Archives pour la catégorie Actus Digérées

Les actus digérées #15

Bonjour, deuxième épisode d’affilée des actus digérées, cela faisait longtemps 🙂 J’ai pu réunir cette semaine suffisamment de contenu pour ce numéro. Ne bavardons pas plus que ça, et commençons de suite les hostilités.

Je suis parfois excessif. Surtout l’an passé, où comme beaucoup d’entre nous, j’ai été touché par les attentats (de janvier et novembre) mais encore plus par les réactions liberticides de nos gouvernements. Si je commence à dire que notre gouvernement devient un poil autoritaire, voire fasciste, on peut me dire que j’exagère. Je suis aussi inquiet pour ma liberté de blogger à l’avenir (non pas de sarcasme à la Florent Pagny).

censure-fb

J’ai récupéré cette image depuis le journal du net.

C’est la suite de l’article de la semaine dernière…ou disons une synthèse plus longue. Bien plus longue, et passionnante. Bon, je mentirais si je disais que je l’avais lu en entier, digéré. L’article aborde la fortification en fer, mais aussi en vitamines B, et notamment la B1 – thiamine -, stimulant l’appétit plus que d’ordinaire, et donc, la prise de poids par surconsommation calorique. Nouvelle théorie du tout comme il dit ? Ou tout simplement un nouveau facteur à prendre en compte pour l’obésité américaine, car je crois qu’en Europe, la fortification des farines est bien moins répandue. Robert McCarrisson est un contemporain de Weston Price, je traduis donc – sur un coin de table après google translate, soyez indulgents – un passage intéressant :

« Le dégoût et l’aversion à la nourriture, la perte d’appétit, et peut-être aussi l’appétit dépravé, sont donc les symptômes cardinaux de la maladie par carences alimentaires, et leur importance est importante. Elles sont dues en partie à la monotonie de la nourriture, mais pour l’essentiel à un apport insuffisante en vitamines, et de la vitamine B, en particulier. Ainsi Osbourne et Mendel ont constaté que si des animaux sont nourris avec des rations alimentaires purifiées et exemptes de cette vitamine, on leur donne de la levure séparément, celle-ci va augmenter leur appétit pour la nourriture carencée, sans doute  en conséquence de la haute teneur en vitamines B de la levure. L’effet bien connu de la levure dans l’amélioration de l’appétit des êtres humains est probablement dû à la même cause. Drummond trouve que l’ajout de cette vitamine à un régime synthétique, provoque une consommation fortement augmentée de nourriture et par conséquent une augmentation du taux de croissance… Les animaux sont poussés à manger plus pour satisfaire les cellules stimulées à l’augmentation de l’apport de vitamine. Les vitamines sont donc  des stimulants indirects de l’appétit, elles induisent le désir de nourriture, et sont, en conséquence, les stimulants indirects des sucs digestifs. Il me semble que «la perte d’appétit» est l’un des signes les plus fondamentaux de la privation de vitamines. C’est un signe de protection, le premier signal de danger de catastrophe imminente. Il faut éveiller les soupçons quant à la qualité de la nourriture chez tout patient qui y est exposé ».

Deux articles qui peuvent laisser songeur. Je ne rappellerai pas mon affection pour la théorie hybride des origines de l’humanité. Va-t-on trop loin ? Ok pour la transplantation des cornées, le choix du cochon n’est pas idiot, on connait la proximité avec l’humain, et ce n’est pas surprenant qu’ils aient choisi cet animal. Mais créer des embryons hybrides, cela ne commencerait-il pas à devenir légèrement glauque ? Là aussi le but est de créer des organes en vue de transplantation, mais le débat devrait être houleux.

mélanodontie résorption caries

Un témoignage sur l’utilisation de vitamines liposolubles en vue de soigner les caries. Dès fois je n’y crois plus trop, mais ça redonne la foi 😉 Je reprendrais ce témoignage à l’avenir sur un autre article à propos des caries.

Interlude zététique : cet article est disponible en version française ici :

Donnons le change : il y a le zététisme et les zététiques. Point trop n’en faut, et parfois, les zététiques souffrent d’une certaine rigidification de leurs idées. La science progresse sans eux, et au fond, la zététique n’est peut-être qu’un garde-fou précieux, mais ayant tendance à jeter le bébé avec l’eau du bain. De plus l’émergence de communautés dédiées rend évidente de facto l’émergence d’un pot commun d’idées acceptées et un pot commun d’idées débunkées, démontées. Avec cet affreux goût en bouche de « circulez y a rien à voir ». Et finalement, on doute tellement qu’on finit par ne plus douter. En tout cas c’est ce que donne une vue d’ensemble des groupes zététiques, ou finalement le moutonnisme prévaut. Individuellement, c’est autre chose…Bon. Je vais pas cracher dans la soupe, on y apprend de bons réflexes en termes de sens critique.

