musique pendant tant d’années en lui offrant ce cadeau.

Pourtant le processus de défrichage des bandes vocales, n’a pas du être facile pour les membres survivants. Le décès de Freddie est encore proche. On peut légitimement comparer cet effort à une thérapie de groupe. Ils ont passé l’épreuve avec succès, et si bon nombre de fans dénigrent cet album de par sa position posthume, et de biens d’autres défauts, il ne faut pas oublier que nous ne sommes que des êtres humains, ce que semble signifier les paroles des chansons. Et si nous ne sommes que des humains, alors rendre hommage à de belles chansons en leur redonnant vie ne peut pas être vu de travers.

Le travail de Brian, Roger et John, est assez époustouflant, je trouve. Ceci n’était pas mon point de vue il y a encore quelques temps. Mes réécoutes ont aperçu une production sans faille, peut-être manquant de chaleur, mais ça c’est normal on ne peut exiger de la spontanéité quand le chanteur vous livre ses parties de chant directement du paradis (n’oublions pas que c’est album est fait au paradis ! ). Mais jugeons donc dans le détail. Au hasard : You don’t fool me. Il ne s’agit certainement pas de la plus grande composition de Queen. Pourtant, cette chanson prend vie, grâce au travail titanesque de Brian May, je ne m’en étais pas rendu compte à la sorti de l’album, mais ses solos omniprésents donnent une atmosphère chaleureuse. Je n’y voyais alors qu’une bête chanson à danser.

Les titres de Mercury en solo sont également revitalisés. Freddie disait lors d’une interview, qu’il compose sur le moment sans se dire « tiens je vais garder ce titre pour Queen ». A vrai dire d’excellentes chansons comme Made In Heaven ou I Was born to love You auraient pu figurer dans The Works ou A kind of Magic, elles se seraient intégrées sans problèmes. L’histoire a voulu que Freddie en était à sa période solo. En l’état on ne peut surprendre en flagrant délit Brian, Roger et John d’opportunistes. Ces chansons méritaient d’être connues du grand public, car ne l’oublions pas elles ont fait un bide. La production limite de Mack, laisse la place à une flamboyante production, où la batterie de Roger se fait aussi bien entendre que la guitare de Brian May.

Il y a aussi un titre de Roger en solo, Heaven for everyone. Certains pourraient remarquer que Roger compose mieux en solo que chez Queen, pourquoi pas, je trouve que Heaven for everyone sur Made In Heaven est un excellent titre, tout en mélodie, même le solo de Brian est bon. Il sonne moderne, subtil, raffiné et colérique à la fois, voilà un exemple de morceau (avec You don’t fool me aussi) auquel on aurait sans doute eu droit si le sort n’en avait pas été décidé aussi cruellement. Un exemple d’un groupe qui n’a plus rien à démontrer, mais qui sait donner une palette de couleurs infinie à ses chansons.

Parmi les inédites, on remarquera un certain Let Me Live, renouant avec le phrasé gospel cher à Somebody To Love, plus généralement à l’esprit seventies de Queen, chœurs, piano, solo, etc. J’ai de la tendresse pour ce titre, témoin d’un effort de groupe vocal, chacun y va de son couplet. Il paraît que ce titre aurait dû être une collaboration avec Rod Stewart. Je trouve que sur cet album, la symbolique n’en est que plus forte. Le groupe sait aussi jouer de la sobriété, Mother Love en est un exemple frappant, à l’extrême opposé de Let Me Live. La force du groupe est de jouer sur des répertoires différents et même un album posthume du groupe est conçu dans cet esprit, j’en reste baba.

Après avoir embelli l’album, je vais quand même notifier quelques points discutables. Je suis circonspect sur l’aspect musical de cette longue piste 13, atmosphérique, quasi-silencieuse. Le groupe semble pousser un peu trop loin le concept de la mort de Freddie, du repos en paix devant le Lac Léman, et même pas enterré, puisque chacun le sait ici, les cendres de Freddie ont été dispersées. Du coup, personnellement, je saute ce passage, qui heureusement n’est qu’à la fin de l’album et ne s’intercale pas donc entre 2 joyaux. Je suis peut-être un des rares à qui je trouve l’album assez peu rock finalement, il manque peut-être une compo plus pêchue, pour rendre hommage définitivement au côté varié de Queen. Un morceau trop hard rock aurait dénaturé l’album bien évidemment, mais quand même…Made in Heaven doit être l’album de Queen le plus susceptible de plaire à votre grand-mère tellement il est calme en regard des autres. De même, et je ne suis pas le seul, la chanson Too Much Love Will Kill You est mieux chantée techniquement par Freddie, mais c’est Brian (aussi bien dans Back To the light son effort solo, qu’au Tribute de 1992 à Wembley) qui l’interprète le mieux en y mettant du sien, avec ce fameux grain tremblotant…niais diront certains. J’aurais préféré (et ceci est personnel), un duo, Brian chantant le premier couplet et refrain, Freddie chantant le reste, par exemple. Ou une variation au choix.

