Oh my cod ! – A la quête d’une huile de foie de morue de qualité

(cod = morue en anglais)

Tout d’abord…bonne année à tous 🙂

Je ne pourrais plus autant remplir le blog comme en 2011, mais je vais essayer de privilégier la qualité 🙂 Je profite de cet article pour revenir sur la série des caries d’octobre 2011.

Dans notre monde actuel, maintenir des relations sociales, c’est aussi faire des compromis alimentaires…un peu trop d’alcool, trop d’apéritifs salés, de desserts généreux… Cet été, on va dire que je me suis un peu trop compromis, au point qu’une vieille carie s’est réveillée. Je l’ai donc traitée à la manière de Ramiel Nagel ou Weston Price.

Donc c’était bien joli que de tenir un blog sur l’alimentation, mais encore une fois, fallait-il mettre en pratique ce que je dis ! Ce fut chose (re)faite dès septembre 2011. Aux grands maux les grands remèdes, cure d’huile de foie de morue, spiruline, et gelée royale, on bannit les céréales et la plupart des glucides transformés. La douleur au niveau de la gencive est partie au bout d’une semaine, et depuis plus rien. Devrais-je aller voir le dentiste ? Peut-être…mais on va dire que ses horaires n’étaient pas trop compatibles avec les miens, et je ne voulais pas à nouveau subir un charcutage en règle de mes dents. Imprudent ? Sans doute, mais du temps a coulé depuis…et mes dents me laissent tranquille. Voilà qui explique ma série d’articles.

J’ai repris du poil de la diète (allez-y, y a pas de copyright). Je suppose que ma carie s’est guérie toute seule ? Grâce à l’huile de foie de morue…possible. A vrai dire, j’ai repris aussi une alimentation saine. Sans doute, cela m’a permis de guérir plus vite, je ne le saurais jamais. Je m’en remets au savoir empirique de Weston Price sur le coup. Que pensait-il ? Que les vitamines liposolubles, les fameux activateurs étaient d’une importance capitale pour la dentition, surtout les vitamines A et D. Qu’il a identifié un activateur X comme étant la substance la plus fortifiante pour le corps. Quelques dizaines d’années plus tard, un certain Christ Masterjohn publie un article clé en 2008 : la vitamine K2 serait le fameux activateur X.

Je suis assez surpris par la liste des aliments qui contiennent le plus de cette vitamine K2 : du natto loin devant, du pâté de foie d’oie, les fromages sont en première position. C’est surtout la présence du natto qui est…surprenante. C’est le seul aliment végétal de la liste. Comme il est suggéré par ailleurs, la fermentation joue un grand rôle dans la synthèse de cette vitamine. On tient peut-être là une des explications de la santé des japonais, bon, je ne m’aventurerais pas trop, c’est un domaine spéculatif, mais pourquoi pas, étant donné l’attention que portait Weston Price à cet activateur liposoluble. Aussi, les fromages en contiennent beaucoup, Sarah de The Healthy Home Economist nous apprend que c’est le Gouda qui en contient le plus, même sur du Gouda pasteurisé obtenu à partir de vaches « mal nourries ». Notre mimolette française est…techniquement du Gouda ! En effet, elle est faite dans la région de Lille, qui était la capitale des Flandres, et donc culturellement quasi-identique aux Pays-Bas. La couleur jaune vive est aussi un des indicateurs permettant de mesurer la qualité du beurre mais aussi du fromage, je l’ai encore vu ce matin au supermarché, en comparant le Bethmale au lait cru avec le Bethmale au lait pasteurisé. Et donc, la couleur orange, indicateur d’une grande richesse en vitamine K2 ? Pourquoi pas…

Revenons à nos moutons. La vitamine K2, comme le suggère l’article de Chris Masterjohn, agit de concert avec les vitamines A et D. Une des meilleures sources de vitamine A et D est l’huile de foie de morue. La supplémentation en vitamine D est hélas un passage obligé pour les urbains des climats tempérés occidentaux : en effet la pollution atmosphérique empêche en grande partie la synthèse de cette vitamine (bon, j’ai pris le premier article sur google, mais c’est bel et bien quelque chose de communément admis). Etant donné que je ne goutte que très peu au foie cru d’animal ou autres abats crus et riches en vitamine , et que je vis 90% de mon temps en ville, je dois être naturellement en carence. Chose essentielle à savoir, la supplémentation en vitamine D empêche d’être en surdose de vitamine A – et probablement vice-versa, mais l’hypervitaminose D est plus difficile à atteindre, de fait…), ce qui est plutôt rassurant, vu qu’il est très aisé d’être en hypervitaminose A. Les deux vitamines ont de nombreuses interactions…

Donc, il me fallait faire avec les moyens de bord. Croyez-le ou non, je pense qu’en bouteille c’est mieux. Je n’ai pas confiance aux capsules molles. En fait je n’en sais rien, si ça se trouve, c’est pareil, mais vu la position dans laquelle j’étais, je cherchais à optimiser le produit recherché. J’ai donc vadrouillé en pharmacie, j’ai trouvé un seul produit correspondant à mes attentes, de l’huile de foie de morue de marque Cooper, à 9.60€ la bouteille de 150ml. Je n’ai pas trouvé de photo sur le net, donc je me suis servi de mon smartphone pour vous présenter le produit (notez les belles couleurs de ma nappe) :

huile de foie de morue cooperPour la petite anecdote, la notice présente ici, stipule quelque chose qui m’a fait sourire :

Tous les besoins en vitamines sont couverts par une alimentation équilibrée et diversifiée avec les aliments de base traditionnelle (fruits, légumes, viandes, œufs, poissons, céréales, produits laitiers).

Je doute un peu de cette assertion, il suffit de se balader quelques minutes sur lanutrition.fr pour se rendre compte que les carences en vitamine D sont très fréquentes, à cause de l’urbanisation, la pollution, et la sédentarisation. Aussi une bonne partie des gens présentent une carence en vitamine A, car évitant les produits animaux en contenant, et on sait que le gens ayant un métabolisme perturbé ne convertissent que très peu les caroténoïdes (précurseurs de la vitamine A) en vitamine A. De manière générale, je trouve l’AFSSAPS (organisation française) très, trop, sûre d’elle. C’est le défaut récurrent d’un organisme qui prétend par une sorte de raisonnement circulaire qu’en suivant un régime équilibré, on ne peut avoir des carences. Le problème c’est qu’un tas de gens suivant leurs recommandations (très succinctes d’ailleurs), peuvent se retrouver en carence de certains micronutriments. En fait c’est exactement le cas des gens qui peuvent manger théoriquement équilibré, mais qui ne prennent pas assez de cholécalciférol (aka vitamine D3, la plus intéressante) par le biais du soleil…

Cela dit, j’ai quelques doutes : vu les méthodes de fabrication de l’huile de foie de morue, est-ce que ce produit est de qualité maximale ? Un indice dans la composition du produit :

Huile de foie de morue ……………………………………………………………………………………………….. q.s.p. 100 ml

Teneur en vitamine A comprise entre 600 et 2 500 UI/g

Teneur en vitamine D comprise entre 60 et 250 UI/g.