Concernant l’article en lui-même, il est rafraichissant, et démonte quelques vaches sacrées du zététisme, tout comme l’article de Affordance.info de la semaine passée. A considérer d’un point de vue américain, avec la problématique du créationnisme, qui est mal comprise dans l’Europe plus athée.

C’est un récent article : la saison 2 vient d’arriver, je viens de voir le premier épisode, et ça promet ! Toujours du grand art documentaire.

Auto-promotion encore pour l’article coup de gueule paru hier soir.

Bonne semaine à tous 🙂

Les actus digérées #14

Bonjour 🙂 Après quelques mois de pause, voici un nouveau numéro des actus digérées.

Mon article chouchou de ces deux derniers mois :

Je traduis directement le résumé dit abstract via google translate qui s’est vraiment amélioré et y apporte tout de même quelques menus changements :

L’objectif de cet article est d’explorer de meilleures stratégies pour optimiser la solidité des os et réduire le risque de fracture, et dans le même temps la diminution du risque de maladies cardiovasculaires. La majorité des Américains ne consomment pas l’apport nutritionnel recommandé actuellement pour le calcium et le risque dune ‘ostéoporose au cours dela vie est d’environ 50%. Toutefois, les suppléments traditionnels mononutriments de calcium peuvent ne pas être l’idéal. Nous avons examiné de manière exhaustive et systématique en revue la littérature scientifique afin de déterminer la valeur optimale des stratégies alimentaires et des suppléments nutritionnels pour la santé du squelette à long terme et la santé cardiovasculaire.

Pour résumer, les étapes suivantes peuvent être utiles pour la construction des os solides tout en maintenant les artères douces et souples:

(1) le calcium est mieux obtenu à partir de sources alimentaires plutôt que des suppléments;
(2) veiller à ce que l’apport suffisant de protéines animales soit couplée à l’apport en calcium à raison de 1000 mg / jour;
(3) maintenir les niveaux de vitamine D dans dans une fourchette normale
(4) augmenter la consommation de fruits et légumes à alcaliniser le système et promouvoir la santé des os;
(5) l’augmentation concomitante de la consommation de potassium tout en réduisant la consommation de sodium;
(6) envisager d’augmenter la consommation d’aliments riches en vitamines K1 et K2;
(7) envisager d’inclure des os dans l’alimentation; ils sont une riche source de calcium hydroxyapatite et de nombreux autres éléments nutritifs nécessaires à la construction des os.

Cet article est rafraichissant car s’il ne nie pas l’utilité de la vitamine D, il la minore, parce que la vitamine D aide à fabriquer certaines protéines qui vont métaboliser correctement le calcium dans les artères et dans les os (protéine gla matricielle et ostéocalcine), et c’est le rôle de la vitamine K – surtout K2 – que de les activer…autrement dit, la vitamine D seule n’est rien. Mais pas inutile non plus, loin de là…

On serait tenté de dire qu’il faille manger des os (via un bouillon par exemple ?) pour source ultime de calcium, et certains produits laitiers très fermentés comme le fromage, non pas pour le calcium en soi, mais pour ses vitamines qui vont aider à son utilisation.

Ah oui j’oubliais, l’article est complet 🙂

Richard Nikoley part de la base que l’obésité est moins prégnante en France qu’aux USA, et surtout que les diètes sans gluten ne prennent pas comme là-bas. Mais le blé américain, disons la farine, est fortifiée, enrichie en fer. Ceci ne semble pas sans conséquences.

J’aime bien le passage sur les carnivores qui mangent toute la carcasse, intestins (riches en manganèse) et abats (riches en cuivre) compris. Ces deux minéraux semblent contrecarrer les effets du fer trouvé dans la viande muscle. C’est une analyse supplémentaire à ajouter au profil en acides aminés qui diffère selon les parties de l’animal.

La fortification en fer sur les céréales causerait ainsi en cascade via l’oxydation, un déséquilibre minéral. Mieux vaut notre pain que celui des américains ? C’est une hypothèse, très séduisante, mais pas la seule.