Trop de paroles tuent la musique, donc au lieu de lire ce pavé, je vous recommande chaudement pour conclure de réécouter cet album tranquillement sur votre divan une ces soirées d’hiver où vous sentez poindre une pointe de nostalgie dans l’air. Votre esprit sera en paix…tout comme celui de Freddie.

la léman

L’expérience originale de William Banting

Nota : pour directement télécharger son récit, aller à la fin de l’article.

William Banting, obèse anglais du 19ème siècle a tenté bien des solutions pour mincir. Aucune ne s’est révélée satisfaisante.

Finalement, il trouve un médecin, William Harvey, qui lui conseille de réduire fortement pommes de terre, pain, pâtes, et produits à base de blé, les autres céréales, et le beurre. Le reste lui est permis ad libitum (comprendre qu’il pouvait manger à satiété)

Il mincit de manière évidente, et de nombreux problèmes de santé disparurent assez vite.

Quelques temps plus tard, enchanté par son expérience, il la couche sur papier, et trouve un éditeur : A Letter On Corpulence (que je traduirais personnellement par « Une lettre sur l’embonpoint ») sort, se vend bien, et même s’exporte à l’étranger, y compris en France. Dans le monde anglo-saxon du 19ème siècle et du début du 20ème siècle, le mot banting était ainsi devenu un synonyme de faire un régime.

L’auteur y relate de manière assez précise son expérience. En fait, avec le recul, et la science qui a progressé entre temps, on peut comprendre qu’il souffrait probablement d’intolérance au gluten, mais surtout de résistance à l’insuline. Ce régime qu’il a adopté est l’ancêtre des régimes appauvris en glucides. Cela correspond à un régime pré-Atkins si on veut, il y a juste le beurre qui semble être évité…peut-être à cause de la nature hyper-insulinique du beurre ?

Son propos est intéressant, car l’on se rend compte que les calories seules, ne comptent pas. Un régime bien compris n’est pas qu’une réduction des calories, c’est un changement de la qualité de celles-ci. Il a probablement réduit ses calories, mais de manière inconsciente, en mangeant à sa faim. C’est la clé de réussite d’une bonne alimentation à mon avis. Je reviendrai là-dessus dans un avenir proche.

L’ouvrage, assez court, a été traduit en Français, sous le titre « De l’obésité ». Les copies sont difficilement trouvables. La Bibliothèque Nationale de France en possède plusieurs exemplaires (dont les rééditions successives). Heureusement pour nous, elle en a numérisé un exemplaire, trouvable ici.

Quant à moi, j’ai décidé de récupérer les fragments de texte, et après  formatage du texte et mise en forme, corrections et relectures,  je mets à la disposition de tous (et pour le lire sur vos ebooks !), cet ouvrage un peu tombé dans l’oubli, cliquez pour télécharger.

News et lecteurs d’ebooks

Le rythme de publication des articles subit la saison estivale. J’ai effectivement grand mal à écrire à un rythme régulier. Toutefois je tenais à faire part d’un nouvel objet…je devrais dire gadget, dont je viens de faire l’acquisition.

Il s’agit d’un e-reader, ou en français, d’une liseuse électronique.

Je me promenais voici de cela quelques jours aux alentours de midi et demi en ville, ma flânerie m’amena à rentrer dans un de ces temples de la consommation électronique. Darty. Je me suis affairé au rayon des tablettes, mais c’est un objet un peu différent qui attira mon attention. Le e-reader PRS-300 de Sony était à 65 € (170 € sur amazon.fr et 149 € sur le site même de Darty), une vraie affaire !

Exactement, de quoi donc s’agit-il ? Certainement pas d’une tablette type Ipad. Un e-reader ne sert qu’à lire des livres électroniques. Soit des fichiers de type .epub, .mobi par exemple. Et l’on se rend compte que la lecture est bien plus aisée que sur ces tablettes type Ipad ou sur les écrans LCD. En effet : ces liseuses utilisent une technologie nommée E-ink, soit une encre électronique. Et franchement c’est bluffant.

Les e-readers peuvent également lire les pdf. Et ça, c’est très pratique pour moi qui en crée quelques-uns tant au niveau professionnel, qu’au niveau personnel, tenez, par exemple sur ce blog. Je dois dire que cela m’évite d’imprimer à tout va les pdf. Les arbres me disent merci 🙂

Les premières générations d’e-readers, comme celui-là, commencent à être accessibles. Je ne recommande pas l’achat à tout prix, mais soyez vigilants, une belle offre comme celle dont j’ai profité peut apparaitre n’importe quand. Il faut juste privilégier pour une fois, les magasins physiques, qui peuvent faire du déstockage, aux magasins virtuels. Préferer les marques connues (Sony, bookeen, par exemple). Et évidemment, ne pas être pressé.

Je travaille actuellement sur l’adaptation pdf d’un livre assez court. En fait un petit trésor de la nutrition. Je publie ça dès lundi 😉