Bon…mon esprit de scientifique s’est éteint avec l’âge…je ne doute pas du dosage présenté. Je pense juste que je suis trop rouillé pour faire la conversion : d’un côté on a un volume, celui de la bouteille, du contenu en huile de foie de morue (150 ml), de l’autre, on a le dosage, non pas en UI, qui est l’unité standard, mais en UI/g. Du coup, sans faire de calculs passablement trop compliqués pour moi, je ne saurais dire si le produit de Cooper supplémente efficacement en ces deux vitamines !

Un autre doute subsiste et me vient d’une remarque du bouquin de Ramiel Nagel :

Toutes les huiles de foie de morue ne sont pas égales. Les huiles de foie de morue achetées dans les magasins d’aliments de santé n’ont pas toutes leurs vitamines D naturelles intactes. La production commerciale d’huile de foie de morue fait intervenir un raffinage alcalin, un blanchiment (NdT : décoloration ?), une hivernisation (NdT : winterization ?) qui élimine les graisses saturées, la désodorisation qui élimine les pesticides mais aussi les vitamines A et D. Lors de ces processus, les vitamines D liposolubles sont complètement détruites, tandis que les vitamines A le sont quasi-intégralement.

Oh my cod ! Ce n’est pas vraiment rassurant. Est-ce que Cooper utilise ces mêmes techniques ? A moins de faire du journalisme d’investigation très poussé, je ne le saurais jamais. Ma carie n’est plus (RIP), mais je ne sais pas si c’est exactement dû à la teneur en vitamines A et D de ce produit. J’ai toutefois noté un changement intéressant au niveau de mon métabolisme : quand je fais des écarts alimentaires (on va dire « sociaux »), mon corps se venge dès le lendemain, il me le fait payer. Ca prend souvent la forme d’une peau qui rougit au niveau du visage, mais aussi et surtout d’une reprise assez virulente d’acné -intoxication, allergie, inflammation ?-. Depuis quelques mois, je ne constate plus ça. Peut-être est-ce le contenu en oméga-3, j’en doute, vu que je faisais déjà un effort auparavant. Je pense plutôt que la vitamine D ne doit pas être complètement détruite et que le produit de Cooper n’est pas si mauvais…mais comment en être certain, encore une fois ? Je précise que c’est ma première supplémentation en vitamine D.

Notons par ailleurs qu’internet donne d’autres marques d’huile de foie de morue en bouteille, comme celle de De Bardo, par exemple.

Le salut vient peut-être de la marque Green Pasture. Celle-ci est citée par le docteur Nagel. Il s’agit sans doute de l’huile de foie de morue la plus saine au monde, et fermentée de surcroit, ce qui permet d’obtenir une concentration en vitamine encore plus grande. Il y a un large choix de produits, en voici un au hasard :

huile de foie de morue fermentéeEt après ? Ben ça coûte un rein. Ou même deux. La marque y est abondamment vantée dans Cure Tooth Decay, avec insistance d’ailleurs. Bon, ok, un peu trop. C’est une caractéristique américaine je pense, c’est une volonté marquée, et sans hypocrisie, de vendre leurs produits. Personnellement, ça ne me choque pas, mais en tant que français dopé à une culture catholique qui considère l’argent et les affaires comme quelque chose d’un peu sale, l’honnêteté de Ramiel Nagel peut en scandaliser plus d’un. Et le business affirmé qui tourne autour des vitamines liposolubles, de l’activateur X est…particulier, il n’y a pas le vernis sobre propre aux produits de la parapharmacie française.

Toutefois, Green Pasture, est une marque qui revendique de manière assumée l’héritage de Weston A. Price. Aussi, je crois que leurs produits sont d’une qualité exceptionnelle. J’ai pris une bouteille d’huile de foie de morue fermentée 237 ml (on est loin des 150 ml de Cooper…), avec le goût cannelle. Je suspecte que les produits où l’on a enlevé les saveurs (si particulières…il est vrai !) ont fait l’objet d’un processus supplémentaire, alors méfiance. J’ai également pris du ghee (« Butter Oil ») provenant de vaches fréquentant les pâturages, et ne se nourrissant que d’herbe. Cela me revient à 125 $ frais de port inclus. Etant donné que je me donne pour objectif de ne plus prendre de vitamines artificielles, ce qui soulagera en contrepartie mon porte-monnaie, je peux tenir 1 an environ avec ces deux produits. Je ferai un compte-rendu, un feedback comme on dit, quand j’aurai testé les produits sur quelques mois.

Une ombre au tableau, toutefois. La préférence du fermenté pour une huile, à fortiori celle du foie de morue,  pose un problème c’est celui l’oxydation. Vu que c’est quasiment des graisses polyinsaturées, je crains qu’elles soient oxydées (ou rances). L’oxydation des graisses est un facteur important dans le déclenchement des maladies cardio-vasculaires, que les graisses s’oxydent au fur et à mesure dans le sang…ou qu’elles le soient au préalables ! A propos, c’est pas les inuits qui se nourrissaient de poissons pourris ?

La suite de la quête…c’est ici !

70 réflexions au sujet de « Oh my cod ! – A la quête d’une huile de foie de morue de qualité »

  1. Nokomis

    L’oxydation, je ne m’y connais pas assez, mais il m’a semblé comprendre que l’oxydation est différente de la fermentation. Je vais enquêter un peu plus…
    La vitamine K2 peut aussi être transformée à partir de la K1 apparemment, mais il faudrait manger probablement beaucoup d’aliments contenant de la K1 (légumes verts foncés notamment).
    Je m’en vais habiter en Thaïlande pour quelques mois, là-bas je ferai des analyses de sang, et je diminuerai la prise de foie de morue je pense, mais j’ai lu pas mal de témoignages de gens manquant de soleil ayant réussi à augmenter leur taux de vit D grâce à l’huile de foie de morue.
    Tu crois que tes bouteilles te dureront un an ??? D’après mes calculs c’était plutôt deux mois, notamment car lorsqu’on dit de prendre une cuillère à thé (5ml), on confond souvent avec la cuillère à café, c’est Sarahthehealthyeconomist qui en parle sur une vidéo.

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    1. Sylvain Auteur de l’article

      La petite bouteille de Cooper m’a tenu 3 mois…j’en prenais peut-être pas assez ? Pourtant j’ai eu les effets sur ma santé.
      Là j’alternerais chaque jour les produits, donc peut-être pas un an, mais 9 mois…ouais je pense. Et en été, je n’en prendrais pas (soleil, vacances, plage, rock’n’roll, sexe, euh non).
      Je suis pas le premier a rapporter un éventuel problème d’oméga3 oxydé (cf Paul Jaminet). De manière générale, les oméga3 s’oxydent très vite…mais à mon avis l’inconvénient est vite rattrapé par les avantages et une diète riche en oméga3 (non rances !) par ailleurs.

