Tranches de lard, de livres et de vie (2)

Le livre de l’année dernière en matière de sciences de la nutrition c’était incontestablement l’ouvrage de Stephan Guyenet, The Hungry Brain :

Pour les adorateurs de la langue de Umberto Ecco :

Très peu relayé en francophonie, bien que mon pote Guillaume en parle un peu sur son blog, c’est là un livre de la première importance. En effet, pour la première fois on a un vrai corpus de connaissances vulgarisé – même si j’avoue il faut s’accrocher un petit peu – qui explique de manière logique la prise de poids via le fonctionnement du cerveau. Nous n’avons pas ce petit côté romantique qui est souvent le lot des vulgarisateurs (Ce que l’on appelle le « story telling », je suppose).

C’est donc parfois aride. Il faut se taper des centaines de pages sur les parties du cerveau impliquées, sur les circuits de la faim et de la satiété, sur ce fameux lipostat (rien à voir avec la statine du même nom) qui gère le montant de graisse corporelle à un certain pourcentage du poids du corps.

lipostat
Figure 33 : Le lipostat. Le cerveau (en haut) mesure l’adiposité à l’aide de la leptine et d’autres signaux (à gauche), et régule l’adiposité en conséquence en utilisant une variété de stratégies physiologiques et comportementales qui influencent l’apport alimentaire et la dépense énergétique (à droite). Chez l’homme, l’apport alimentaire est le principal moyen par lequel le cerveau régule l’adiposité.

Donc les calories comptent. Sauf que les mécanismes physiologiques impliqués en arrière-plan sont complexes, et on peut comprendre que le modèle calorique seul pour expliquer l’obésité ne suffisent pas à une partie des gens.

Fort heureusement, le surpoids n’est pas une fatalité malgré un environnement obésogène nous poussant à outre-manger (le système de récompense !), et le docteur Guyenet nous donne une liste de recommandations pour mincir dont celle de prendre soin de son sommeil…le livre de Matthew Walker sera donc utile dans cette voie.

La nouvelle est tombée, tel un couperet. Mon père a bel et bien un cancer. Et un des plus agressifs qui soit. On s’y attendait. On n’était pas dupes. On se doutait que c’était grave. Je suppose que cela requiert plus de présence de ma part. Là exit les préoccupations 2.0 et les remèdes que l’on lit çà et là.

Comment vivre ça ? Je ne sais pas. Au jour le jour sans doute.

Entre peine, impuissance, besoin d’être avec mes parents et envie d’être plus fort, de vivre aussi pour moi à fond, la turbulence des sentiments contradictoires fait rage.

La vie continue, il est vrai…prendre conscience que dans un futur proche mon père ne sera plus, c’est vertigineux. C’est un peu de moi qui s’en va. Rien n’est figé dans le marbre. Je serais un peu différent après cette épreuve.

Soyons forts.

Alors pourquoi je vis un abandon des plus cruels ? Il s’agit d’une prise de distance volontaire de ma petite amie, qui date d’il y a trois semaines. L’annonce de la maladie de mon père ne la fait pas revenir pour autant. Pourquoi cette froideur…c’est dur à supporter, si elle souhaitait qu’on se sépare, autant se séparer. C’est dans ces moments-là qu’on a besoin de soutien, et que la personne avec qui on partage de l’amour et de la tendresse devrait davantage se manifester. Hé bien non…

abandon

La trouvaille culturelle et alimentaire de la semaine :

Les premiers Mongols mangeaient des produits laitiers, mais n’avaient pas le gène pour les digérer.

On peut ainsi affirmer que l’alimentation des humains n’est pas figée dans le marbre…et que l’être humain contourne sa génétique avec maestria pour continuer à se nourrir en dépit d’obstacles a priori infranchissables.

Bon dimanche à tous !

17 réflexions au sujet de « Tranches de lard, de livres et de vie (2) »

  1. Florence

    Bonjour Sylvain,

    Petite ou grande amie… La dénomination en dit peut-être long.
    Et de la distance n’est pas la rupture.
    Face à maladie, il y a de toutes façons un chemin solitaire et personnel. Et il s’agit de ton papa.

