L’expérience originale de William Banting

Nota : pour directement télécharger son récit, aller à la fin de l’article.

William Banting, obèse anglais du 19ème siècle a tenté bien des solutions pour mincir. Aucune ne s’est révélée satisfaisante.

Finalement, il trouve un médecin, William Harvey, qui lui conseille de réduire fortement pommes de terre, pain, pâtes, et produits à base de blé, les autres céréales, et le beurre. Le reste lui est permis ad libitum (comprendre qu’il pouvait manger à satiété)

Il mincit de manière évidente, et de nombreux problèmes de santé disparurent assez vite.

Quelques temps plus tard, enchanté par son expérience, il la couche sur papier, et trouve un éditeur : A Letter On Corpulence (que je traduirais personnellement par « Une lettre sur l’embonpoint ») sort, se vend bien, et même s’exporte à l’étranger, y compris en France. Dans le monde anglo-saxon du 19ème siècle et du début du 20ème siècle, le mot banting était ainsi devenu un synonyme de faire un régime.

L’auteur y relate de manière assez précise son expérience. En fait, avec le recul, et la science qui a progressé entre temps, on peut comprendre qu’il souffrait probablement d’intolérance au gluten, mais surtout de résistance à l’insuline. Ce régime qu’il a adopté est l’ancêtre des régimes appauvris en glucides. Cela correspond à un régime pré-Atkins si on veut, il y a juste le beurre qui semble être évité…peut-être à cause de la nature hyper-insulinique du beurre ?

Son propos est intéressant, car l’on se rend compte que les calories seules, ne comptent pas. Un régime bien compris n’est pas qu’une réduction des calories, c’est un changement de la qualité de celles-ci. Il a probablement réduit ses calories, mais de manière inconsciente, en mangeant à sa faim. C’est la clé de réussite d’une bonne alimentation à mon avis. Je reviendrai là-dessus dans un avenir proche.

L’ouvrage, assez court, a été traduit en Français, sous le titre « De l’obésité ». Les copies sont difficilement trouvables. La Bibliothèque Nationale de France en possède plusieurs exemplaires (dont les rééditions successives). Heureusement pour nous, elle en a numérisé un exemplaire, trouvable ici.

Quant à moi, j’ai décidé de récupérer les fragments de texte, et après  formatage du texte et mise en forme, corrections et relectures,  je mets à la disposition de tous (et pour le lire sur vos ebooks !), cet ouvrage un peu tombé dans l’oubli, cliquez pour télécharger.

5 réflexions au sujet de « L’expérience originale de William Banting »

  1. Eric

    > Son propos est intéressant, car l’on se rend compte que les calories seules, ne comptent pas.

    Ce n’est pas incompatible avec un problème spécifique au gluten (et peut-être plus généralement au glucide).

    Il est parfaitement raisonnable d’imaginer que :
    1/ Le surpoid vient d’une consommation excessive de calorie
    2/ Une réduction de la consommation de calorie totale permet de mincir

    ET

    3/ La consommation de gluten (voir de glucide) entraînent une surconsommation de calorie.

    En effet, ce n’est pas parce que l’on coupe le gluten qu’on le remplace forcément par autre chose.

    Plus généralement, je pense que le fait de supprimer un groupe d’aliment permet forcément une réduction de la consommation de calorie. Après, certain aliment sont plus facile à supprimer (surtout s’il ne sont pas essentiel), et c’est le cas du gluten.

    (évidemment, je base tous ce que je viens de dire sur … rien du tout🙂 un peu comme Banting )

    Répondre
    1. Sylvain Auteur de l’article

      Bonjour,

      on a du mal à visualiser les méfaits du blé – si excès il y a…définir excès ?-. Le gluten ne laisse pas indemne les gens, même s’ils l’ignorent et ne sont pas céliaques. La plupart des gros que je connais – et celui que j’étais – sont accros aux pâtes et au pain. J’ai plus de mal à être accro au riz. C’est mon cas perso. AMHA, c’est un gros fauteur de troubles. Mais c’est vrai qu’on connait mal les mécanismes, on a justes de très grosses (!) corrélations entre prise de poids et importance de la consommation de blé. Je pressens ce qui se passe dans la flore intestinale est décisif.

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  2. Gilles Plamondon

    Je m’intéresse au domaine de la santé depuis une quinzaine d’année, sans que cela fasse de moi un expert certe, cependant, je crois que cela me confère un jugement juste et parfois assez éclairé dans le domaine médicale. Lorsque j’analyse ce qui s’est fait et écrit dans le domaine de l’obésité, je suis obligé de constaté que nos soi-disant expert de la santé, ont toujours échoué à solutionner le problème de l’obésité et dans les faits ont agravés les problèmes de santé des gens vivant avec ce problème. Les quelques très rares médecins qui ont eu du succès dans la résolution du problème de l’obésité ont été rédiculisé et carrément mis à l’index. J’aimerais bien traité ces soi-disant experts médicaux de charlatant mais je ne crois pas que la loi m’y autorise, de toute façon, le mot que je devrais utiliser pour désigner ces gens est bien pire et beaucoup plus près de la réalité. La médecine te soignera jusque dans ton cerceuil alors que la nature te guérira bien avant que tu n’apercoives l’ombre de ton cerceuil dans bien des situations, les preuves à ce sujet sont de plus en plus évidente.On ne manque vraiment pas de médecins, par contre on manque affreusement de traitements efficaces et pourtant ces traitements sont disponibles depuis bien des décennies pour la plus part des maux majeurs de notre époque, en matièe de santé. Peut-être collectivement avons nous choisi la mauvaise médecine.

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    1. Sylvain Auteur de l’article

      Merci pour le commentaire !
      Je pense que pour la médecine, on a des réponses partielles, qui répondent de manière parcellaire aux problèmes. Sans parler des effets secondaires, ça va de soi. Ou tout simplement, on sait atténuer, disparaître les symptômes, mais la cause traîne toujours quelque part…
      Pour l’obésité, on n’a pas toutes les réponses. On peut se poser la question : une fois devenu obèse, on peut mincir, certes, mais peut-être qu’on ne sera plus jamais « idéalement mince », avec le risque d’atteinte d’un plateau (stagnation dans la perte de poids).

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    2. Renaud

      Sans doute que oui, nous avons « collectivement » choisi le mauvais traitement : la médecine et les pilules, plutôt que l’écoute du corps et un mode de vie sain.

      La médecine est une science fabuleuse, et on lui doit beaucoup. Mais pour 10% d’interventions médicales salvatrice on compte sans doute 90% de cache-misère, de pousse-symptôme… et si la « gourmandise » de certains médecin est à blâmer, il faut bien voir que le patient est le premier demandeur de solution simple, rapide, et sans implication !

      Répondre

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