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    2. Lemmy

      Si je puis me permettre. A ça « La couleur jaune vive », je répondrais qu’en matière de mimolette, la couleur est due surtout à un colorant : le roucou ! 😉

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  2. Nokomis

    Merci pour ta réponse 🙂
    Je savais pas que le rock’n roll et le sexe procuraient des vitamines D et A… :p

    Au sujet de l’oxydation :
    GREEN PASTURE :
    Cod liver oil was always fermented until 1850, when we learned to render. If heated, we could extract oil in day instead of fermenting which takes 6 months. They didn’t understand oxidation and that they were cheating the system, so as we started to industrialize fish oils, we lost a lot of the nutrition. I suspect the product wasn’t as effective, but we have no samples so it’s just a guess. Likely this heated oil would oxidize very quickly. When you heat the viscera, you break bonds and create free radicals which causes oxidation.

    ((((((( Around the turn of century, cod liver oil started to lose favor. The industry used heat and pressure, and they found that nitrogen would clean up the free radicals. Unfortunately, this tasteless, colorless product was also probably nutrient less. It was all about marketability.

    Making fermented cod liver oil is taking it back to its historical roots. Throughout history FCLO was commonly used, and people knew what it did and that it was important without understanding nutrients. I don’t think regular cod liver oil is even the same product that was revered for centuries. (source)

    Secondly, their oils are extremely pure, testing free of or very low in any contaminations or heavy metals (compared to international standards from Europe, Norway, etc.). The fish come from Arctic waters only, never from fish farms or places near industrial centers.))))))))

    ***

    CARLSON :
    is a reputable company. They appear to take reasonable precautions to prevent oxidation in their processing and packaging. (Here is a description of their processing) The techniques used to prevent oxidation include: (1) processing and packaging under nitrogen instead of room air, (2) using « molecular distillation » which is done under low pressure and lowers the boiling point of the oils to use less heat, and (3) adding vitamin E to the oil.

    For more Paleo hacks: http://paleohacks.com/questions/32354/is-carlson-cod-liver-oil-too-oxidized-to-be-worth-it#ixzz1jEBA1PDv

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    1. Sylvain Auteur de l’article

      J’ai pas poussé l’investigation plus loin, mais en effet ça a le mérite de comprendre certaines choses.

      Cela dit, si un biochimiste indépendant se donnait la peine de faire des analyses complètes, on aurait le coeur net, une bonne fois pour toutes…là j’ai toujours l’impression d’être dans le spéculatif !

      Pour ma part, en attendant des nouvelles de la part du monde nutripaléo :

      – L’huile de foie de morue originelle, aka fermentée était unanimement reconnu comme un produit fortifiant

      – peut-être que l’oxydation se produit pendant la fermentation, peut-être pas, chauffer l’huile en revanche le fait assurément.

      – je teste le produit sur plusieurs mois, histoire de voir quels sont les effets. (évidemment, ils seront confondus…)

      En attendant de recevoir ces produits, je me « finis » à la Cooper !

      Et sinon oui le sexe est bon pour la santé ! Pas seulement pour la dépense calorique mais pour les effets anti-stress et production d’endorphines…le sexe est paléo-compatible, à n’en point douter ! Le rock’n’roll décrasse les cages à miel, je sais pas trop en fait.

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  3. Laura

    Bonjour,
    Je crois que c’est ma première intervention sur ce blog que je lis depuis pas mal de temps déjà (ça fait du bien de voir qu’on n’est pas le seul francophone à s’intéresser à la nutrition « paléo »^^…).
    C’est intéressant que vous ayez, vous aussi, essayé les produits de Green Pasture: que pensez-vous de l’huile de foie de morue fermentée? Est-ce que le goût cannelle cache bien l’odeur, pas très râgoutante par ailleurs, de l’huile de foie de morue? Pour ma part, j’avais essayé le « Butter Oil & Fermented Cod Liver Oil Blend », qui se présente sous forme de gel, dans une version non aromatisée: du coup j’avais été découragée par l’odeur extrêmement déplaisante et persistante, et j’avais dû jeter le bocal, qui, en effet, coûte un rein. Je me suis demandé si la durée du transport (trois bonnes semaines) pouvait avoir entraîné un rancissement de l’huile…
    Il y a autre chose qui me retient de prendre de l’huile de foie de morue: c’est la prédominance écrasante de la vitamine A par rapport à la vitamine D (un rapport de 10 à 1). Or, si je me souviens bien, Paul Jaminet, dans son bouquin, préconise de ne pas dépasser un rapport de 3 à 1… Quand, de plus, on vit dans une région peu ensoleillée et qu’on mange beaucoup de foie de veau, ne risque-t-on pas de frôler l’hypervitaminose?
    Quant au goût et à la texture de l’huile de beurre, y a-t-il des différences avec le beurre clarifié fait maison?
    Merci et bonne continuation!

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    1. Sylvain Auteur de l’article

      Salut !

      Pour la prédominance de la vitamine A, il m’a semblé aussi que c’était un problème, a priori. Mais après avoir lu, lu, et encore lu, si on respecte les doses quotidiennes, je ne crois pas que ça soit un souci. Effectivement, si on bouffe par ailleurs d’autres produits à base de foie, le problème peut se poser, pour ma part, les abats crus, euh j’y arrive tout simplement pas. Et je ne suis pas tout à fait certain de la qualité (parasites ?) de la viande que j’achète, on n’est plus au 19ème siècle avec des animaux nourris correctement…pour le reste de la vitamine D qu’il faut absorber, j’ai l’impression que le soleil est difficilement remplaçable. Il y a bien de la vitamine D concentrée sous forme lipidique, du genre une dose pour quelques mois, mais bon, je me demande si le corps retient toute la vitamine D, c’est assez violent je trouve. La seule fois où j’en ai pris, j’ai eu d’ailleurs des nausées.

      Pour le reste j’attends justement les produits avant de faire un feedback, la quête continue !

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      1. Dominique

        Évitez totalement les UVIDOSES à 100.000 UI en une seule prise, qui provoquent des pics suivis de carences. Il y a une grosse contreverse actuellement sur ces fortes doses.
        Une dose correcte est plutôt 4.000 UI par jour (10 gouttes) de D3. Mais cela dépend du poids apparemment. On peut monter jusqu’à 7.000 UI si vous pesez 100 kg.
        Si vous êtes riches, vous pouvez acheter votre D3 en petits flacons 10ml chez Cell’innov.
        Si vous êtes comme moi, je me contente avec grand profit du même petit flacon de ZymaD, en vente 2.80 € chez le pharmacien. En plus le produit n’est pas trafiqué, ils ont juste rajouté des extraits d’écorce d’orange.

