Archives mensuelles : février 2012

Retour d’expérience : facilitation du jeûne

Le jeûne intermittent est relativement à la mode outre-Atlantique, et a de nombreuses vertus comparables à une diète restrictive en calories. Je ne reviens pas sur les réactions outrées des nutritionnistes classiques qui tiennent à leurs trois repas par jour, profitez-en pour lire l’article de Primal-Alpha sur le petit-jeûner.

Le problème étant de le pratiquer réellement, on est entravé par toutes sortes d’obstacles, qu’ils soient sociaux (« Tu viens ? On est invités chez Machin ! » ) ou…physiologiques. Et bien oui, car la faim qui vous tenaille réellement, vous empêchera de tenir de manière raisonnable le jeûne. Et vous laissera un arrière-goût de « ça n’est décidémment pas pour moi ».

Ces derniers temps, j’ai augmenté la cadence de mes entrainements, et, visiblement, cela me posait problème pour pratiquer le JI (Jeûne Intermittent). Arthur De Vany comme Martin Berkhan de LeanGains recommandent le JI avant la séance d’entrainement. A titre personnel, et en toute honnêteté, j’ai eu les séances les moins profitables en termes de performances pures. Et de surcroit, même en respectant scrupuleusement 1 heure entre la fin de l’entraînement pour favoriser au maximum l’autophagie et bien j’avais un sacré coup de barre après le repas. Pour info, l’autophagie est une sorte d’état catabolique ou le corps mange les débris, dont les AGEs, les fameuses protéines glyquées, responsables du vieillissement entre autres, peut-être là l’une des raisons de la forme insolente de De Vany. Le jeûne pour rester jeune ? Il y a un peu de ça.

A titre anecdotique, mes meilleures séances se sont déroulées dans le contexte suivant :

–          2 à 3 œufs le matin, une tasse de café et un carré de chocolat noir (85% au minimum, 90% serait mieux) vers 7h30

–          séance d’entrainement, de 11h45 à 12h30, avec 20 mn de HIIT au départ (avec alternance de vitesse modérée et de sprint)

–          si possible début du repas vers 13h30 (au pire, 13h15)

Un jour je réintègrerais le JI en pré-séance, mais ça n’est pas à l’ordre du jour : je tiens à garder ma forme pour bosser correctement l’après-midi. Le JI si je prends ma demi-journée, pourquoi pas, même en dépit du fait que la séance sera moins performante.

Donc, pour ma part, j’intègre le JI les jours de repos, soit principalement, le week-end. Voilà plusieurs samedi que je teste le JI, avec absolument aucune contrainte, aucun stress, un repos total, et des loisirs au maximum. A ce contexte, j’ajoute que j’ai mangé correctement, et suffisamment de protéines, et de calories en général la veille, histoire de ne souffrir ni d’hypoglycémie ni de carences de quelconque nature.

jeûne intermittent

Je débute donc la matinée, par un traditionnel café, et son carré de chocolat noir.

J’en profite pour vérifier mes mails, regarder les flux rss.

Puis, je fais mon propre royal blend, à base d’huile de foie de morue fermentée, et d’huile de beurre, de la marque GreenPasture (une moitié de cuillère à soupe chacune, une fois tout les 3 jours en ce moment pour moi)

Je pars me doucher, faire le lit, faire un peu de ménage. Et là je prends une à deux cuillères à café d’huile de noix de coco. Pourquoi, donc ? Pas pour ses capacités antimicrobiennes (réelles hein)…

Parce que l’huile de noix de coco, composée principalement d’acides gras à chaîne moyenne, est cétogène Elle accélère la production de corps cétonés, par exemple, dans le cerveau (et apparemment, même dans un contexte de menus plus riches en glucides). A propos de son action dans le cerveau, veuillez noter cet intéressant article de Emily Deans, ou carrément ce blog dédié à la puissance de l’huile de noix de coco contre la maladie d’Alzheimer : la maladie d’Alzheimer étant souvent renommée diabète de type III, le corps pouvant fonctionner avec des corps cétonés, cela permet au cerveau de fonctionner sur un autre type de carburant que le glucose, qui comme chacun le sait, en excès cause bien des dommages.

Donc l’huile de noix de coco est intéressante pour débuter plus facilement un jeûne. Comme le disent les poules dans Chicken Run cherchant à s’évader via une catapulte, de mémoire : « l’important, c’est la poussée initiale ! »

L’huile de coco, une vraie catapulte à jeûne !

Et je confirme, cela fonctionne. Plusieurs samedis d’affilée, j’ai pu expérimenter ce demi-jeûne. Pas de sensation de faim (le café, la caféine peut aider aussi, mais étant donné son action sur le cortisol une hormone qui garde les graisses au chaud, mieux vaut pas abuser), état d’esprit, j’oserais dire optimal – bonne humeur, capacité accrue à la concentration, voire euphorie -. Expérience réussie ! Je regrette d’avoir mangé le soir la première fois, c’était largement évitable. Le lendemain, retour à une alimentation « normale » (réveil à 9h, etc.)