Ici un article de Affordance, un des meilleurs blogueurs (sinon le…) sur les sciences de l’information, de la technologie, des réseaux, et quelque part d’anticipation en surveillant les transformations du monde numérique.

Ici il donne son point de vue sur la relecture des articles scientifiques par les pairs, comme quoi, il ne faut pas sacraliser la littérature scientifique expertisée collectivement.

Non bien sûr je sais bien que ça ne compte pas. Mais bon 2400 articles en un peu plus de 10 ans de blog, ça fait quand même 240 articles par an, 20 articles par mois. Depuis 10 ans. Alors bien sûr – inutile de nier je vous connais – vous allez me dire : « Ouiiii mais quand même le regard de ses pairs, l’évaluation par ses pairs c’est important pour vérifier que tu racontes pas n’importe quoi. C’est pour ça, pour vérifier que les chercheurs ne racontent pas n’importe quoi qu’on a inventé l’évaluation par les pairs d’ailleurs, et que les revues scientifiques sont tellement importantes. » Donc vous allez me dire ça et moi je vais vous répondre en un mot comme en cent : B-U-L-L-S-H-I-T. Total Bullshit. Hashtag Total Bullshit même.

Bien sûr que l’évaluation par les pairs c’est important. Sauf que même à l’époque où je publiais encore régulièrement dans des revues soumises à l’évaluation par les pairs (et en l’occurrence « soumises » n’est pas un vain mot), ladite évaluation de mes pairs se résumait 9 fois sur 10 à m’indiquer :a/ que je n’avais pas ou insuffisamment cité les travaux de tel ou tel mandarin (ou de l’évaluateur lui-même …)

  • a/ que je n’avais pas ou insuffisamment cité les travaux de tel ou tel mandarin (ou de l’évaluateur lui-même …)
  • b/ que c’était très intéressant mais que le terme « jargon 1 » prenait insuffisamment en compte les travaux se rapportant au terme « Jargon 2 ». Jamais, je dis bien jamais aucun débat scientifique, aucune idée neuve, aucune confrontation d’idée, juste une relecture tiédasse
  • c/ que ce serait mieux si je changeais cette virgule par un point-virgule

Mais nonobstant, c’est vrai que la vraie évaluation par les pairs c’est important. Sauf que JAMAIS AUCUN CHERCHEUR NE S’AMUSERA A PUBLIER DES CONNERIES juste pour voir si ses pairs s’en rendront compte ou pas. Parce que d’abord en général les chercheurs sont plutôt des gens instruits, relativement compétents, et relativement soucieux de contribuer à l’avancée des connaissances. Et aussi parce que SI TU PUBLIES UN ARTICLE AVEC DES CONNERIES SCIENTIFIQUES OU DES METHODOLOGIES FOIREUSES ben tu te fais immédiatement aligner et ta carrière est finie.

Le reste de l’article est à l’avenant et assez rafraichissant.

Deux articles sur le cancer et l’alimentation. L’hypothèse de Warburg peut se résumer grossièrement à affamer le cancer en le privant de sa source d’énergie, le glucose. C’est la référence ultime des pratiquants du jeûne, et évidemment des adeptes de la diète cétogène. Toutefois, pensez à lire l’article (assez phénoménal, on est loin de la presse française) du New York Times en entier, voire sur plusieurs jours tant il est long. Puis celui de Richard Nikoley, qui reprend l’idée d’une étude : Les scientifiques surpris de découvrir que les acides aminés, pas le sucre, fournissent les blocs de construction pour les cellules tumorales.

Même stimuler l’autophagie (dont j’ai pu parler en bien par le passé), n’est pas une si brillante idée. Assez contre-intuitif.

Et là, tout le petit monde Low Carb de s’affoler.

Et pourtant l’article du New York Times avait prévenu :

Le cancer est un ennemi incroyablement résistant. On a pu constater que bloquer une filière métabolique ralentissait et arrêtait la croissance tumorale dans bien des cas, mais les tumeurs tendent à trouver un autre chemin. « Vous bloquez le glucose, ils utilisent la glutamine » dit Dang, en référence à une autre source d’énergie primaire utilisée par les cancers. « Vous bloquez le glucose et la glutamine, ils pourraient être capables d’utiliser les acides gras. Nous ne savons pas encore.

