GROS : tout ça n’est pas (que) dans ta tête

Par une journée ensoleillée je suis allé voir ce que me proposait la médiathèque Cabanis à Toulouse, au rayon diététique. Pas grand chose de bien neuf par rapport à la dernière fois, je zieute davantage sur les noms de Apfeldorfer et Zermati. Voyons voyons, ok, je suis en manque de sujets, pourquoi pas, voyons ce que ces messieurs ont à dire sur le sujet de l’alimentation. J’ai donc pris ce qu’il y avait, et ça se limitera aux deux ouvrages présents lors de mon passage : Mangez en paix de Apie et Maigrir sans régime (édition augmentée) de Zermie. Tiens, fait amusant, s’ils veulent écrire un nouveau bouquin ensemble, ils pourraient tenter quelque chose comme « la nutrition de A à Z ».

Apfeldorfer zermati
Hum, bon, restons sérieux. Surtout que deux gaillards qui citent Brillat-Savarin, Paul Watzlawick ou Michel Cabanac ne sauraient être de mauvais bougres. C’est un des points forts de ces bouquins, remplis de bon sens, de science, et de culture. Et leur acronyme GROS est en revanche très bien trouvé :  Groupe de Réflexion sur l’Obésité et le Surpoids

Le postulat des deux hommes, qui partagent des vues très proches, sinon identiques, est que les régimes ne fonctionnent pas pour 80% des gens qui les tentent, et donc ces gens-là reprennent du poids. Cette reprise de poids étant due à l’impossibilité pour les gens à garder une ligne de conduite à vie, et sous le poids de pressions externes (dictats des régimes, des recommandations officielles, de la pression sociale) aussi bien qu’internes (culpabilisation, troubles psychologiques et traumatismes variés, alimentation émotionnelle, suralimentation compulsive, crises) les gens sont amenés à reprendre les kilos perdus (et plus…) via des crises de boulimie : la restriction cognitive est le moteur qui va créer un déséquilibre entre la raison (manger peu de calories pour perdre du poids) et la passion alimentaire, car oui manger est un vrai plaisir, certes, mais aussi une compulsion chez ceux qui se restreignent et finissent par craquer sur une pizza ou un gâteau entier, ou pire, de la junk food par kilo. Bref, un vrai nœud gordien.

L’objectif de AZ est de traiter les problèmes psychologiques à la racine, en déculpabilisant la personne, en se concentrant sur les phénomènes de satiété, de rassasiement, de prendre du plaisir à manger si possible en société. Si vous craquez pour de la junk food, savourez-là ! Car en craquant sans plaisir, vous risquez davantage de rester insatisfait, en plus de culpabiliser. Ce qui génère d’autant plus le comportement à risque. Si les patients suivent le programme abordé dans ces bouquins, ils devraient retrouver un comportement alimentaire souhaitable, à savoir une normalisation des craquages, ne pas manger s’ils ne le souhaitent pas*, écouter son corps avant tout. C’est une approche psychologique, ma foi, je dirais d’assez saine. Apie, dans ce sens, donne une anecdote amusante sur un restaurant à cassoulet à Castelnaudary : visiblement une convive fit la moue en pensant à toutes ces graisses que représentent un cassoulet. Le brave Gérard a donc craqué caloriquement parlant, mais assure-t-il, les repas suivants, du lendemain ont été légers. On peut penser que la personne dégoûté par tant de gras, et peu satisfaite par sa salade, se mit à craquer pour du chocolat ou autres aliments de dépannage dans les jours à venir. De ce fait M. Apfeldorfer et Zermati ne vouent pas un culte au comptage des calories, ou à la diabolisation des graisses : si vous êtes sains dans votre tête, la régulation calorique se fait sur le long terme. Et la perte de poids se poursuit logiquement.

Il y a un mais. Car si je trouve leur approche formidable, et suffisante pour un certain nombre de personnes, je reste persuadé que dans bien des cas, cela reste des outils complémentaires, chaque cas est individualisé, et l’on n’est jamais certain de la part émotionnelle, psychologique dans les kilos surnuméraires. Admettons que les régimes basiques ne marchent pas à long terme et je suis assez d’accord là-dessus, la plupart des gens ne font qu’adapter momentanément une démarche et retombent dans leurs travers : si ceux-ci n’ont pas de problèmes psychologique avec la nourriture, ni de culpabilisation, ni sensibles à la restriction cognitive, que ces gens-là prennent systématiquement du plaisir à manger, mais sont justes victimes de rages boulimiques trop nombreuses trop souvent, et mangent réellement beaucoup, parce que les signaux biologiques de satiété sont défaillants ? C’est une hypothèse de travail, je pense que j’étais comme ça avant de mincir (et je ne reprends plus). Anecdotique ? Peut-être, voyons un peu plus dans le détail.

david linden pleasureDavid J. Linden est une sommité américaine en ce qui concerne le fonctionnement du cerveau, des circuits du plaisir/récompense, des neuro-transmetteurs, des aspects addictifs de la drogue bien sûr, mais aussi de la nourriture, le sexe et bien plus encore (internet).