J’appelle ça un demi-jeûne, car normalement, on ne se pose pas de question, on décide de jeûner à la seule force de sa volonté, sans préparation. Je considère que parfois, cette dernière ne suffit pas, et que pour des raisons physiologiques, pas seulement psychologiques, on est amené à craquer. L’huile de foie de morue ou l’huile de beurre ne sont pas utiles pour la mise en cétose, ça, c’est seulement moi qui tient à mon pack de vitamines liposolubles. A terme, je vais tenter ce jeûne facilité en semaine, et sans les autres sources de gras (dont le carré de chocolat noir). L’idéal serait de rester 24 heures complètes en état de jeûne (phases de sommeil inclues bien sûr)

De manière intuitive, je dirais que mangeant normalement le lendemain, et le jeûne ayant été court – le jeûne prolongé, lui, présente de nombreux inconvénients, le corps s’adapte in fine à cette famine -, j’ai été aussi en restriction calorique évidente lors de ce jeûne. Peut-être le meilleur des deux mondes ?

Maladies mentales…guérir avec le régime GAPS

Philippe Pinel, psychiatre français, 1807 : le siège de la folie se trouve communément au niveau de l’estomac et des intestins

Le régime GAPS, Gut And Psychology Syndrome, j’en avais présenté un petit bout, le sommet de l’iceberg, dans l’article qui concluait que la santé des enfants commencent par les intestins. Nutrition et Santé a déniché un très bon résumé du bouquin (que voici présentement), donc je vais essayer de ne pas faire de redite abusive.

syndrôme entéropsychologiqueDonc l’ouvrage de Natasha Campbell-Bride est enfin disponible depuis quelques mois en français, je remercierais jamais assez Denise Kruger et Christian Fantoli pour leur initiative, ainsi que pour leurs travaux au Centre de Nutrition Holistique. Tout au plus, je trouve le prix un peu excessif (vers les 30 euros, un peu plus avec les frais de port). Mais réellement, il les vaut, vu la masse d’informations pertinentes. Si le livre de Julia Ross sur les fringales était le bouquin de 2010, celui-là est celui de 2011, vainqueur par K.O.

Gut and Psychology Syndrome est habilement traduit par Syndrôme Entéropsychologique : non seulement ça claque bien en français, mais la formule est moins bancale qu’en anglais. Elle fait très bien la liaison, que dis-je, la fusion, entre le système nerveux, les maladies mentales qui en découlent, et les intestins, donc la nourriture. Sauf que…les intestins sont aussi considérés comme un second cerveau…cf système nerveux entérique.

Le régime GAPS, est recommandé aux patients souffrant, comme la couverture du bouquin l’indique : de dyspraxie, de déficit d’attention, de dépression, d’hyperactivité, d’autisme, de dyslexie et de schyzophrénie. Le genre de maladies,  même pas orphelines, qui , faute d’explications, ne laisse que la fatalité. Ou le destin. De quoi devenir pieux, pratiquant religieux quand cela vous tombe dessus – sur votre ou vos enfants, donc-, en vous en prenant à ce Dieu qui joue aux dés, et qui par un artifice statistique s’en est pris à votre progéniture.

Natasha Campbell-Bride, appelons-là directement Natasha ne tente pas de tout ramener à l’alimentation : c’est indiqué de manière explicite que l’alimentation joue un rôle, toutefois, faute d’études, on doit considérer que ces maladies mentales restent pluricausales. Le régime GAPS s’inspire fortement du régime du Docteur Haas (dit, des glucides spécifiques) qui a soigné plusieurs centaines de patients atteints de maladie coeliaque ou de la maladie de Crohn, les troubles digestifs en général.

C’est sur la base d’une constatation que Natasha a donc conçu le régime GAPS : les patients atteints de maladies mentales, ont des troubles du systèmes digestifs, quand ils ne sont pas pour la plupart carrément coeliaques. Sur cette base, les candidoses (du champignon Candida) prolifèrent, les glutéomorphines, les casomorphines (opiacés dérivés du gluten et de la caséine) sont tout autant de toxines qui perturbent le fonctionnement des intestins et in fine, celui du cerveau…le régime SGSC (Sans Gluten, Sans Caséine) est d’ailleurs aussi un précurseur du régime GAPS, destiné particulièrement aux autistes, mais le régime GAPS va plus loin, il ne fait pas qu’exclure certains aliments, mais en met d’autres à l’honneur (voir plus bas, similarités avec les régimes Paléo).