Bon…de quoi rester prudent. On se construit des mythes sur lesquels croire, et patatras. Le mythe tombe ; adieu veau, vache, cochon, couvée.

Surtout qu’on m’annonce derrière l’oreille, ou plutôt la prostate, cette étude :

Aussi disponible sur Science Daily pour plus de précisions. On n’en est pas encore à l’étude vérifiée par les pires, mais ça ne saurait tarder. Comme il s’agit d’une étude a priori épidémiologique j’ai encore peur que les gens qui mangent le plus d’acides gras saturés soient aussi ceux qui font le plus n’importe quoi tant dans l’alimentation…

…que dans le mode de vie…Le mécanisme semble encore obscur à base de lipoprotéines, même les statines auraient un effet positif ! ET quand on parle de statines, on s’intéresse naturellement aux maladies cardiovasculaires.

Du coup une énième méta-analyse sur la viande rouge et les risques de maladies cardiovasculaires. Rien trouvé de probant cette fois-ci. Donc risque de mourir d’un cancer de la prostate mais pas de crise cardiaque, j’ai bon ?

Source : openfoodfacts.fr

Source : openfoodfacts.fr

Ces fruits emballés sont une constante ridicule de notre époque. Je ne sais pas où sont les cerveaux des gens qui markettent ces fruits…

Bonne semaine à tous !

Les actus digérées #13

Bonjour ! Encore une semaine à se demander si on aura du matériel pour les actus digérées du week-end… et au final on a ce qu’il faut. Entre interrogations sur la science, lait cru, vitamine D, néolithique et bains japonais, bonne lecture.

Ici cet article de Dean Burnett s’applique à démonter l’affirmation comme quoi tout scientifique serait un puits de science. Rien de plus faux, chaque scientifique étant sur son domaine de prédilection, il se spécialise. Il est ainsi toujours malaisé de croire un scientifique sur la base de ses titres.

D’un autre côté que penser d’un type comme Brian Peskin, pas un scientifique au sens universitaire du terme ? Sa meilleure description est donnée chez Julot des Dogmes de la Nutrition.

Brian Peskin est un original, mais il est à bien des égards emblématique de l’état de la science. Il pourrait même être un modèle pour son futur. Le « professeur », s’il a une bonne formation scientifique, n’est ni docteur, ni médecin, ni chercheur au sens habituel. Néanmoins, il a des théories et des recommandations qui sont basées sur la recherche scientifique la plus incontestable. Ce drôle de passeur épluche les revues scientifiques. Il élimine les articles dans lesquelles il discerne un biais ou un défaut de rigueur. Il se trouve qu’ils sont bien plus nombreux qu’on ne pourrait le croire : dans les revues médicales les plus prestigieuses, on trouve des procédures manquant de rigueur (par exemple on sélectionne soigneusement les sujets au préalable), un manque de maîtrise des outils statistiques (en particulier en ce qui concerne les résultats « significatifs »), et des résumés qui ne traduisent pas fidèlement le contenu de l’étude. Eh ouais.

Peskin n’est pas un spécialiste au sens disciplinaire. C’est un « honnête homme » d’aujourd’hui, appliquant son travail et son sens critique aux savoirs existants. Il en fait émerger ce qu’il appelle des « résultats de la vraie vie », donnant force à l’idée que nous savons en fait plus que nous ne croyions si nous pouvons faire des synthèses au sein de l’immensité de la recherche et de la science d’aujourd’hui.

Un twitt ici qui m’amuse assez. Je ne sais pas si Dominique Dupagne sous-estime la différence entre lait industriel et lait à l’ancienne. Pour ma part, je ne goûte que très peu à la modalité vivante (soit-disant) des aliments.

Pas emballé par cette histoire d’enzymes, vouées à être détruites… disons dénaturées dans l’estomac, merci à nos sucs gastriques. On fabrique nos propres enzymes.

Il existe certaines affirmations sur le net glanées à droite et à gauche qui expriment l’idée que certaines enzymes sont intactes au sortir de l’estomac. Je suis sceptique. Peut-être que Véronique Richez-Lerouge a quelques éléments en contradiction avec la sagesse conventionnelle ?

OK pour la flore du lait, des laitages crus qui finissent par rejoindre l’intestin. Il est probable que le lait cru contienne une population bactérienne qui se nourrit du lactose rendant donc ce lait plus digeste que le lait pasteurisé, pour une certaine catégorie de personnes : Le lait cru ne contient pas de lactase…

Pour ce qui est de la différence entre laitages à l’herbe et laitages aux céréales, la différence par contre est significative, j’en discutais ici, il n’y a pas si longtemps. L’homogénéisation des graisses est aussi problématique.

