A propos d’une diète extrêmement carnée

Je viens de recevoir le dernier cru de Julien Venesson : Paléo Nutrition. Je n’ai eu le temps que de le feuilleter, ma foi, il m’a l’air pas trop mal, bien écrit, didactique, et abordant certaines problématiques familières aux lecteurs de Clair et Lipide, et d’autres qui sortent de mon champ de compétences, notamment les questions de prise de muscle et de performances.

Paléo et parquet flottant font bon ménage.

Paléo et parquet flottant font bon ménage.

Enfin, quoiqu’il en soit, gageons qu’il coupera un peu le pied aux apprentis évolutionnistes qui ont l’esprit un peu trop perché sur les arbres fruitiers, voyez ce que je veux dire…

Revenons au sujet de l’article.

L’édition de cette version ebook de The Fat Of the Land est le bon moment pour faire le point sur ce type de régime extrême. Honnêtement, ce ne sont pas des régimes que je conseillerais de prime. Plus un régime est extrême, plus la probabilité de s’y épanouir est faible. Des facteurs génétiques probables en passant par les détails (le diable y est sans doute niché) à ne pas négliger, on peut se demander comment ces tribus nordiques ont pu faire mieux que survivre : à vue de nez, pas de dégénerescence physique, pas de taux de cancer à l’occidentale, une vie assez rude néanmoins.

Je n’ai pas l’intention de faire un rapport complet, juste donner quelques éléments, comme grain à moudre pour pousser la réflexion assez loin, sans faire dogmatique, et en tenant compte de quelques éléments venant compliquer les conclusions. Pour les lecteurs habitués : y a pas franchement du neuf, mais c’est un peu le moment de faire le point.

  • Graisses :

Le mal du Caribou (Rabbit Starvation) y est clairement évoqué comme écueil. A priori en régime carné, et dans un climat ou les tubercules et céréales y sont rares il faut se tourner vers les graisses animales. Si possible en se concentrant sur les abats et la moelle des os, on laisse parfois la viande de type musculaire aux chiens, celle-ci étant moins riche nutritionnellement parlant. Donc beaucoup de graisses, même si la viande basique est maigre. Pas tant que ça de graisses saturées, un peu plus chez les amérindiens amateurs de mammifères terrestres. Beaucoup d’oméga3 à longue chaîne chez les inuits, a priori les plus utiles. Au point que les inuits souffrent de fréquentes hémorragies internes, sans doute une conséquence d’un sang par trop fluide.

  • Protéines :

Toutes les parties de l’animal sont mangées sont mangées, des abats en passant par les os (et oui, pas que la moelle), les tissus conjonctifs (avec le fameux collagène), les abats, et un peu de viande classique bien entendu. Au final une bonne répartition dans les divers types d’acides aminés. Beaucoup de méthionine et de cystéine dans l’absolu, peut-être équilibrées par la glycine, la serine et la proline. Sur le sujet Pensez à lire cet article de Denise Minger, et le commentaire de Darryl vers la fin. Les inuits récupèrent aussi du collagène via le lard de baleine. Le premier qui me parle de manger le poulet sans la peau est à fusiller illico. C’est contre toutes les pratiques ancestrales qui ont du sens, sans même aborder le bouillon d’os.

  • Les vitamines :

je ne vais pas être exhaustif, me limiter à quelques vitamines emblématiques. Pas possible de faire la chasse à toutes les micronutriments existants, même si j’ai quelques interrogation sur la vitamine E qui me semble très peu présente dans les viandes animales, sauf peut-être marginalement.

Normalement, nous avons perdu la capacité à synthétiser la vitamine C, ce qui suggère que nous ne sommes pas carnivores et que notre évolution suggère un environnement riche en vitamine C, via les fruits et végétaux divers (légumes verts à feuille). Donc on pourrait penser que vivre dans le grand nord, c’est s’exposer au scorbut ? Pas vraiment le cas, au prix d’une adaptation intelligente en pleine conscience : les amérindiens en se concentrant sur des organes comme le foie ou les glandes surrénales sous forme crue s’assurent de ne pas manquer de cette précieuse vitamine. C’est une forme de sagesse ancestrale…un empirisme scientifique typiquement humain. Les inuits récupèrent la vitamine C via le muktuk, la peau des baleines, des mammifères marins étant riche en vitamine C (article de qualité, allez-y).  La vitamine C est importante, et…ils n’en manquent pas, mais il faut choisir les bonnes proies et les bonnes parties des proies…