    Je ne te connais guère, mais quitte à me ridiculiser à tes yeux, la nourriture fait parfois des miracles dans le cas du cancer qui est aussi une maladie auto-immune pour certains.
    J’ai fait des choix assez précis après le décès de ma grande soeur, et je n’ai donc aucune démonstration de ces allégations.
    Mais le site Veg’an bio est une de mes références et du côté du chanvre (CBD ?), si l’on se sent de résister au diagnostic, on trouve des indications…

    Bon courage, et amicalement,
    Florence

    Répondre
    1. Sylvain Auteur de l’article

      Bonjour Florence, merci pour ton commentaire réactif.

      Je suis d’accord sur le chemin solitaire.

      Pour la possible (ou très très peu probable) guérison je peux bien me renseigner. En pratique je ne serai pas écouté. C’est peut-être ça qui est cruel pour moi ne pas pouvoir aider au-delà de ma présence.

      Répondre
  2. Bernard Bel

    Bonjour Sylvain,

    Triste cette annonce de diagnostic (et de pronostic) si dramatique pour ton père !

    Tu as certainement reçu des dizaines de recommandations pour l’aider… Nous sommes confrontés à de nombreux cas similaires dans notre entourage (bien que chaque cas soit une histoire strictement individuelle) et je continue à chercher des pistes utiles. Récemment j’ai lu (sans y croire au départ) le bouquin du chercheur Laurent Schwartz (https://leti.lt/k7tb) puis écouté un débat où il intervient longuement, enfin suivi des échanges sur un blog de l’association qui fait connaître ses travaux. Bref, convaincu que son approche « métabolique » du cancer est une piste sérieuse et qu’elle s’inscrit dans le prolongement de travaux en expérimentation animale sur la même base théorique : Seyfried et collègues, avec qui Schwartz a travaillé. J’y ai donc consacré un paragraphe particulier, avec tous les liens, dans mon article :
    https://lebonheurestpossible.org/cancer-traitement/

    Le début du bouquin est d’ailleurs l’exposé le plus clair que j’aie lu en français sur le rôle des mitochondries et le « fonctionnement » des cellules cancéreuses. (Le début de « Fat for Fuel » de J. Mercola était aussi très bien.)

    Le problème pour nos amis qui veulent essayer la méthode de Schwartz (en complément, jamais en remplacement des traitements conventionnels) est de trouver un médecin qui s’occupera du suivi. Mais comme c’est une approche scientifique et pas « alternative » c’est en principe négociable.

    Répondre
    1. Sylvain Auteur de l’article

      Merci pour ton commentaire. Honnêtement je suis plutôt dans une phase sceptique que croyante, mais surtout je peux suggérer rien n’est pris en compte. Il y a comme un fatalisme ambiant auquel mon optimisme ne peut rien.

      Répondre
      1. Dominique D. (@dm_devito)

        Bonjour Messieurs,

        1.a) Perso, j’ai assisté – il y a 2 ans – à une prez du chercheur Laurent Schwartz et je suis tombé sous le charme. Voici la prez à laquelle j’ai assisté : https://www.youtube.com/watch?v=N2_aXZ2wnqU

        Je fais de la pub quand je peux pour ses travaux. Parce que j’y crois et que cette approche me semble censée et la démarche du Dr Laurent Schwartz, et ses collaborateurs, maline et rusée.

        Certains cancers répondent, en l’état actuel, mieux que d’autres (dans un article et/ou une vidéo le Dr Laurent Schwartz). Et certaines guérisons particulières ont l’air spectaculaires (j’écris bien « certaines »), comme https://www.francetvinfo.fr/sante/cancer/cancer-un-nouveau-traitement-a-partir-du-metabolisme_1894729.html

        Les autres témoignages sont ici : http://guerir-du-cancer.fr/temoignages/

        1.b) Depuis cette prez il y a 2 ans, la situation a évolué et les prescriptions du Dr Laurent Schwartz ont elle-même évolué. A l’époque, il prônait des compléments alimentaires sans danger (car déjà connus du monde médical, qui a déjà tranché sur leur absence de nocivité) pour environ 200 euros par mois – prescriptions qui peuvent être utilisées de manière complémentaire à celles de la médecine plus traditionnelle.

        On peut aussi trouver des vidéos plus récentes que celle que j’ai mentionné plus haut.

        Des éléments sont indiqués dans le livre et leur mise à jour sur le site http://guerir-du-cancer.fr
        Voici ce que l’on peut trouver sur une page web un peu ancienne : http://guerir-du-cancer.fr/cancer-de-nouveaux-traitements-qui-ciblent-le-metabolisme-pas-les-cellules/

        – Acide gras alpha-lipoïque
        – Coenzyme Q10
        – Vitamine D
        – etc.