  4. Laura

    En effet! Et je cherche toujours un boucher qui vende des glandes surrénales, source exceptionnelle de vitamine C si l’on en croit Weston Price… Donc si vous connaissez de bonnes adresses à Paris, je suis preneuse! ^^

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    1. Sylvain Auteur de l’article

      Je ne suis pas parisien hélas…par contre, pour nous vivant sous des latitudes clémentes, qui avons accès à moult végétaux, les glandes surrénales sont d’un intérêt limité, en tout cas pour la vitamine C…

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  5. pyrrhonic sea cruising

    Weston Price a toujours insisté sur le fait qu’une partie au moins des produits animaux était mangés crus. Pour ceux qui ne peuvent pas manger du foie ou des rognons crus nature on peut les saisir très superficiellement dans une poêle si bien que l’intérieur reste essentiellement cru ou alors mariner tout ça avec des épices.

    Mais ces abats, s’il est important d’en consommer, il est tout aussi important de ne pas les surconsommer sous prétexte que c’est plein de nutriments précieux. Là encore les peuples traditionnels les consommaient habituellement en quantité limitée. Les surrénales ou même le foie c’est toujours petit par rapport au poids total de l’animal et la chasse ne donnait pas tous les jours et lorsqu’elle ne donnait pas on ne pouvait pas (comme temporairement encore chez les civilisés occidentaux gâtés et donc déboussolés) aller chez le boucher en acheter autant que l’on veut, jour après jour si l’on veut.

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    1. Sylvain Auteur de l’article

      Oui. Il y a des peuples en très bonne santé, notamment dans le Pacifique (enfin, avant d’être découverts, puis « civilisés » par les occidentaux) qui ne mangeaient pas énormément de viande. Mais par contre quand ils en mangeaient, plus rien ne restait (j’ai quelques doutes sur les os cela dit ?). La vitamine D leur passait par le soleil, et leur bonne condition physique leur permettait sans doute de convertir efficacement les précurseurs de la vitamine A en…vitamine A. Pour la vitamine K2, mystère, mais si c’est comme le natto, on peut être surpris…

      Par contre, la chasse bredouille, c’est selon les régions et les époques. Parce que quand il y avait encore la mégafaune en Europe du Nord…avant d’être pillée par la chasse, justement (peut-être ce qui nous a conduit à…cultiver ?)

      Et sinon, comment simuler au quotidien cette rareté de la viande ? En devenant… »aléatoirien » :p ? Un jour sur deux ? Personnellement, j’en mange pas tout les jours…mais bon, y a toujours du fromage et des oeufs, alors bon…

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    2. Laura

      Weston Price parle tout de même d’une tribu africaine qui croit que l’âme réside dans le foie, et qu’il faut manger beaucoup de foie pour nourrir son âme… Et c’est une de celles qui ont la meilleure santé et la meilleure constitution physique. Mais il est vrai que l’excès de vitamine A peut être dangereux, et que je déconseillerais d’en manger tous les jours.
      Les autres abats ne présentent pas ce danger, si? Viljahlmur Stefansson, notamment, dans son expérience de régime 100% viande, a mangé principalement de la cervelle de veau, sans effet secondaire. Et en effet, je ne vois pas quelle overdose on risquerait en se nourrissant de cervelle – à moins qu’on croie encore aux effets néfastes du cholestérol…

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      1. Sylvain Auteur de l’article

        Bah, il faut aussi penser que ces tribus n’étaient pas urbanisées, s’activaient tout les jours, partageaient un savoir ancestral…et donc ne surconsommaient pas. Pas d’excès énergétique, pas de prise de gras – prise de masse maigre oui, muscles -. L’excès énergétique, même avec des produits sains est…nocif, et conduit aux troubles métaboliques (pas nécessairement à la prise de poids semble-t-il).
        La question que je me pose est : la surconsommation est-elle évitée grâce à une excellente santé et des signaux de satiété en parfait état de marche, de sorte que les excès caloriques soient proscrits, ou…si elle est le résultat d’une volonté consciente, comme nos anciens qui arrêtaient de manger alors qu’ils avaient encore faim, au cours du repas.

      2. Laura

        Je suis convaincue que seule une bonne santé (et donc une satiété efficace) est nécessaire pour éviter la surconsommation. Je ne crois pas que nos anciens se soient volontairement limités; en tout cas les animaux ne le font pas, et on n’a jamais vu, à ma connaissance, une vache devenir obèse à force de manger de l’herbe (elles le deviennent quand on leur donne des céréales) ou un lion à force de manger des antilopes…

        Par ailleurs, la surconsommation d’abats dont parle Pyrrhonic Sea Cruising est sans doute une allusion à une possible overdose en micronutriments: car s’il s’agit uniquement de calories, les abats n’en contiennent pas plus que la viande de muscle. Or les chasseurs-cueilleurs mangent beaucoup plus que nous (cf le début de la troisième partie du livre de Jaminet: Why moderns are malnourished); donc au total, leur consommation de micronutriments est certainement bien supérieure à la nôtre (c’est en effet ce qu’a constaté Weston Price), sans effets néfastes. Je ne pense donc pas qu’il soit dangereux de manger presque uniquement des abats (après, manger du foie tous les jours n’est sans doute pas judicieux; mais je pense que personne n’est aussi extrémiste…).

  6. pyrrhonic sea cruising

    La modération (qui était généralement imposée autrefois- en moyenne- par l’environnement aux peuples étudiés par Price) semble bien capitale. Aussi, la seule science actuellement démontrée en termes d’avantages de santé et de longévité est la restriction calorique et notamment la limitation toujours en moyenne en hydrates de carbone et protéine mais sans carences nutritives.

    On peut googler par exemple avec CRON pour calorie restriction with optimal nutrition ou IF pour intermittant fasting.

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    1. Sylvain Auteur de l’article

      L’IF je connais, je pratique…et en pratique, ça signifie ne pas manger si je n’ai pas faim. Ca inclue aussi de devoir refuser de manger même « quand c’est l’heure ». Bah non, si mon corps ne m’indique pas la faim, c’est que je risque de grossir si je me force à manger (même s’il est vrai que manger ouvre l’appétit).
      Sinon ok pour la restriction calorique, mais la clé est dans la maitrise de la faim, sinon c’est tout bonnement un combat impossible.

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  7. pyrrhonic sea cruising

    Oui je suis complètement d’accord le but est d’être en phase avec son organisme le plus possible, cela doit découler naturellement des choses sinon c’est intenable. Si l’organisme « demande » tout le temps à manger c’est le signe que quelque chose est très sérieusement détraqué et on doit probablement déjà revoir la nature de ce qu’on mange (comme éliminer les aliments industriels, trop toxiques, vides de nutriments etc…) et ensuite faire preuve de patience pour guérir.