La vitamine A  n’est peut-être pas le plus problématique. Le rétinol est la version pré-formée de la vitamine A, bien supérieure à tous les bêta-caroténoïdes du monde (que normalement on convertit en vitamine A…si le foie est disponible pour ça). A tel point qu’il faut faire attention à bien équilibrer avec la vitamine D. Merci à Suppversity de relayer cette étude qui suggère qu’au moins chez les rats, le bêta-carotène n’est pas l’équivalent du rétinol…et qu’il vaut mieux absorber de ce dernier pour s’assurer de bons chiffres sanguins.

La vitamine D vient à manquer…peu de soleil dans le grand nord. On en retrouve dans les graisses animales, surtout dans le foie comme dans la vitamine A. Pour l’apport endogène via le soleil, il est pas aisé, certes. On notera éventuellement les visages tout ronds des inuits comme pour maximiser la moindre surface en cm² au contact du très peu présent soleil. Honnêtement, c’est un argument à la volée, je n’y accorde pas grand crédit dans l’absolu.

C'est vraiment pour illustrer l'article et éviter un mur de texte un peu trop aride.

C’est vraiment pour illustrer l’article et éviter un mur de texte un peu trop aride. Source : indigenoustattooing.com/

La vitamine K2 : le « célèbre » activateur X doit sa présence à la fermentation des végétaux (par exemple dans le nattō à partir de soja). Mais aussi dans les produits animaux, comme les fromages. Et très sans doute dans la fermentation animale. Sans trop me mouiller, les amérindiens doivent en trouver dans le pemmican qu’ils laissent sécher (et donc fermenter), et les inuits…dans la viande qu’ils laissent littéralement pourrir, et qu’ils mangent ainsi, entre deux poissons crus frais.

  • Les fibres :

Un petit peu chez les amérindiens, qui malgré un régime à dominante carnée ont plus de chances que les inuits qui doivent désespérément faire avec peu de végétaux. Chez les inuits, la fermentation des viandes (et peut-être la consommation de minéraux alcalins comme le calcium dans les os) doit pallier en théorie l’absence de fibres. Les viandes pourries doivent être riches en acide butyrique (entre autres acides gras à chaînes courtes) bon pour les tissus des intestins – entérocytes-, et en bactéries assurant la santé intestinale. Dans l’absolu, n’oublions pas que la diète très carnée a déjà été testé dans The Influence of an Exclusive Meat Diet on the Flora of the Human Colon. Gontran de Poncins ne souffre pas de constipation dans Kablouna, a priori, aucun explorateur n’en parle, à ma connaissance !

  • Les minéraux :

Je dois avouer que je n’ai pas étudié la question. De la même manière qu’on a un équilibre en acide aminé, je suppose qu’il doit y avoir un équilibre minéral en mangeant la bête entière. Rien ne se perd, tout se récupère, et si un animal en bonne santé est mangé, a priori, il n’y a pas de raison que le profil minéral ne convienne pas à l’humain, surtout dans le cas des mammifères marins, ou non. Je n’ai pas les moyen de vérifier. Un équilibre minéral clé, par exemple est celui de l’équilibre acido-basique, et a priori les minéraux alcalins des os doivent équilibrer avec l’effet acidifiant des protéines.

Jusqu’à un certain point néanmoins, Staffan Lindeberg montre que ça n’est pas le cas et que les eskimos souffraient d’ostéoporose. Objectivement le manque de vitamine D est problématique même si les minéraux sont là. Maintenant, les squelettes montrant l’ostéoporose, désignent-ils les paléo-eskimos ou les Inuits contemporains (ou récents) ? Une étude ADN démontre que les paléo-eskimos dont les squelettes ont pu être étudiés ne sont pas les ancêtres des inuits, qui eux, descendent du peuple de Thulé. Mais, malgré ces doutes, je doute que l’équilibre soit tout le temps à l’œuvre. Les végétaux n’ont pas leur pareille pour l’équilibre acido-basique du corps. Et les peuples de chasseurs-cueilleurs mangeant globalement plus de végétaux ne montrent pas d’ostéoporose comme par hasard. Mais aussi ils profitent du soleil plus fréquemment.