Le chapitre Feed Me de Pleasure (How Our Brains Make Junk Food, Exercise, Marijuana, Generosity, and Gambling Feel So Good) est intéressant à plus d’un titre. David Linden nous rappelle les heures de gloire de la découverte de la leptine, une des hormones-clés de la régulation alimentaire dans le cerveau. Il passe en revue l’expérience de Jeffrey Friedman sur deux types de souris obèses, et qui lui permit de découvrir le rôle de la leptine : il a simplement prouvé que des injections de leptines à des sujets qui en produisaient peu, pouvait les aider à réduire leur consommation alimentaire (en plus, visiblement, d’augmenter la dépense énergétique). La leptine a un rôle-clé physiologiquement parlant sur la prise de nourriture spontanée. Et vu que Zermati, par exemple, connaît très bien, cette molécule, pourquoi en plus de l’approche psychologique ne pas suggérer un programme alimentaire qui stimule, par exemple la sensibilité à la leptine, tout comme on peut recouvrir la sensibilité à l’insuline ? Si un bug est présent dans le programme, pourquoi ne pas le corriger à la source, surtout s’il est connu et reconnu ? On s’attaque toujours à la racine du problème : la régulation de la faim, mais par son versant physiologique plutôt que psychologique. Je n’irais pas jusqu’à administrer une supplémentation en leptine, d’autant que d’autres hormones de la satiété existe : la ghréline aussi fait partie du puzzle homéostatique.

De même, David Linden, recense aussi les produits qui causent une disruption dans les circuits du cerveau, et c’est le cas de la junk food, à la fois sucrée, salée et grasse (Salt, Sugar, Fat ?). En n’interdisant aucun aliment, est-ce que se reporter certains patients ne se reporteraient pas trop souvent sur ces aliments-là, ne risqueraient pas de tomber dans une trappe à junk food autojustifiée ? A moins que le résultat attendu de la pratique psychologique étant que le patient à s’écouter lui-même et son corps ne se détourne durablement de cette junk food. Mais vu le pouvoir attractif de cette merde, et les conséquences sur le métabolisme et le cerveau, je suggèrerais un sevrage momentané, puis une légère réintroduction éventuellement pour ne pas retomber dans le côté obscur. Le monde moderne est envahi par cette non-nourriture, et bien malin qui a la potion magique pour s’en dégoûter durablement. A noter que de manière anecdotique, M. Zermati ne croit pas aux théories glucidique, lipidique et protéique dans la prise de poids. Ni même à la théorie des combinaisons, or la combinaison graisse/sucre/protéine (et sel), ainsi que le travail sur les textures – que les industriels maitrisent – semble bien conduire à la suralimentation, les études sur les circuits de la récompense et du plaisir sont assez unanimes. Du coup il faut en manger pour pas se sentir restreint, mais attention car c’est aussi une nourriture-piège par excellence…un cercle vicieux purement physiologique peut s’alimenter de lui-même. Il convient dès lors à s’en rendre compte et…se priver donc de junk food pour sortir de la boucle. Un effort, une certaine volonté initiale est nécessaire si l’on désire s’en sortir. Pas évident…d’autant que certains aliments sont franchement à éviter, le sucre raffiné étant reconnu comme plus addictif que la cocaïne, en reprendre, c’est prendre le risque de replonger.

Le facteur sommeil. Là aussi, et peut-être vous l’expérimentez dans votre vie, le manque de sommeil influe sur le comportement. On sait que le manque de sommeil, accroit le risque d’insulino-résistance indépendamment du poids, mais également la consommation calorique journalière. Plus frappant et certains se reconnaitront le manque de sommeil rend plus sensible aux charmes de la junk food. Là aussi, peut-être, il y a une vraie cause de prise de poids réversible en faisant l’inverse, plutôt que de chercher dans les méandres tortueuses de vos pensées : dormir, rétablir les rythmes circadiens, éviter les écrans et la lumière artificielle à partir d’une certaine heure !