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  8. pyrrhonic sea cruising

    Laura,

    Le problème c’est éventuellement l’overdose chronique de protéines tout court, même complètes et crues d’origine animale, qui met l’organisme en permanence dans un mode de fonctionnement du type croissance-reproduction et jamais dans un mode du type régénération-réparation. Le premier mode est bien sûr le mode (temporairement) normal et impératif chez les enfants en croissance ou chez la femme enceinte ou qui se prépare à l’être. Mais pour la santé à plus long terme et la longévité il n’est pas optimal du tout s’il est maintenu toute la vie car il favorise (par exemple) la multiplication des cellules et donc les tumeurs, cancers, fibromes, angiogénèse etc au détriment de leur différentiation, réparation et nécessaire apoptose.
    Limiter les protéines (<= environ 1g/ kg, c'est en gros l'équivalent d'une boite de sardines par jour) et aussi les hydrates de carbone au moins par période bascule l'organisme dans le mode réparation-régénération où (par exemple) il élimine et recycle justement ses propres protéines altérées qui perturbent son fonctionnement.
    Un livre qui popularise un peu cela et en évoque les bases scientifiques est "Primal Body, Primal Mind de Nora T. Gedgaudas.

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    1. Sylvain Auteur de l’article

      Ah ? Je l’ai lu y a un petit bout de temps, elle en a davantage après les glucides qu’après les protéines dans mes souvenirs.
      Les protéines en début de régime, pour les personnes en surpoids ont quand même un fantastique intérêt, celui de couper assez vite l’appétit. Alors que les glucides, enfin, surtout ceux de la junk food, ont tendance à réamorcer la pompe à appétit au cours d’un repas, si je peux dire. De même, ça me fait penser qu’au cours d’un repas on se sent plein, une fois fini le plat principal…mais qu’il y a toujours de la place pour un dessert. Le cerveau joue beaucoup dans l’équation.

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      1. Renaud

        Je confirme que Nora parle de ça (justification par activation de la voie métabolique mTOR), et elle est loin d’être la seule… Peter (d’Hyperlipid), qui suit une approche voisine de la Nutrition Optimale à la Kwasniewski, se nourit quasiment exclusivement de lipides. Car c’est tout ce qui reste si on réduit drastiquement les sucres et qu’on modère les protéines.

        Je cogite et recherche pas mal sur tout ça ces temps-ci. Cette bascule entre un mode croissance et un mode réparation est intéressante, reste à savoir quoi en faire… de la restriction calorique chronique (CRON) ? Un régime hyperlipidique (ketogénique) ? Ou, plus « raisonnablement » un régime Paléo/LCHF entrecoupé de jeûnes courts (IF) ? Je penche davantage pour la dernière solution, en fait.

      2. Sylvain Auteur de l’article

        Je me demande toutefois si un régime hyperlipidique avec protéines modérées a (avait ?) un réalité anthropologique.
        Après un régime paléo n’est pas nécessairement LCHF non plus.
        Je crois que rien n’est tout à fait baliser, ce qui me permet de rejeter à l’avance toute solution arrêtée…

      3. Renaud

        Le fait est que toute l’approche dite paléo repose sur socle terriblement mou. Parce qu’en effet on a très peu de certitudes sur ce que mangeaient nos ancêtres. Sans compter que parler de « nos ancêtres » en général c’est aussi pertinent que de parler des « blondes ».

        Pour moi, l’essentiel à tirer du message paléo repose surtout sur la mise en question des NAD : PUFAs, Fructose, Grains, Légumineuses. Et on peut ajouter la perturbation des rythmes circadiens, le stress, la suralimentation chronique, la chute drastique de la valeur nutritive / calories, la sédentarité, et j’en passe…

        Bref, j’ai le même questionnement que toi, me semble-t-il. Et si un régime hyperlipidique (c’est un peu réducteur) n’a pas directement de réalité anthropologique, ce n’est pas un problème en soi, la question réelle étant davantage d’ordre métabolique. Cela dit, on peut voir quelque chose d’assez proche de ça dans l’alimentation des Inuits, ou celle (supposée) des Européens lors des glaciations.

        Paléo n’est pas forcément LCHF : absolument ! Distinguer les deux est important… et pour moi évident, si on revient à ce que je disais plus haut sur le vrai sens (pour moi) du concept « paléo ».

        Pour tout dire, je me suis intéressé aussi bien au paléo, au LCHF qu’aux fruitariens (durianrider, thefruitarian…), et je vois des approches possiblement parfaitement valides, bien que diamétralement opposées. Le LCHF fait parfaitement sens, tout comme la diète 80/10/10 de graham (même si l’a priori crudivore me laisse froid et que j’ajouterai un soupçon de produits animaux dans le mix).

        On a développé des capacités métaboliques « élargies » lors de nos migrations, grâce à l’exploitation du feu, des outils, et de l’exposition aux changements climatiques. Et au final, il me semble, on finit par faire l’erreur de penser que l’on est omnivore, comme si la capacité de tout absorber signifiait qu’il fallait absorber de tout. Il me semble de plus en plus que l’on a (au moins) deux modes métaboliques parfaitement distincts : le LCHF et le quasi-fruitarien, hérités respectivement du passé « récent » (prénéolithique) et plus ancien. Et, peut-être, mélanger ces deux modes s’avère délétère : GRAS c’est cool, SUCRE c’est cool, mais GRAS+SUCRE c’est mortel. Il y a bien d’autres facteurs, évoqués plus haut, mais cette idée de deux modes métaboliques distincts intrinsèquement viables est rarement évoquée : les gens sont paléo ou végan, l’un contre l’autre, et dans ces conditions on tombe vite dans la religionutrition, au lieu d’améliorer sa compréhension.

        Métaboliquement, en tout cas, c’est frappant de constater qu’en situation LCHF le fructose est très vite un poison, alors qu’en fruitarien il passe très bien… et qu’alors c’est la consommation de lipides qui devient dramatique.

        Oups… c’est bien long tout ça, désolé. Je devrai vraiment penser à lancer mon blog, LOL.

      4. Sylvain Auteur de l’article

        Un blog ça serait une bonne idée ;), plus on est de fous, plus on rit (le mouvement prend mal en France, pour des raisons que je qualifierais d’extrême snobisme, scepticisme négatif à fond les manettes)
        Je ne trouve pas que les inuits soient en hyperlipidique pur et dur…y a toujours masse de protéines à côté.
        Bon après je ne peux pas répondre à tout, bien évidemment, par contre chez les fruitariens y a un côté qui me chagrine : ils sont excessivement décharnés, en moyenne, c’est pas bon signe pour moi. Richard Nikoley avait posté les photos d’un néo-fruitarien qui avait souffert de son omnivorisme vers le fruitarianisme : sans doute est-ce une question de transition. Sinon le fruitarianisme une saison (l’été) ne me semble pas contre-indiqué, c’est paléo-compliant en plus.
        Et pourquoi le blé semble poser problème, mais pas chez certaines populations…les crétois ne semblent pas en souffrir que ça en consommant sous forme complète. Alors que bon nombre de Français souffrent de maux « invisibles »…la lecture de Seignalet est raffraichissant sur ce point (il n’y a pas que les désordres intestinaux).
        On n’a clairement pas toutes les réponses.

