Quelques effets paradoxaux

Voici quelques paradoxes constatés, ou assez célèbres, en ce qui concernent la santé ou la nutrition, j’en ai même abordé certains par le passé. Je n’ai pas l’intention d’être exhaustif, c’est un billet léger, court vêtu, c’est l’été !

Le mouvement perpétuel, un paradoxe merci à wikimedia, et au wikipedia catalan.

Vous allez très bien, mais vous clamez à tue-tête que ce n’est pas le cas du tout, en analysant finement chaque (pseudo) symptôme. Vous souffrez probablement d’hypocondrie. Si en conséquence vous cherchez à manger le plus sainement possible, en mode « intégriste » qui ne supporte aucun écart bénin, vous êtes probablement orthorexique.

Vous êtes suivis médicalement, on vous donne un pilule, vous allez mieux. Vous apprenez que cette pilule n’avait aucun principe actif. Tout s’est passé dans votre tête, c’est un effet placebo. L’inverse existe aussi, aucune raison valable d’aller mal, mais vous psychotez encore une fois, à tort. Et des symptômes apparaissent, vous êtes votre propre victime…d’un effet nocebo.

Vous suivez un protocole alimentaire pour aller mieux, une détoxification (à la Kousmine, ou façon régime GAPS). Mais momentanément, vous allez moins bien, c’est sans doute une réaction de Jarish-Herxeimer. A ne pas confondre avec les effets secondaires ou indésirables des médicaments, qui vous font du bien d’un côté, et un peu de mal de l’autre, les effets positifs étant censés l’emporter sur les négatifs (ou ceux-ci étant supposés être plus supportables que la pathologie traitée).

Au contraire, vous changez brusquement d’alimentation. Vous vous sentez revivre, votre corps vous remercie en délestant du gras, en vous rendant à la limite de l’euphorie, vous savourez chaque instant. C’est un effet de lune de miel, très souvent constaté chez les gens qui quittent la junk food, pour un régime plus équilibré (la lune de miel en régime Atkins est connue). Attention, cet effet-là ne dure pas, et si on ne revient pas vers les épisodes brûmeux précédant le changement, cela ne veut pas dire que votre alimentation soit optimale, juste meilleure que la précédente.

Vous testez un aliment reconnu unanimement comme mauvais mais en petite quantité. Et ô surprise, vous constatez un effet positif. Peut-être un effet d’hormèse ? Attention, tout les aliments, ou substances, ou molécules, n’ont pas nécessairement cet effet-là. Les fameux perturbateurs endocriniens sont nocifs, même en très petites quantités.

Vous faites une séance de musculation, terrible, intense, et longue. Vous vous attendez donc, le lendemain à être un peu courbaturé, ou au moins sentir que les muscles « travaillent ». Raté, c’est le surlendemain que cela arrive. On peut parler d’hystérèse, typiquement, quand les effets attendus se produisent avec un certain délai. A titre personnel, j’ai expérimenté ça, parfois avec le gluten. Ce qui m’a amené à être optimiste…en fait pas du tout, juste un effet retard.

Sinon, une qui m’amuse, la dernière pour la route et pas sérieuse du tout : vous vous regardez devant la glace, vous vous trouvez aminci. Votre copine arrive, et vous trouve contraire plus gros, et vous le prouve en comparant deux photos. Vous êtes victimes d’une illusion d’optique de votre propre cerveau, qui a tendance à vous suggérer plus beau que vous ne l’êtes réellement…

Une réflexion au sujet de « Quelques effets paradoxaux »

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