Ma position a donc légèrement évolué, depuis que j’ai écrit cette série d’articles, inspirée par la vague WAPF et le livre de Ron Schmid, The untold story of milk.
Que faut-il penser du lait I
Que faut-il penser du lait II

Que faut-il penser du lait III
Que faut-il penser du lait IV

En attendant d’acheter, lire et commenter le livre de Véronique Richez-Lerouge, La vache qui pleure, on pourra, en français également lire Le lait, la vache et le citadin de Pierre-Olivier Fanica qui raconte l’histoire du lait en France. On sera tenté de penser qu’il était préférable par le passé de boire du lait fermier plutôt que du lait des villes…il est probable que dans ce cas particulier la pasteurisation n’a apporté que des bienfaits, mais parle-t-on du même aliment ? Mmh…

lait_vache_citadin

Beurre ou margarine ? Les margarines étaient souvent avec des acides gras trans : à éviter. Avec des acides gras interestérifiés : à éviter. Celles avec des émulsifiants…à éviter sans doute aussi…

La vitamine D pendant la grossesse : il semblerait que cela soit bénéfique.

La vitamine D et le cancer de la prostate : ne le prévient pas mais semble atténuer son agressivité.

Un article passionnant de la BBC. Il confirme que les chasseurs-cueilleurs ont des taux de caries, certes non nuls contrairement à la légende urbaine, mais toujours inférieurs aux tribus d’agriculteurs qui les ont suivis.

En fait, les dents pourries sont devenues un problème que très récemment – il y a à peu près 10 000 ans – à l’aube de la période néolithique, quand nos ancêtres ont commencé à cultiver. Une pratique dentaire assez sophistiquée est apparue peu après.

néolithique

Toutefois : attention à ne pas sauter sur une quelconque conclusion trop tôt !

Un sympathique dessin. Pour ceux qui veulent creuser le sujet, je conseille les films ou manga Thermae Romae. Pour ma part je suis assez friand de bains thermoludiques, je file assez souvent aux pieds des Pyrénées pour alterner le chaud (caldarium, hammam, sauna) et le froid (frigidarium). Je ressors toujours revigoré après deux heures de bains. Surtout si je finis par le frigidarium, un bain à 15°C.

Bonne semaine à tous, préparez-vous à affronter le lundi, il est de retour dès demain !

return of monday

Les actus digérées #12

La crise des éleveurs français, sur fond de salon de l’agriculture, c’est de l’actualité chaude, bouillante, même ! Les premières actus digérées concernent donc ce sujet.

Assurément l’article de la semaine. J’en tombe des nues, littéralement.

Voici un florilège des passages de l’article, qui ne nécessitent pas vraiment de commentaires : ils parlent pour eux :

« Ici, les ruminantes passent l’essentiel de leur temps en intérieur, dans les stabulations des fermes, nourries à l’ensilage de maïs cultivé à la ferme et aux compléments de ration achetés à l’extérieur. C’est de ce modèle intensif que la famille Lethuillier est revenue, constatant qu’il était l’un des poids pesant sur sa comptabilité déficitaire. Et sur son moral. »

« Il y a deux ans, tout ça c’était du maïs », sourit-il face aux terres devenues prairies. »

« A la sortie de l’hiver, fini le maïs et les compléments »

« Tous ont en mémoire ceux qui, à leur installation, les ont détournés de leur intuition, et intention, de « faire de l’herbe ». « A l’école d’agriculture, on vous apprend qu’on fait du lait avec du maïs, pas avec de l’herbe »

Les_bras_m__en_tombent_m

Les bras m’en tombent aussi.

« Pourquoi personne ne nous a dit que l’on pouvait faire autrement ? », interroge Marie-Yvonne la main sur la croix qu’elle porte en pendentif, ne décolérant pas contre tous ceux qui les ont orientés vers ces mauvais choix.