      5. Renaud

        Les Inuits sont hyperlipidiques par rapport à « nous »… mais vraiment « petits joueurs » par rapport à Peter.

        Je n’affirme pas grand chose non plus : je me pose des questions et j’essaie d’intégrer des éléments qui semblent (a première vue) contradictoires. Pas simple ! C’est un peu pour ça que je résiste depuis un moment à faire un blog : je ne veux pas avoir l’air de préconiser un régime précis, alors que je n’ai finalement que très peu de certitudes.

        Je dis pas que les fruitarians sont les personnes du meilleur aspect que j’ai pu voir… les paléo me semblent souvent mieux. Mais si tu considère des gars comme DurianRider et TheFruitarian, avec leur activité physique énorme, il est difficile de dire que c’est un régime totalement con. Après, je pense aussi que c’est loin d’être optimal… ce serait certainement mieux en incluant des produits animaux/marins en petite quantité, en restant dans la ligne 80/10/10, et en oubliant cette contrainte du crudivorisme absolu qui est une aberration anthropologique.

        Pour le blé, c’est aussi un sujet qui me fait beaucoup réfléchir. Et là encore le contexte joue beaucoup… toute approche qui vise à isoler UN coupable/responsable est vraisemblablement mauvaise. Pour les Crétois je me demanderai d’abord si on parle du même blé (Davis comme Seignalet soulignent l’évolution dangereuse des variétés de blé). Ensuite, le blé pose des pb de déminéralisation, de perméabilité intestinale, et d’auto-immunité… qui peuvent être minorés par la variété de blé et par la richesse/nature/qualité des autres aliments, par des facteurs environnementaux (je paris que les Crétois traditionnels ne manquent pas de vitamine D). Sans parler de la chronicité (ou non) des excès caloriques, etc, etc…

      6. Sylvain Auteur de l’article

        Je crois bien que les ancêtres du blé posaient problèmes aux premiers agriculteurs, mais on ne saura jamais si c’était le blé, la monoculture ou les efforts incessants pour faire pousser tout ça 😉

  9. Renaud

    Ah ! La dure quête des nutriments ! J’essaie de limiter les compléments… et donc pour les vitamines reines (A, D, K2) je mange :
    – une boîte de foie de morue par semaine (l’huile exsudée est utilisée dans les jours qui suivent, dans les salades)
    – pleinnnn de fromage
    – pleiiiiiin de beurre
    – assez souvent du pâté/mousse de foie

    Pas de calcul scientifique, mais le compte doit déjà être pas mal… et pas que pour ces nutriments-là. J’ajoute des poissons gras pour équilibrer les omégas, et aussi parce que c’est délicieux 😉

    Actuellement je supplémente en D3, car c’est l’hiver et que cet été je n’ai pas beaucoup mis le museau dehors.

    Je fais aussi, à titre exceptionnel, une cure de K2. En régime de routine mon alimentation m’apporte facilement plus de 50mcg de K2 (MK-7), donc largement assez. Mais j’ai du retard à rattraper, des artères à décalcifier et des dents à renforcer 😉

    — Désolé d’envahir ton blog, mais à je vivais jusque-là dans la sphère anglophone et je suis tombé sur ton blog tout à fait par hasard : en francophonie je n’avais rien croisé de très convainquant, et là je vois la trace d’une trajectoire pleine de similitudes avec la mienne, donc (forcément) intéressante —

    Répondre
    1. Sylvain Auteur de l’article

      Merci bien ! Quelle requête as-tu effectué avant de tomber ici ?

      Sinon, il y a aussi le collagène à renforcer…plus j’apprends, plus je me rends compte qu’il y a des dizaines de critères qui différencient les personnes saines de celles qui ne le sont pas. Ergo, y a pas que les boutons sur la peau et le surpoids…

      Répondre
      1. Renaud

        Le cheminement a été tortueux, donc je ne peux pas te dire exactement comment je suis arrivé. Mais au départ je recherchais des infos sur les besoins réels de vitamine E, avec l’idée que les recommandations officielles sont exagérées (ou plutôt, adaptées à une alimentation trop riche en PUFAs). Ton blog est arrivé au milieu de cette quête, mais je ne sais plus comment exactement.

  10. pyrrhonic sea cruising

    Je pense aussi que l’IF semble être une bonne approche et c’est d’ailleurs celle qui nous a été imposée habituellement durant notre parcours évolutif par les contraintes d’une vie insérée durablement dans la nature sauf tout récemment depuis un siècle en gros d’abondance et de relaxation apparente des contraintes de l’environnement mais qui ne peut pas durer encore bien longtemps ou rester notre condition habituelle dans le futur.

    Ceci dit pour le moment présent les occidentaux peuvent choisir et à chacun de savoir ce qui est le plus important pour lui car ce qui optimise en permanence reproduction et croissance ne peut semble-t-il pas optimiser la longévité et la santé et réciproquement .

    Répondre
    1. Renaud

      Bien d’accord ! Nous sommes dans une période très particulière de notre histoire, et qui risque fort de ne pas durer bien longtemps.

      Bien d’accord aussi que l’IF est probablement la meilleure approche. Surveiller trop ses protéines sous prétexte de mTOR ou que sais-je encore devient un esclavage. Possible, mais pénible, et à l’utilité non démontrée.

      S’alimenter nous met en mode anabolique ? Très bien ! C’est un peu le but. Il faut juste se réserver des périodes « cataboliques ». Alterner les états est certainement mieux (et plus facile) que de s’échiner à être sur le fil du rasoir… en particulier lorsqu’il est quasiment impossible de situer précisément ce fil.

      L’Européen moyen, presque perpétuellement en état postprandial, quasiment sous perfusion continue de glucose (et triglycérides), se donne vraiment les moyens de flinguer ce bijou d’organisme qui est le notre. Un organisme vivant, pas une machine, qui a donc besoin de stimulations antagonistes, de variabilité et surtout, surtout, pas du ronronnement monotone qu’on nous présente comme idéal.

      Sautons des repas ! goinfrons-nous et jeûnons ! 😉

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    2. Laura

      Que d’interventions! Je suis tout à fait d’accord avec tout ce qui a été dit par tout le monde; je n’ai plus grand-chose à ajouter…
      Sur la réponse que m’a faite PSC à propos de la restriction des protéines: je suis d’accord; en fait je me suis mal exprimée: quand j’ai parlé de ne manger presque que des abats, je voulais dire que les abats constituent presque toute la viande que je mange; mais je mange bien sûr d’autres choses! Mon modèle théorique préféré est le « Perfect Health Diet » de Paul Jaminet: modéré (mais pas trop) en glucides, assez restreint en protéines, avec une pratique de l’IF. Je n’ai pas encore lu Nora Gedgaudas…
      Je me retrouve tout à fait dans ce que dit Renaud, surtout « pleiiiiiin de beurre » et « goinfrons-nous et jeûnons »!^^

      Répondre
    1. Sylvain Auteur de l’article

      Par coïncidence ou pas, je profite de mon récent achat (un kindle 4) pour lire d’autres bouquins, et là je venais de commencer PHD il y a quelques jours. Je suis surpris, car sur leur blog, ils sont revenus sur certains points il me semble, entre le moment où ils ont publié le bouquin et ce qu’ils ont appris depuis.