A moins de nier le caractère alcalin ou acidifiant des aliments, façon le corps tamponne toujours à 100% avec efficacité, et ce malgré une consommation hyper élevée de protéines comme l’a fait PaléoQuébec. (Coucou !!!) Honnêtement, je veux bien qu’à court terme le corps tamponne, excrète y compris par la respiration quand on est jeune, ou plus insidieusement dans les tissus conjonctifs qui finissent par s’encrasser à mesure qu’on avance dans l’âge et que les mécanismes centripètes fonctionnent moins. En fait, l’acidose chronique sur plusieurs décennies qui est problématique, tamponnée tant qu’on est jeune, et plus le temps passe moins ça passe…c’est après la soixantaine et après plusieurs dizaines d’années qu’on finit par voir les personnes concernées par l’ostéoporose et les vieillards qui font de vieux os. Chris Kresser a tendance à jeter le bébé avec l’eau du bain : l’équilibre basique est vital, mais le corps est intelligent pour tamponner – le sang lui-même ne varie de ph que dans une petite fourchette -, dans une certaine mesure. Sans aborder les différences métaboliques individuelles qui foutent le boxon dans les stats générales. Je suis au courant de cette méta-analyse, mais comme l’équilibre acide base du corps est vital (c’est une notion chimique), il faudrait établir un tableau général des systèmes tampons, endogènes, exogènes, et tutti quanti. Pour comprendre l’enjeu de la différence entre court et très long terme…le débat doit continuer à mon avis, j’ai du mal avec les mythes déconstruits qui laissent trop de questions en suspens…c’est le côté « circulez y a rien à voir » qui me laisse sur ma faim.

faim

Je déclare pour illustrer…

  • Glucides :

J’ai réservé ce paragraphe en toute fin : a priori, et selon le dogme de la paleo-keto-secte, les peuples nordiques mangeaient peu de glucides. En fait il est clair et lipide que les protéines et les graisses fournissaient l’essentiel  des calories. Richard Nikoley de Free The Animal s’était trouvé un combat : remettre les glucides au menu paléo, pas les glucides raffinés, mais les glucides naturels, y compris les féculents des tubercules, avec beaucoup d’amidon résistant, qui régulerait la glycémie en plus d’être bénéfique pour le microbiome. Beaucoup d’articles sur le sujet, voyez plutôt avec Monsieur Google. Où je veux en venir c’est qu’il s’est attaqué à un tabou : la part de glucides  – du glycogène en fait – dans la viande. Et elle aurait été sous-estimée. A l’aide d’un lecteur curieux, Duck Dodgers, iconoclaste et qui met le doigt où ça fait mal : vu le poids en viande, en animaux marins possédant beaucoup de glycogène – ce qui d’ailleurs va de pair avec la vitamine C présente dans ces animaux -, les inuits ingèrent trop de glycogène (parfois jusqu’à plusieurs kilos de viande par jour) pour se maintenir sur une cétose à long terme. Malgré la faible attaque de Mike Eades sur l’acide lactique issu de la fermentation du glycogène les inuits mangent beaucoup de viande crue…et le glycogène met du temps avant de se décomposer totalement. Un vrai pavé dans la mare :  ce n’est pas le seul article, voyez avec Monsieur Google sinon. S’il est confirmé, faute d’exemple de peuple le pratiquant, rangerait le régime cétogène dans la case biohacking, diète utile pour des opérations de court terme, peut-être pour faciliter la guérison d’un cancer, ou pour les épileptiques. Mais quand même avec de sérieuses réserves sur le long terme. A vos risques et périls : pensez à manger de la glande thyroïde en quantité messieurs les kéto-aventuriers, on ne sait jamais en l’absence de glucides…