M. Zermati m’apprend que ce que je pressentais, ce que j’avais un peu de peine à exprimer, le manque en micronutriments peut expliquer la prise de poids. Il cite pour cela l’exemple de la vitamine B1, la thiamine avec une expérience réalisée par des rats par un certain Harris. Dans ce cas, pourquoi ne pas suggérer une liste de super aliments riches en micronutriments de toute sorte, à privilégier lors de périodes de fringales ? Pourquoi ouvrir une porte sur une explication, jeter un œil, refermer la porte doucement, et se priver d’une ébauche naturelle de de solution pour régler les problèmes ?

C’est également le cas de la piste intestinale et bactérienne :  j’ai abordé le sujet maintes fois, tellement je le trouve passionnant. Natasha Campbell-McBride instigatrice du régime GAPS, auteur du régime entéropsychologique indique que ses patients (les enfants GAPS) ont des fringales de sucres complexes ou non, jusqu’à refuser tout autre aliment. Plus que les autres enfants. Une flore intestinale dégradée (dysbiose), accompagnée ou non d’un champignon (candida), voilà une cause d’une suralimentation. Et soupçonnée en plus de modifier le comportement, pas seulement alimentairement parlant. Là aussi, le cerveau est sous influence, mais la meilleure manière de s’en sortir n’est peut-être pas, ou pas uniquement avec l’approche psychologique AZ. Il paraitrait même que le régime des glucides spécifiques aurait de meilleurs résultats que le régime GAPS qui s’en inspire très fortement. C’est encore là, à mon sens, un exemple de cerveau qui fonctionne mal (pour résumer), et dont l’approche thérapeutique adéquate consiste plutôt à adopter une diète adaptée.

Une approche alternative qui annonce la fin des régimes, et qui s’attaque de front la question des fringales impérieuses, est celle de Julia Ross dans The Mood Cure ; mot à mot : Guérison de l’Humeur, en fait traduit par « libérez-vous des fringales ». Assez proche dans l’esprit des régimes Glucides Spécifiques/GAPS (elle traite aussi des levures comme le candida), elle a en tête de rééquilibrer directement à la source la chimie cérébrale : en supplémentant directement en acides aminés qui auront un effet direct sur la production de neurotransmetteurs (GABA, glutamate, par exemple). On pourra retrouver le meilleur article à ce sujet ici. On peut même écouter ses podcasts ici. Pour ceux qui savent comprendre l’anglais à l’oral uniquement !

chicken runPas de régimes au sens traditionnel du terme (guérissez-vous des régimes dit Taty), d’accord, mais doit-on se priver d’outils complémentaires qui visent à améliorer directement notre biologie humaine ? Le cerveau est parfois sous influence externe et la volonté de tout réduire à la psychologie est extrêmement réductrice, peut-être contreproductive chez des gens qui ont un vrai besoin d’être traités, et qui vont peut-être échouer par la méthode AZ. C’est une vraie interrogation, j’ai juste donné quelques pistes de désaccord, pas sur la méthode, mais plutôt sur le fait qu’elle me semble exclure d’autres approches salvatrices, qui peuvent être qualifiées de « régimes », je dirais plutôt reprogrammation alimentaire. Si je reste dans le cancan paléo, on pourra suivre le blog d’Emily Deans, Evolutionary Psychiatry. Elle marie à merveille l’approche psychologique et les approches alimentaires qui ont le vent en poupe aux US. Mais avec des arguments, de la science, de la pratique au quotidien et une volonté d’ouverture. Les approches sont complémentaires, il serait dommage de se priver d’une ou de l’autre pour privilégier systématiquement la piste psychologique. Chaque cas est individuel, par définition, et le bon nutritionniste ou diététicien devrait composer avec l’ensemble des outils qui existent, agrandir la palette des solutions.