      Répondre
      1. Renaud

        Yep, y’a de petits soubresauts. C’est un des éléments qui rend le truc intéressant : ce n’est pas un dogme gravé dans le marbre pour l’éternité, mais le résultat d’un questionnement qui se poursuit.

        Le truc que je suis impatient de lire, c’est le bouquin de Denise Minger que Mark Sisson doit publier dans quelques mois. Outre qu’elle écrit en général des choses très intéressantes, elle pratique pour sa part l’autre mode d’alimentation (à mon avis) optimale, à l’opposé du LCHF.

  11. pyrrhonic sea cruising

    Oui pour PHD ces « corrections » c’est normal. Il ne faut pas être surpris car cela est d’une part une preuve de la qualité scientifique de leur démarche (questionnement permanent obligatoire) et d’autre part une simple conséquence du fait qu’en termes de nutrition nos connaissances sont très imparfaites et donc en pleine évolution actuellement.

    Les gourous nombreux et variés qui restent obstinément sur leurs positions malgré l’évidence qui s’accumule sont toujours hautement suspects et il vaut mieux leur tourner rapidement le dos même s’ils ont au départ parfois apporté quelque chose de très valable.

    Il y a tellement d’inconnues qui restent mais les choses ont beaucoup bouillonné et avancé récemment justement aux USA avec Jaminet, Guyenet, Masterjohn, Minger, Gedgaudas etc. sans doute parce que les effets dramatiques de la malbouffe dont les américains du nord sont les premiers promoteurs, inventeurs et champions y sont aujourd’hui tellement exacerbés qu’ils menacent maintenant directement leur avenir.

    A propos d’exemples d’incertitudes en (vraie) science de la nutrition, Jaminet met des « bons amidons » dans ses recommandations et Gedgaudas les diabolise plus ou moins.
    Qui a raison? Plutôt Jaminet selon moi aussi, mais ce type de « détails » ne semble pas vraiment important car Il y a probablement différentes manières de manger essentiellement sain comme le montrent la diversité de certains aliments de base de nos ancêtres allant des tubercules chez les africains intertropicaux jusqu’au lard de mammifère marin chez inuits.

    Répondre
    1. Sylvain Auteur de l’article

      Les alimentations des peuples sont aussi le fruit d’un savoir acquis à travers les siècles par tâtonnement (et donc expérimentation ?), et sont aussi le résultat de l’adaptation de l’homme dans un milieu particulier dont il a su tirer au mieux les aliments. C’est pour ça que je me méfie des alimentations ad hoc comme celles de Peter d’Hyperlipid. Peut-être que le « je prends à droite et à gauche ce qui me plait » n’est pas recommandé, surtout que cela oblige à manger « mondial ». L’après-guerre (la seconde) a vraiment déconstruit les alimentations traditionnelles chez les occidentaux, en France, on fait de la résistance, c’est moins pire, mais chez les jeunes, c’est à désespérer une fois sorti des milieux bobos ou conservateurs de la campagne.
      (cela dit j’ai l’air frais de dire ça, car avec mon huile de coco…m’enfin bref 😀 )

      Répondre
  12. Laura

    Je viens de relire votre article, et j’y ai remarqué une erreur à propos de la couleur de la mimolette: la couleur orange est due à l’adjonction d’un colorant, le rocou, un petit fruit riche en caroténoïdes. Rien de comparable avec les nuances de couleurs du beurre et du jaune d’oeuf, et donc rien à voir avec la qualité ou la teneur en nutriments. Dommage, c’eût été bien pratique…

    Répondre
    1. Sylvain Auteur de l’article

      Merci pour la précision, c’était juste du spéculatif de ma part, j’aurais du m’abstenir !

      « rien à voir avec la qualité ou la teneur en nutriments » : bah un peu si, ça augure aussi une richesse accrue en caroténoïdes, non ?

      Répondre
  13. texmex

    Tiens je tombe ici pour connaitre une source d’huile de foie de morue en France. Mais l’huile Cooper semble bien claire et désodorisée, donc pas vraiment possible de remplacer les Green Pasture par ceci. J’en ai acheté à Noel au cours d’un voyage aux USA. Mais le cout de l’envoi en France (et le temps d’attente) me pousse à trouver un produit un peu plus local.

    J’ai trouvé des foies de morues dans ma coop bio mais le gout ne m’a pas enthousiasmé, ni mes enfants.

    Je prends l’huile de foie de morue pour tenir une carie à distance. J’ai aussi arreté tous les produits qui contiennent du sucre raffiné, que ca soit la patisserie ou les desserts. Je continue fruits comme pomme et banane pour sucrer. Quelques incartades par les fruits séchés comme les figues ou les dattes, mais je ne force pas, car ca colle un peu trop aux dents.

    Pour la vitamine D, je prends la vitamine D3 vegetale de dplantes.com mais je ne suis pas convaincue par son utilisation. Mon mari qui la prend pour un mal de dos n’est pas non plus convaincue de son utilisation (pas d’effet benefique alors qu’avec la D3 de WholeFoods ca allait mieux). Un feedback sur la D3 de dplantes.com?

    Répondre
    1. Sylvain Auteur de l’article

      Je suis d’accord pour l’huile Cooper, pour ma part elle avait juste un intérêt urgent et pratique sur le moment : la supplémentation en vitamines A et D. Et j’ai stoppé les écarts estivaux ;)…glucidiques il est vrai. L’excès de glucides est très vite déminéralisant. Quelques verres de rosé et quelque décilitres de crème glacée auront eu raison de moi…
      Je ne prends pas de vitamines D à part, mais merci pour l’info : il me semble que la vitamine D d’origine animale était bien mieux métabolisée par le corps…

      Répondre
  14. Christian

    Bonjour, si j’en crois le « guide des médicaments » d’un certain site (que je ne citerai pas afin de ne pas lui faire de pub, mais qui se termine par « issimo »), cette huile Cooper aurait été retirée de la vente: « Statut: retiré de la vente depuis le 23 décembre 2011 ».
    C’est dommage, je vais devoir en chercher une autre… quoiqu’il en soit, merci pour cet article très intéressant !

    Répondre
    1. Marie

      Bonjour, eh non, elle n’a pas été retirée de la vente ! Je le croyais aussi, mais mon médecin m’a détrompée, et effectivement, j’ai pu en commander à ma pharmacie.