Pour finir cet article, je voulais conclure sur cette étude parue cette année qui a fait grand bruit : les eskimos traditionnels qui ont gardé leur alimentation originelle, et malgré leur consommation d’oméga3 avaient une prévalence des maladies cardiovasculaires équivalente à celle des américains ou des européens. Dommage pour le romantisme et les mythes entourant les tribus de « chasseurs-chasseurs« . On pourra objecter quand même, qu’en mangeant autant de viande, ils s’en tirent pas si mal. A moins que…ça ne soit la faute à…la « cigarette » ? De quoi en perdre son latin…n’est-ce pas ?😉 Quoiqu’il en soit, pour les lecteurs qui auraient du mal avec la logique : ce n’était pas un plaidoyer pour une alimentation carnivore, mais quelques pistes sur les raisons de l’adaptation des peuples du grand nord à ce type d’alimentation, sans idée préconçue, et sans aborder la génétique, les explorateurs européens étaient particulièrement en forme lors de leurs voyages. Au final : ça ne s’improvise pas, je ne le recommande pas, ce n’est probablement pas optimal comme les diètes à forte dominante végétale des Zones bleues, et ce reportage un peu racoleur de Vice.com en est la preuve…

17 réflexions au sujet de « A propos d’une diète extrêmement carnée »

  1. cetienne8

    peu de soleil dans le grand nord ? tu peux changer ça illico Sylvain je pense : ce n’est vrai que 6 mois de l’année… les autres 6 mois c’est l’inverse..🙂

    Répondre
    1. Sylvain Auteur de l’article

      En effet. Je ne change rien, c’est écrit, c’est écrit, les commentaires sont là pour nuancer, j’ai écrit ça d’un trait.
      (cela étant l’hypothèse que pendant 6 mois ils font des réserves de vit. D suffisantes pour les autres prochains 6 mois me semble un peu trop forte)

      Répondre
    2. Les Vegans

      Bonjour on peu ajouter a cela que l’espérance de vie des Inuits en mode de vie traditionnelle ( avant l’occidentalisation) était de 30 ans …

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      1. Dragomir

        :rire:
        Oui, selon certains chercheurs, ils mouraient même tous avant la puberté. Une immigration continuelle assurait la pérennité de la population, mais chaque vague ne durait guère plus d’une génération.

      2. Sylvain Auteur de l’article

        C’est surtout que l’espérance de vie est plombée en tant que moyenne par la mortalité infantile.
        Il faut aussi ajouter les morts violentes (le grand nord c’est pas le repos !), les maladies infectieuses qui peuvent s’ensuivre, la fumée, les hémorragies (trop de Ω3 !), etc. etc. En revanche, de belles dents, pas de caries.

  2. Fracture Denuit

    Suite à votre post, j’ai lu l’étude vers laquelle vous pointez concernant le fait que  » les eskimos traditionnels qui ont gardé leur alimentation originelle, et malgré leur consommation d’oméga3 avaient une prévalence des maladies cardiovasculaires équivalente à celle des américains ou des européen ». Cet article est très intéressant. Cependant il s’agit d’une étude qui recense (à bon escient) les failles d’une étude publiée dans les années 70 par deux chercheurs danois.

    Pour ma part, il me semble que la question reste ouverte. Peut-on vraiment être certain que les eskimos vivant dans les années 70 menaient une vie « traditionnelle » et avaient intégralement gardé leur alimentation « originelle » ? Il me semble que seule une analyse d’ossements plus anciens (ex : aux alentours de 1800) permettrait des conclusions plus définitives.

    Répondre
    1. Sylvain Auteur de l’article

      Oui, mais j’avais cru comprendre que c’était bel et bien sur les inuits en mode de vie traditionnel. Après, jeter le trouble et le doute, c’est un peu mon péché mignon comme si rien n’était acquis finalement. Pour les maladies cardiovasculaires, je ne sais pas trop si les ossements aident. Et l’athérosclérose, ils peuvent bien en avoir, difficile de conclure sur la maladie en soit – Michel de Lorgeril parle de rupture de plaque d’athérosclérose due à plusieurs facteurs, la présence d’athérosclérose seule – à cause de la fumée par exemple ?🙂 – pourrait ne pas être suffisante.
      Le débat est ouvert de toute façon🙂

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  3. Fil

    Avec leur alimentation « originelle » très carnée et très lipidique, les Inuits n’avaient-ils pas une espérance de vie des plus réduite : 40-45 ans ?