        Il semble préférable de se faire aider par un médecin, car le Dr Laurent Schwartz préconise initialement une ingestion via intraveineuse, si mes souvenirs sont bons, pour plus d’efficacité.

        1.c) les mitochondries sont, pour le Dr Laurent Schwartz & d’autres, à l’origine des cancers. Il expose son raisonnement dans son livre et cela me semble effectivement clair.

        D’autres médecins / sociétés sont intéressées par les mitochondries, pour lutter contre le vieillissement. ou pour lutter contre Alzheimer (certains chercheurs/médecins classent Alzheimer comme étant un dabète de type 3, avec des mitochondries – dans le cerveau notamment – qui tournent au ralenti et qu’il serait bon de relancer).

        Je cite:  » Les chercheurs ont pu identifier une molécule qui peut à elle seule rétablir le recyclage des mitochondries déficientes: l’urolithine A. « Il s’agit de la seule molécule connue qui puisse relancer le mécanisme de nettoyage des mitochondries autrement appelé mitophagie, explique Patrick Aebischer, co-auteur. Il s’agit d’une substance entièrement naturelle, mais son effet est puissant et mesurable.” dixit https://actu.epfl.ch/news/la-grenade-revele-une-puissante-molecule-anti-viei/

        De mémoire, cela doit fonctionner comme suit : la grenade est considérée – dans certains pays – comme le fruit de la longue vie (en Iran, je crois). Apparemment, cela passe par le microbiome : chez certaines personnes, le microbiome transforme certains composants de la grenade en urolithine A qui booste les mitochondries (centrales énergétiques de nos cellules).

        Une société suisse, startup issue de l’EPFL, appelée Amazentis est sur ce créneau (elle est appelée à propose un complément à base d’urolithine A si ma mémoire est bonne). Elle s’intéresse à l’aspect musculaire du vieillissement et personnellement, leur produit me semble plus intéressant pour le cancer et Alzheimer.

        Les travaux et les produits de cette société ont déjà rencontrés quelques succès, mais je n’ai pas d’info sur la mise sur le marché de leur produit (ce qui, de mon point de vue, devrait être, je l’espère, plus rapide, si l’on tient compte du fait qu’elle ne met pas sur le marché un médoc):

        L’anti-âge d’Amazentis est efficace chez l’humain
        https://www.bilan.ch/techno/l_anti_age_d_amazentis_est_efficace_chez_l_humain

        1.d) dans une des dernières vidéos, le Dr Laurent Schwartz annonce le début de la fin du cancer. Peut être un peu optimise (?), je ne sais pas.

        1.e) j’ai posté une message sur le forum de http://guerir-du-cancer.fr => http://forum.guerir-du-cancer.fr/viewtopic.php?f=14&t=35

        2) Evidemment, l’alimentation joue un rôle sur le cancer, mais perso, je n’ai lu que des infos en matière de prévention (cf. par exemple les résultats obtenus par le Dr Seignalet). Ceci étant, si je cite de mémoire, Laurent Schwartz doit prôner d’y aller mollo sur les sucres, et de plutôt viser une alimentation de type cétogène ou approchant.

        3) Avec un peu de chance (ben ouais), le cancer n’est pas forcément une fatalité. Mon père a eu un cancer (prostate) et 2 de mes tantes ont eu un cancer (du sein), et coup de bol, personne n’est mort.

        4) Malheureusement, il existe aussi des facteurs plus connus chez les professionnels du domaine médical. Au mois d’aout ou septembre, j’ai par exemple assisté à une discussion entre 2 ex-travailleurs dans le domaine médical (mon père et un de mes oncles), et mon oncle narrait un conseil qu’il avait entendu selon lequel le matériel médical n’a pas le même age suivant les hôpitaux, ce qui a des conséquences (les nouveaux appareils envoient des rayons de manière plus précise). Je crois me souvenir que le dit conseil était de se faire traiter à Montpellier plutôt que Nimes. Je peux me faire confirmer l’information si tu veux (?).

        5) Pour un cancer de la prostate, je conseille de lire « Jus de Grenade fermenté » du Dr Jean-Paul Curtay

        6) Je pense qu’il doit y avoir des cancers du aux métaux lourds, et là, les procédures de soin me semblent plus compliquées que celle du Dr Laurent Schwartz, même si ces procédures existent.

      2. Dominique D. (@dm_devito)

        Compléments à mon post précédent.