Natasha constate aussi que les patients atteints de ces maladies mentales sont pour la plupart, tous accro au sucre, sous forme de féculents ou de sucres simples, et ont une alimentation pauvre : c’est bien simple, les sucres nourrissent la flore bactérienne opportuniste…. ! Sur cette base, les aliments probiotiques sont d’ailleurs conseillés, dans un second temps du moins, surtout comme certains produits laitiers (kéfir !), afin de rétablir un équilibre entre flore bactérienne bénéfique et l’opportuniste/transitoire. Attention toutefois à l’effet de Herxeimer, les bactéries pathogènes en mourrant, lâchent des toxines, le patient peut s’en trouver affecté. Heureusement, il y a une parade, très bien expliquée.

Si l’ouvrage n’était pas singulièrement destiné aux personnes souffrant de ces maladies, on pourrait penser à un autre livre de paléodiète, tant les conclusions rejoignent fidèlement celles-ci, où celles de la galaxie Weston Price. En gros, ben, les céréales sont globalement à éviter, en particulier le blé et le maïs, peut-être un exception pour le riz blanc. Les huiles végétales sont à proscrire absolument, alors que les huiles animales,d’olive, de coco, sont conseillées. Le lait et produits laitiers sont proscrits sous leur forme pasteurisée. Les légumes verts sont parfaits, mais ni le soja ni les légumineuses. Un peu de lait cru, pourra être réintroduit dans la phase de guérison – à cause de la caséine, évitée au début -. Les vitamines liposolubles sont mises à l’honneur. La plupart des sucres sont à éviter dans les premières phases du régime, et pourront être augmentés graduellement (mais pas tous…cf céréales) au fur et à mesure des progrès, ce qui fait penser aux régimes cétogéniques (dont Atkins qui est évoqué), et dont leur utilité pour maîtriser l’épilepsie a été maintes fois démontrées. Et les sucres remis dans l’alimentation ne seront jamais des produits transformés, les pommes de terre, le riz, le quinoa, etc., sont ok, mais pas le sucre de table ou le pain blanc ou complet (au blé ou dérivés). Je suis frappé de voir à quel point la démarche est similaire à la démarche paléo. Pour des raisons évidentes d’image, Natasha ne s’en réclame pas ouvertement, ne fait pas référence à nos ancêtres, ni à l’étude de squelettes…mais ses objectifs prennent le même chemin : pas de coïncidence, que de la cohérence !

Le livre est ainsi riche en explications et pédagogie, impossible d’en aborder toutes ses facettes : si le sujet vous intéresse, inutile de se limiter à des compte-rendus sur internet, Natasha, en bonne scientifique est très pédagogue, prend le temps d’expliquer causes et conséquences, ainsi que la finalité de cette alimentation. Alors ça n’est pas le remède miracle : la maladie ne disparaît pas, il faudra être vigilant toute une vie, mais les symptômes peuvent être grandement atténués, et surtout maîtrisés. C’est un vrai livre d’intérêt public, qui montre que les solutions ne se limitent pas à des médicaments pour shouter un patient, et un grand débarras dans un centre hospitalier quelconque. Encore faut-il que la profession admette dans sa globalité cet aspect-là, plutôt que de le reléguer à un rang de médecine  alternative, aux côtés de l’astrologie…

Pourtant, ce livre est issu d’une longue expérience accumulée, de longues années en tant que praticienne ont achevé de faire Natasha Campbell-Bride une spécialiste : son savoir empirique, ses expérimentations, ses relations avec les patients, et bien sûr sa qualité de scientifique l’ont poussé à ses conclusions, qui se sont consolidées avec les années. Maintenant, il ne manque plus que l’information se propage afin d’aider toutes les familles qui souffrent sans pouvoir réagir proprement.

édition du 18 mars : une étude française de l’AFSSA condamne sans appel les régimes sans gluten sans caséine. Voir ma réaction suite à ce rapport…qui ne parvient pas à démonter l’utilité du régime GAPS.


Post-Scriptum : l’ensemble des maladies s’arrêtent à celles évoquées, celles qui apparaissent dans l’enfance. L’alimentation joue un rôle essentiel dans d’autres maladies, celles de sénilité, qui apparaissent avec l’âge : Alzheimer (souvent nommé diabète de type 3, ou  même carrément diabète du cerveau), ou  Parkinson. Elles ne sont pas le sujet du livre. Pour autant, on peut se demander si les recommandations ne seraient pas les mêmes…

La guerre des fromages qui puent

Je jeûne d’informations (comme Taty 😉 ) en ce moment, donc pas d’articles pendant quelques semaines, pas les idées qui manquent, juste un manque de temps. On va attribuer ça au froid qui a sévi sur toute l’Europe. Toutefois, pensez à voir cette émission qui est  rediffusée sur france 5 le jeudi 16 février 2012, à voir aussi sur le site de rediffusion sur le net au pire.