Pour résumer, très brièvement : la méthode AZ est très bien, et je regrette qu’ils occultent les autres méthodes de résolution de fringales, en partant du principe que tous ceux qui ont des fringales sont atteints de restriction cognitive : ce n’est pas dit noir sur blanc dans le texte, mais c’est ce que je ressens tout au long de leur lecture. Et manifestement, ils semblent bien au fait de la littérature scientifique, ils m’ont l’air extrêmement cultivés. Donc soit ils pensent que leur méthode est supérieure, soit ils occultent délibérément, mais ça n’est pas exactement ça, vu qu’ils abordent la plupart des théories de la prise de poids (la flore bactérienne est même évoquée). En se privant tout de même d’examiner certaines pistes : le régime en glucides spécifiques a été redécouvert en 1994 via Breaking The Vicious Cycle de Elaine Gottschall, mais date tout de même des années 1920.

edit du lendemain : Pour Julia Ross en fait il s’agit de The diet Cure qui a été traduit, The Mood Cure est plus récent

PS : j’avais tenté de m’élever contre la tendance à tout réduire à la psychologie déjà y a quelques années, plus maladroitement et franchement moins documenté, il faut avouer ; on va dire que c’était des prémisses timides du présent article. Je recycle des choses déjà connues des lecteurs du blog, mais la lecture des deux livres m’a fait (sur)réagir, et je trouvais intéressant de mettre en relief leur approche avec celles déjà abordées ici-même.

PPS : un petit tour sur amazon, et surprise, Apie a déjà écrit un bouquin Maigrir, c’est dans la tête (j’avais déjà choisi le titre de l’article et l’image de Tweedy)

*Apie ne recommande pas (explicitement) le jeûne, mais sauter un repas car on a pas faim, et on respecte les signaux est très exactement du jeûne intermittent ! Et le jeûne par ses vertus cétogènes a tendance à bien calmer la faim et les fringales intempestives, n’est-ce pas un des buts souhaités ?

14 réflexions au sujet de « GROS : tout ça n’est pas (que) dans ta tête »

  1. tatylauwers

    salut, wordpress me fait des misères pour publier mon commentaire, je te l’envoie par ici, je suis en train d’écrire ce fameux livre que je promets depuis cinq ans sur les régimes, ça tombe pile dans ma problématique du moment

    merci Sylvain, quel résumé puissant pour un sujet si délicat, qui ronge la vie de bien de mes copines. La reprise de poids après régime n’est pas toujours due à des grignotages, hélas  (A & Z sont bien prudents, les colloques de nutrition citent plutôt 95% de surpoids après régime). Certains gros ne mangent vraiment pas beaucoup. Ils ont simplement bousillé leur métabolisme basal et les circuits de la leptine à force de régimes malvenus, mal menés. J’en suis, et pourtant je suis bien placée pour savoir désormais ce qu’il faut faire: nourritures vraies, parfois paléo, rechercher les hypersensibilités, soigner les tripes, etc.  J’ai 20 kilos de trop, je mange peu mais ce qui me plaît sans restrictions, deux fois par jour, càd quand j’ai faim, j’ai calculé environ 1500kcal par jour càd bien moins que ce qu’une femme de 60 ans active devrait manger, je faisais jusqu’il y a peu pas mal de sport… Keskidiz les AZ sur ces cas? je ne suis pas la seule. Apfeldorfer est assez dur avec des cas comme moi dans ses livres, sous-entendant qu’on ment pour pouvoir tenir tête à l’autorité, problème avec le père etc… Je pouffe.  Il y a moyen de remettre le circuit leptine en route, mais pas en ajoutant de la leptine. Big Pharma vient de passer vingt ans à essayer de trouver le remède pour ce faire, alléché par le volume du public potentiel (volume dans les deux sens du terme). Or, il semblerait que ce soit une question de leptinorésistance, qui fonctionne comme l’insulinorésistance. Il faut donc rallumer les capteurs. Une partie de la solution est alimentaire. Un comble! Faire un dernier régime pour pouvoir enfin arrêter les régimes. Le créateur de ce régime, le dr Jack Kruse (USA), prétend qu’on peut enfin maigrir après son régime (le Leptin Reset). J’ai organisé un forum de test avec des leptinorésistants il y a deux ans en adaptant son régime à nos contrées. On a tous remis en route les circuits de la leptine. La plupart ont minci (de forme, pas de poids! amusant), mais n’ont pas gardé ces formes de rêve après le test. C’était mon dernier test avant la rédaction de mon prochain livre. Je pense qu’il faut se faire une raison: « femme, si tu as fait deux régimes dans ta vie, habitue toi à ce nouveau corps et passe à autre chose, cible la vitalité, le peps, la bonne humeur par l’alimentaire, pas le poids ». Pour les hommes, c’est une autre chanson, car pour la toute grande majorité ils peuvent maigrir/mincir comme ils veulent (quand ils le veulent) même après dix régimes. Grrr. Le régime superfacile et efficace pour la plupart des Jules: arrêter le pain et le gluten, diminuer l’alcool, faire de la quasi-dissociation alimentaire. Point. Et ils fondent, à condition de garder ce rythme bien sûr NB. Le livre que Julot a traduit de Julia Ross est « The Diet Cure » je crois, pas the mood cure. Elle en a écrit deux aux titres similaires. Taty Lauwers