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  5. dechairetdelait

    Excellent article encore.
    Je ne savais pas que la peau de baleine est riche en vitamine C (ni que les inuits ont un visage rond pour capter plus de lumière solaire – je ne trouve pas cela soit une explication aberrante). En ce qui me concerne, je préfère absorber de la vitamine C par les fruits et légumes😉
    J’ai lu quelque part (mais où ?) que les peuples qui consommaient beaucoup de viande consommaient aussi une baie ou une plante spécifique qui complétait leur alimentation. Je penserai à toi si je retombe sur cette source.
    En lisant ton article, je constate la même chose que ce que je viens de lire dans un livre sur lequel je m’apprête à faire des articles : « Zehn Gründe kein Fleisch mehr zu essen ». Ces peuples mangeaient les abats, la moelle. Des produits à haute valeur nutritionnelle. Les occidentaux d’aujourd’hui mangent les muscles : la partie la moins intéressante que ces peuples du Grand Nord donnaient selon toi … aux chiens.
    As-tu fais un article sur les groupes sanguins ? Je ne croyais pas à ces thèses jusqu’à ce que je tombe dans un magasin sur un bouquin qui faisait un lien entre les groupes sanguins et les flux migratoires. Si on en croit ces théories, ces peuples avaient aussi développé des facultés pour assimiler la viande. De même que certains peuples ont développé des facultés pour assimiler les laits animaux.
    J’ai alors que constaté que je fais partie du groupe A : celui qui serait le moins adapté à la consommation de produits animaux selon ce bouquin…

    Répondre
    1. Sylvain Auteur de l’article

      Oui, je voulais montrer qu’on ne peut pas utiliser n’importe quel exemple de peuple traditionnel pour justifier une diète, et qu’il y a des adaptations « millénaires » pour tenir le cap.

      Pour les chiens qui avaient les moins bons morceaux, c’est dans Fat of the land je crois bien : quoiqu’il en soit, ils synthétisent bien leur vitamine C, donc les hommes se gardaient bien certains morceaux plus riches que d’autres (ça peut-être les surrénales), parce que les chiens sont bien plus carnivores, de fait ! Il y a certainement sélection des plus adaptés au fil de l’eau, mais leur diète n’a rien de triviale ou d’applicable facilement, avec la viande pourrie (probiotiques !) et les os…les baies et quelques végétaux chez les inuits plus au sud (et les indiens d’amérique du Nord qui en rajoutent à leur pemmican). Dans le détail, on a souvent souligné que les inuits mangeaient des baies, pour un peu contrebalancer ce qu’on sait sur eux, c’est très vrai, mais je crois bien que certains d’entre eux soient trop au nord – du moins par le passé – et pouvaient passer plusieurs années sans végétaux, autre que celui de la panse des animaux. Pas de certitudes nettes, de Poncins, c’est un an complet avec juste des biscuits et du thé pour changer…

      Pour les régimes sanguins, je n’écrit pas parce que je ne suis pas convaincu, et qu’une étude clinique relayée l’an dernier n’a pas permis de confirmer le lien entre groupe sanguin, et efficacité des diètes, j’essaierais de retrouver ça, je crois que c’est de 2013.

      Je suis de groupe A aussi, et je crois bien qu’une diète méditerranéenne me convient bien, ce qui est cohérent avec mon phénotype (LOL). Je ne suis pas végétarien, mais je ne suis pas carnivore non plus – mon corps dit stop passé une certaine quantité, j’écoute mieux mon corps aussi -, un régime sarde me plairait bien, et c’est une des fameuses zones bleues. La prescription du régime sanguin s’appliquerait bien à moi, mais une somme d’anecdotes personnelles ne suffit pas à valider le modèle d’Adamo, d’autant que des groupes sanguins, y en a bien plus que la typologie classique A/B/AB/O accompagné de son rhésus.

      La génétique donne des choses intéressantes aussi, si tu envoies un échantillon à 23andme (pour une centaine d’euros) tu peux avoir ton génome et comprendre peut-être certaines choses/maladies. Je sais que pour certains d’entre nous, ils ont le gêne APOe4 : http://www.taty.be/paleo/minger.html cela expliquerait pourquoi le paradoxe français n’en est pas un, mais aussi pourquoi certaines personnes auraient intérêt à manger différemment…, pourquoi certaines études sont contradictoires en apparence…pas tous égaux, je le crains. Je me méfie du « c’est génétique » typiquement intuitif, peut-être vrai, mais qui n’engage à rien, là c’est une piste sérieuse, pareil pour l’hémochromatose.

      bonne journée, et merci pour tes commentaires !

      Répondre
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