Bon, cela rejoint en partie ce que je déplore : abandon du terroir, perte de repères, lait cru passé de mode. Les américains semblent nous damer le pion, après tout, c’est chez eux que j’ai trouvé l’ouvrage définitif sur la question, celle du lait cru. Peut-être sommes-nous devenus trop pauvres pour manger du fromage de qualité ? Je ne le crois pas. Par contre avec 20, 30 ans de retard, on fait le chemin qu’ils ont fait, vers une perte de sagesse alimentaire. Il est quand même assez énorme que la polémique des produits laitiers entre Bourre et Souccar ne fasse pas mention du lait cru traditionnel étant donné les différences flagrantes avec le lait moderne.

Bref : un passage obligé, avant une renaissance ?

Faut-il réhabiliter l’huile de palme ?

Au départ était une vidéo virale, il y a quelques mois de cela :

Oh bien sûr, les cris d’orfraies n’ont pas tardé, et le public a vite donné dans des réactions purement émotionnelles :

« Oh c’est que du gras, et du mauvais, du saturé, celui qui bouche les artères »

Bon. Très bien. Le nutella est donc un savant mélange d’huile de palme, de sucre, et d’un peu de noisettes (et bien d’autres additifs, comme tout bon produit industriel). Il est amusant de s’inquiéter pour la, certes haute, présence de l’huile de palme, mais quand même. Le sage montre la lune (le sucre, la transformation,…ou le manque de noisettes aussi), le fou lui, à son habitude, s’attarde sur le doigt, l’huile.

huile de palme

L’huile préférée du diable

L’huile de palme est controversée. Doublement. Tapez sur google, vous verrez, elle est à l’origine de problèmes écologiques majeurs dans les pays producteurs. Pour cette raison, cela en ferait une huile à rejeter pour n’importe quel éco-citoyen de la terre. Et en plus elle contient des graisses saturées mon dieu, c’est l’huile du diable ! Sacrebleu !

Le palmier donne deux sortes d’huiles en fait : l’huile de palmiste qui est l’huile extraite du noyau du palmier, et l’huile de palme proprement dite, qui est celle que l’on rencontre usuellement dans les produits industriels. Laissons tomber la première, pour la petite info, elle est assez proche de l’huile de noix de coco, riche en acides gras à chaîne moyenne (acide laurique et myristique surtout). Elle pourrait être intéressante mais elle est aussi, malheureusement extraite à partir de solvant (hexane comme d’hab).

De l’huile de palme proprement dite, on en distingue 2 : l’huile de palme rouge, extraite mécaniquement et qui est assez riche en bêta-carotène (précurseurs de la vitamine A), autres carotènes, en tocophérols antioxydants (vitamine E) et des tocotriénols. On rencontre toutefois plus souvent l’huile de palme plus basique, qui est en fait raffinée et est une fraction de la version rouge. Elle est aussi débarrassée de la plupart de ces micronutriments à l’exception de quelques tocophérols qui ont réussi à passer outre (et quelques vitamines K si j’en crois lanutrition.fr). L’huile de palme, sous sa version raffinée, est ainsi composée de près de moitié par de l’acide palmitique (acide saturé), et ensuite vient l’acide oléique (monoinsaturé, le même que celui présent dans l’huile d’olive) pour près de 40 %.

Le voilà le coupable idéal. L’acide palmitique, le fameux acide saturé, responsable de toutes les maladies cardiovasculaires depuis la nuit des temps…*tousse*. Les lecteurs du blog savent que les acides gras saturés tout comme le cholestérol ont été accusés à tort dans le déclenchement des maladies, ils ont même des propriétés intéressantes contre ces maladies en veillant à ce que les lipides polyinsaturés ne s’oxydent pas dans le sang, ce qui est par contre un vrai problème. Pleurer contre la dangerosité de l’huile de palme est un pur nonsens scientifique, c’est un reliquat tenace de l’hypothèse lipidique. Cessons de bêler avec les moutons.

diable

Jetons à la poubelle l’hypothèse diabolipidique

Pour autant, faut-il en consommer ? Franchement…qui en consomme directement…à même la bouteille ? On la retrouve dans moults produits transformés et sucrés, le problème étant donc les transformations et le sucre, pas l’huile de palme en soi. Elle est aussi relativement pauvre en micronutriments, et donc pas très intéressante nutritionnellement parlant, bien que non nocive pour un sou. En évitant les produits transformés, pas d’huile de palme dans votre assiette.

En adoptant une démarche paléo, ou realfoodiste à la manière de Michael Pollan, vous n’en consommerez pas, et préfèrerez les huiles d’olive, de coco, beurre, graisse de canard, lard…et vous soulagez dans le même temps les forêts équatoriales, tropicales. Deux pierres d’un coup ! Et comme le dit Coluche : il suffirait qu’on n’en achète plus pour que ça ne se vende plus…prenez vos responsabilités !