      Répondre
  15. alexis

    Hello Sylvain,
    Je cherchais depuis des années de l’huile de foie de morue en grosse bouteille. J’ai commandé sur un site internet et j’ai reçu la semaine dernière, l’huile de foie de morue que j’avais eu l’occasion de consommer quand je suis allé en norvège (il y a de ça 10 ans au moins donc ça date !!). http://huilesante.com/fr
    Si ça peut en aider d’autres dans leur recherche
    biz

    Répondre
  16. chem

    Hellooooo
    J’ai vu que green pastur vendait un ggel tout prêt avec huiler fermentée + huile de beurre. Etrangement ça semble revenir moins cher que d’acheter les deux séparément. (?)

    Y’a le choix entre nature, goût chocolat, ou goût cannelle.

    Est-ce la cannelle masque bien le goût dégueu de l’huile de foie ???

    Sinon, Green Pastur a un distributeur pour l’europe situé en hollande. Moins cher déjà que le faire venir des US. (dit-elle après avoir passé des jours à enquêter sur le web 😉 )

    c’est http://www.codliveroilshop.eu si ça intéresse au cas où :p

    Répondre
    1. Sylvain Auteur de l’article

      Merci pour l’astuce.
      J’ai eu un retour d’un lecteur très bien renseigné comme quoi greenpasture arnaquait les gens avec son mélange, en gélules. Paraitrait que le dosage est…faible.
      Du coup, difficile de conseiller ce mélange (c’est un gel à avaler, ou préparé en gélules ?). J’ai préféré l’achat des produits bruts. Enfin, maintenant, je ne m’orienterais plus vers la version fermentée, j’ai un doute sur le côté sain des oméga3 oxydés.
      Pour la cannelle ça cache bien le goût de la morue, mais le côté aigre revient au bout de quelques secondes (en général je prends une cuillerée de miel dans de l’eau chaude pour masquer)
      (note : on peut avoir aussi ce doute pour l’huile de foie de morue non fermentée aussi. Et pour l’huile de colza…de lin…)

      Répondre
      1. Chem

        Il s’agit de la version en gel, (pas en gélules vu qu’il existait une version en gélules j’esperes et qu’il parle de cuillères en dosage) que j’espère du coup à la hauteur de mes attentes….
        Tu as bien fait d’écrire cet article, si si !!!!!
        Sinon pour le reste, j’ai repris ma cure de vit d semestrielle, et commandé des probiotics (bonne flore pour une bonne synthèse de la k2). J’ai fait mon plein de fromage au lait cru et bien sur je m’abstiens de sucre superflus et pratique un lavage des dents réguliers avec dentifrice au fluor. Rendez vous dans un mois ou pour savoir si la carrie à évolué ou non. Si pas de résultats probants je la fais combler point final. 🙂

      2. Sylvain Auteur de l’article

        Pour le dentifrice, peut-être est-il préférable justement un dentifrice sans fluor. J’utilise ceux de Weleda. Ramiel en parle dans son bouquin, ça passe pour une lubie hippie/bio tout ce qu’on veut, mais j’ai été assez convaincu par ses arguments. Les arguments doivent se trouver sur la toile, et même le livre de Ramiel en version « cépabiencépirate ».
        Pour le fromage, bon courage, moi je crois que je suis sensible aux produits laitiers, y compris crus, donc je lève le pied.
        Après si j’ai bien fait, tu peux lire le commentaire du dentiste dans l’article « j’ai guéri la carie de mon fils ». D’où l’article « cariefication » qui a suivi peu de temps après. Des dents qui se reminéralisent…ça a l’air d’exister. Le truc c’est que comme il y a un tabou sur la question, y a personne pour infirmer ou confirmer ces « âneries ». Enfin, faire une étude suivie, nécessite du pognon et du temps.

    2. Sylvain Auteur de l’article

      Et n’hésite pas à faire part de ton retour s’il est positif en précisant ton alimentation, parce que dès fois je me dis que j’aurais pas du écrire ces articles, ça prête à polémique (cf forum eugénol), et moi-même je suis plus très sûr que ça fonctionne (lol). Bon courage.
      Sylvain

      Répondre
  17. Ping : A la quête de…oh et puis zut ! | Clair et Lipide

  18. Léo

    Bonjour, et merci pour cet article intéressant,
    Je m’intéressait moi aussi à l’huile de green pasture et à la vitamine k2, pour le détartrage de la glande pinéale.
    En fait je me pose une question, Pourquoi acheter des produits green pasture quand il existe ça :
    https://www.google.fr/search?q=vitamine+k2&tbm=shop
    https://www.google.fr/#q=vitamine+k2+mk7&tbm=shop
    Est ce que ça revient au même, ou bien il y a une différence ?
    Bonne Journée.
    Léo

    Répondre
    1. Sylvain Auteur de l’article

      Le produit Green Pasture riche en K2 c’est une sorte de ghee c’est donc cuisinable. Et plus riche en minéraux ou vit. A. Par obscurantisme pseudo-scientifique j’ai une préférence pour des choses qui se rapprochent des aliments 🙂 y a aussi des formes de vitamines K2 de synthèse… À éviter. Sinon un peu de mimolette bio chaque jour…pas besoin de suppléments à mon humble avis.

      Répondre
      1. Léo

        Merci pour ta réponse,

        Ah tu cuisine avec, et les propriétés ne sont pas amoindries avec la cuisson ?

        Connais tu le taux de vitamine k2 que contiennent les produits de green pastures ?

        Et sais tu le quels de leurs produits contient le plus de vitamine k2 ? :
        http://www.greenpasture.org/public/Products/ButterCodLiverBlend/index.cfm
        http://www.greenpasture.org/public/Products/CodLiverOil/index.cfm
        http://www.greenpasture.org/public/Products/ButterOil/index.cfm
        http://www.greenpasture.org/public/Products/SkateLiverOil/index.cfm

        Bonne Journée

        Léo

      2. Sylvain Auteur de l’article

        Le problème de GP c’est qu’ils ne sont absolument pas transparents.
        C’est le beurre qui contiendra le plus de K2, mais j’ai un doute sur l’huile « fermentée » (et qui dit fermenté…)

        edit : les vitamines ne liposolubles ne sont pas sensibles à la cuisson, et c’est toujours à feu doux chez moi.

  19. Arnaud

    Bonjour Sylvain,

    Je viens de recevoir la green pasture aussi.. j’avoue que ça calme les 50 euros pour 237ml je trouve, mais je vais expérimenter.

    A quel dosage faut il en prendre?

    Qu’est ce que ça avait donné pour toi? En étais tu satisfait?

    Cordialement.
    Arnaud.

    Répondre
    1. Sylvain Auteur de l’article

      Une cuillère à soupe tous les jours, en hiver ! A moduler selon ses besoins en vitamine A tout de même 🙂 Je faisais des cures de 2 semaines, et je reprenais une semaine plus tard.

      Répondre

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