        2.b) A propos de l’influence de l’alimentation, j’ai parcouru cet aprem:

        * The right diet can boost potency of cancer drugs
        https://www.nature.com/articles/d41586-018-05694-w

        7) Le microbiote semble, un peu comme d’hab, jouer un rôle pour le cancer. Bon, tu n’as pas besoin de moi pour faire une recherche à ce sujet (la qualité de ton blog en témoigne), mais je ne peux pas m’empécher ici de lister une étude que j’ai noté cet aprem:

        * Gut bacteria can stop cancer drugs from working
        https://www.nature.com/news/gut-bacteria-can-stop-cancer-drugs-from-working-1.22109

        8) j’ai lu récemment le livre « Le Régime de longévité » de Valter LONGO. C’est un chercheur californien, connu – notamment – pour ses travaux sur le jeune, et en particulier, le jeune intermittent, et je sais qu’il a étudié l’influence du jeune (si réalisé avant et après une radiothérapie) pour aider à la lutte contre le cancer.

  3. Mathieu

    Salut Sylvain,

    J’aime lire Guyenet (twitter/son blog), mais je n’ai jamais eu le temps de lire son livre. Il est l’un des rares à ne pas s’enfermer dans des dogmes, et prend la peine de bien analyser et contextualiser les différentes avancés de la science sur le sujet.

    Courage pour ces épreuves en cours et à venir. Comme tu le dis tu ne peux pas influer là-dessus.
    Il y a bien des avancés intéressantes sur la nutrition en rapport avec le cancer, mais il faut être très méfiant des vendeurs de miracles et des anectodes. Certains prônent par exemple le cétogènes, alors que certains types de cancers se « nourrissent » de cétones… Ce n’est donc pas si simple.
    Il y aurait cependant des bonnes pratiques permettant de diminuer les effets secondaires de la chimio.
    Rien ne t’empêche de te renseigner, et d’en parler avec ton papa. Si cela peut améliorer son quotidien.
    Bon dimanche à toi aussi.

    Répondre
    1. Sylvain Auteur de l’article

      Merci Mathieu. Guyenet c’est la grande classe…tout simplement.

      Je me méfie oui du courant céto et de la magie qui entoure le mouvement…je ne dis pas que ça ne marche pas tout le temps, que ce n’est pas utile en prévention, mais quand ça arrive, on se méfie de tout ça.

      Mon padre c’est un cancer du pancréas. Autant dire que nous sommes tous abattus.

      Répondre
  4. paleophil

    Je vais plussoyer sur les commentaires précédents. J’ai trouvé le bouquin de Guyenet excellent, et le post que je voulais écrire sur le sujet est resté à l’état de brouillon. Effectivement, c’est scientifique, un peu aride, mais non dogmatique et ça fait du bien. Depuis que je l’ai lu je cache les aliments dans des tiroirs, il m’a aidé à comprendre qu’il suffisait de voir un aliment pour avoir envie de le manger (surtout si il est immédiatement consommable).

    Le cancer de ton père c’est une autre paire de manches. Même si je suis d’accord avec toi qu’on est dans une « ketomode » où beaucoup de personnes (notamment des vendeurs de cétones exogènes) clament que la cétose est une panacée absolue … J’ai vu dans des conf low carb keto des personnes qui étaient en rémission de glioblastome après 5 ans alors qu’on leur avait donné quelques mois de vie, j’ai été regardé du côté de Seyfried aussi … et Dominic d’Agostino, qui est un des mecs qui maitrise le mieux l’impact de l’alimentation cétogène, dans une interview à Tim Ferris, je crois, disais que si il avait un cancer, en plus des traitements classiques, il se ferait son propre mix de jeune intermittent, de cétose (quitte à prendre des cétones exogènes) et d’oxygénation hyperbarique. Je peux te conseiller d’aller regarder le site de Nasha Winters https://optimalterrainconsulting.com … son approche est intéressante parce qu’elle travaille aussi avec des médecins. Evidemment … c’est aux USA. Et puis il y a le site eatfat2befit, Ulrich Genisson référence absolument tous les papiers qui sortent qui traitent de la cétose et il peut avoir quelques pistes aussi.

    Mais même si tu pense que c’est intéressant il est possible que ton père ne t’écoute tout simplement pas. Et c’est sans doute le plus difficile, si toi tu penses que c’est une piste pour sa survie et qu’il te dise « non non c’est des conneries tes histoires ». J’ai quelques expériences personnelles sur le sujet – en général les gens ne veulent pas de conseils, ils préfèrent minimiser leur dissonance cognitive plutôt que de tester des approches qui pourraient leur faire du bien.