      Cordialement Taty Lauwers http://www.taty.be taty.lauwers@yahoo.fr taty@island.be

    ________________________________

    Répondre
    1. Sylvain Auteur de l’article

      Bonjour Taty, normal que worpdress fasse des misères je modère (sinon je suis attaqué par les spams, le filtre fonctionne pas tout le temps)
      Je connais Jack Kruse pour sa cryothérapie (des bains froids pour réactiver sa graisse brune, la plus difficile à faire partir, la plus nocive). Je savais que c’était leptin-man, mais je suis pas allé plus loin. Oui pour le « circuit leptine » c’est pour ça que je pense que l’administration directe n’est pas concluante.

      Pour Julia Ross j’ai fait une boulette, elle a effectivement sorti the mood cure en…2012 : http://www.amazon.fr/Mood-Cure-Emotions-Supplements-ebook/dp/B008IWZMY6/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1376123646&sr=8-1&keywords=mood+cure. Libérez-vous des fringales c’est bien the diet cure. Je ne sais plus pourquoi j’ai confondu les deux.

      Par contre la conclusion « habitue toi à ce nouveau corps » est un tantinet déprimante ? Je sais bien que la graisse féminine qui se porte sur les fesses et cuisses n’est pas aussi problématique que la graisse masculine « viscérale » (bon c’est un cliché, c’est un peu plus complexe les femmes pouvant très bien avoir un gros bidon aussi…)

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  2. Mel de www.caloriepholie.com

    Salut Sylvain
    Excellente analyse 😉
    J ai lu ces bouquins de À et Z il y a quelques années, quand je luttais avec mes démons de l anorexie ( un comble, non?) pour apprendre à ne pas avoir peur de grossir en mangeant… Intéressants certes. Mais ne m ont pas permis de passer à l action : cerveau trop privé de neuromédiateurs, donc trop addict a la maladie… Je suis tombée sur Julia Ross en même temps que sur Taty : protocole JR + cure Taty = meilleur moral, intestin moins abîmé. Le must : la cure Relance Leptine de Taty dont j ai été une des testeurs ( merci taty) par pour maigrir mais pour « me retrouver  » et lâcher mes vieux démons. Ope réussie notamment sur l addiction au sport ( voir mon blog), moral au top et reprise de quelques formes harmonieuses!!! Mais comme signale taty, après effets de la cure, petit retour en arrière malgré une alimentation paléo high fat.. Me manquait la phase  » recalibrage » du subconscient ou quelque soit le nom qu on lui donne : ou comment apprendre à lâcher prise. Pas de psy, g donne pendant des années pour pas grand chose. Mais des thérapies brèves ( voir les nouvelles pages de mon blog) et des rencontres avec des « êtres éveilles » pour apprendre que la solution à mes soucis est en moi… Bref, ça n engage que moi, mais le traitement alimentaire et psy sont indissociables pour les problèmes de comportement alimentaire. Encore une fois, ce n est que mon humble avis 😉

    Répondre
      1. Mel de www.caloriepholie.com

        autant pour moi Sylvain… C ça de faire plusieurs choses en même temps 🙂
        tu sais, je comprends la remarque de Taty : si perdre des kilos superflus signifie devoir se priver advitam eternam, c a dire devoir mentaliser sa bouffe, calculer, se frustrer ect… effectivement, sage parole : mieux vaut accepter ce qui est et en tirer le meilleur 🙂

  3. Ping : L’homme et la bouffe…un cochon comme les autres | Clair et Lipide

    1. Sylvain Auteur de l’article

      Bonjour,

      je ne suis pas spécialiste du sujet. Certaines personnes prendraient des suppléments de leptine et cela restaurerait les signaux de faim.

      Un médecin américain (neurochirurgien) nommé Jack Kruse propose un programme plus élaboré pour redevenir sensible à la leptine (= cette hormone existe et agit dans le corps, quand on y est résistant, elle est secrétée mais ne fonctionne pas ou peu) ici : http://www.jackkruse.com/easy-start-guide/ c’est très orienté, mais je ne sais pas ce que ça vaut.

      Répondre
  4. Ping : Les actus digérées #1 | Clair et Lipide

  5. Ping : Une seule résolution pour le nouvel an, glucose et volonté | Clair et Lipide

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