    Donc je te souhaite beaucoup de courage pour ce qui t’attend. Un peu de méditation peut aider à prendre de la distance par rapport aux émotions que ce genre de situation génère. Comme tu es anglophone je te recommande l’application de Sam Harris (Waking Up) qui est bien faite et exempte de toute scorie mystique ou religieuse.

    A+
    Philippe

    Répondre
    1. Sylvain Auteur de l’article

      Oui merci pour ton message. Les sources je les connais, il me suffit de les consulter, je les vois passer. Le problème est d’ordre communicationnel. Et si je dois donner un conseil, ça sera un complément alimentaire. Pas un truc compliqué. Pas une batterie de choses à faire…
      SI c’était moi le concerné, je serais déjà en pleine expérimentation depuis belle lurette.
      Mais mon père ce n’est pas moi. Ce n’est pas de connaissances dont j’ai besoin. Elle est inutile face à un nœud psychologique.

      Répondre
      1. michelenaturo

        (de Taty Lauwers) Toute ma compassion pour le mur psychologique que tu risques de rencontrer, la malédiction de Cassandre. D’autant plus difficile de nous écouter qu’ils sont nos proches: ils nous ont vu tâtonner, essayer depuis quelques années, ils n’arrivent pas à capter qu’à ce stade-ci, nous sommes plus férus que la moyenne.
        L’historique des cancéreux est souvent le suivant: au premier cancer, le malade suit les traitements classiques stricts, rarissimes sont ceux qui optent déjà pour la voie douce. Les traitements n’ont rien réglé dans le fond, donc surgit un autre cancer après quelques mois. A la perspective de repasser par ce périple, le malade est alors peut être prêt à se questionner et à penser à doubler les traitements d’une autre approche: diététique ou complémentaire. Ma triste intervention se résume à ceci: courage, accompagne ton père comme tu peux pour l’instant et… attends la récidive, moment où il t’écoutera peut être. Signé: Cassandre.

  5. christiane desmet

    Toujours Taty ici. Pardon j’ai répondu par l’accès de ma soeur à wordpress, je l’ai aidée pour la technique et la connection était encore active. Je me recâble en tant que moi. Je suis plus cool que la moyenne face à des proches dans cette situation car à mes yeux tout est chemin, y compris dans les périples diététiques. Je prends les gens là où ils sont, je reste présente quand ils arrivent à ma borne à moi (l’alimentation remède). S’ils choisissent la voie dure, c’est qu’ils ont une très bonne raison de passer par là. Peut être un chemin initiatique? Et puis, c’est leur corps, après tout. Je dois être le seul auteur en nutri qui ne demande qu’on fasse « comme moi », mais juste « qu’on fasse ». Je ne sais pas si je suis claire.
    Quoiqu’il en soit, il y a au moins une chose que ton paternel entendra, dans la grande confusion actuelle: au moins manger « nature » ou « de bon sens » pendant les traitements, pour ne pas ajouter une injure à l’insulte (ou autre formulation en vrai français?). Si ça peut t’aider, j’ai structuré une approche en 3 voies, exposée en images pour que les coachs puissent l’utiliser dans leur pratique. J’y reprends cette voie très simple, qui lui donnera au moins l’impression qu’il est un tout petit peu acteur de son traitement. Voir http://www.taty.be/nourrit/3voies_alimsaine4.html. Neuf critères à suivre et basta.

    Répondre
    1. Sylvain Auteur de l’article

      On va voir. Mon père est dépendant de ma mère qui est au moins aussi obtuse que lui…les conseils ne rentrent pas ils sont rejetés (et ça depuis plusieurs années).

      Répondre
      1. Dominique D. (@dm_devito)

        Idée (qui vaut ce qu’elle vaut) = emmener tes parents au prochain congrès IPSN à Marseille.

        http://www.congresipsn.eu/conferences-plenieres-2018/

        En effet, le Dr Laurent Schwartz cause dans le micro samedi en tout début de matinée.

        Et/ou regarder une de ses vidéos de mars 2018 de 30mn où il fait le point, mentionne de nouveaux progrès (et une possible percée définitive), en lien, d’ailleurs, selon toute vraisemblance, avec l’immunothérapie:

        My 2 cents, comme disent les ricains.

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