« « Le problème, c’est qu’on est une profession où on est trop conseillés », »

« Outre son apaisement d’éleveur, Claude Marchais assure avoir vu une différence sur ses animaux qui sont « plus calmes », lorsqu’ils vont au champ. Une amélioration du bien-être du bétail qu’il lit aussi dans ses comptes : « J’ai diminué ma facture de vétérinaire de 30 %. » »

 J’ai comme l’impression qu’il y a eu une perte de savoir à un moment donné, une transmission non faite dans le monde rural et paysan…euphémisme. A mon sens, c’est une mutation sans doute obligée : les agriculteurs d’aujourd’hui ne sont pas les paysans d’hier. L’article suivant, qui a déjà quelques mois, confirme que la profession doit s’adapter.

« Tout est parti de l’élevage laitier », poursuit-il. L’étable est vide, la ferme est calme, les vaches sont sorties. En face, sous la grange, le foin s’amoncelle en prévision de l’hiver. La production de la ferme suffit à nourrir les animaux, pas question d’importer. Le lait bio a un double avantage : il ne coûte pas cher à produire – les vaches se nourrissent sur les prairies, qui demandent peu d’entretien – et son prix se maintient, contrairement à celui du lait conventionnel.

On finit par se demander quels sont les avantages du modèle intensif, est-il réellement plus intéressant dès lors que l’on dispose de beaucoup de surface agricole ? Je ne suis pas spécialiste de la question, mais cela donne à réfléchir, quand on sait que ce modèle, mis en place au lendemain de la seconde guerre mondiale peine à donner une vie et un revenu satisfaisants aux agriculteurs. Serait-il temps de redevenir de vrais entrepreneurs au sens noble du terme, et de ne plus compter sur la dépendance aux subventions et aux injonctions de Bruxelles, et de satisfaire le seul vrai patron…le client ? Tout le monde ne sera pas d’accord avec ma conclusion, mais au vu de la crise qui frappe le monde agricole français (et pas que le monde agricole) il y a des leçons à tirer de la politique agricole menée depuis 70 ans.

Chiffres à vérifier, mais la qualité n’est pas si industrielle que ça selon cette infographie. Je doute un peu…à voir.

Aux USA, de nouvelles recommandations contre l’usage trop répandu des antibiotiques, c’est un espoir.

Ici, Thiloup aborde le point de vue des végans ? Ont-ils raison, c’est son avis, bien développé, néanmoins remis en cause dans les commentaires par Dali Milovanovic.

Un article de plus à mettre au crédit sur le lien Intestins/Cerveau et la possibilité de guérir certains troubles comportementaux. A noter cette étude qui m’a échappé lors de mon dernier article sur le sujet. (c’était ici, pour rappel)

Faire des jus, mais oui, c’est la solution !! Sauf que non. Je n’ai jamais été emballé par cette mode. Non pas que ça ne puisse pas être utile, en cure très courte, tout comme certaines mono-diètes de fruits. Mais euh, bof, bof, les légumes contiennent des fibres, et à moins d’avoir un intestin fragile, mieux vaut manger l’aliment complet. Les fibres sont bonnes pour la santé, ce n’est même pas la peine de revenir dessus.

Une infographie qui démontre les bienfaits de la perte de poids.

Une vidéo qui montre comment on récupère proprement les olives, en secouant les oliviers. Bluffant.

Les actus digérées #11

Profitons de ce beau soleil en ce dimanche à Toulouse : commençons par une bonne nouvelle pour le sud-ouest, pour la France en général.

Pour les gens qui ne connaissent pas cette race, notons tout de même qu’elle est élevée comme il se doit, sur pâtures, car l’élevage sur pâturages sont supérieurs, c’est bien connu.

Le « Porc noir de Bigorre » est élevé 1 an au minimum, dont les 6 derniers mois au moins, sur parcours herbeux. Il est de race gasconne, parfaitement adaptée au type d’élevage pratiqué, par son aptitude à marcher et à supporter les alternances de phases humides et sèches qui caractérisent le climat de la Bigorre. Pendant la période de finition, environ la moitié de son alimentation est composée de ce qu’il trouve sur son parcours. Ce circuit permet et oblige les porcs à pratiquer une activité physique régulière, entraînant une évolution musculaire qui produit une viande plus rouge et plus persillée.

Ce mode d’élevage combiné à une alimentation à base de ressources végétales naturelles, fournit la matière première – riche en antioxydants – du « Jambon noir de Bigorre ».

Et si vous doutiez encore :

Par AnselmiJuan — Travail personnel, CC BY-SA 3.0

Par AnselmiJuan — Travail personnel, CC BY-SA 3.0

Bon cela étant, ça tergiverse sur le bio :

Le bio n’est pas l’équivalent de l’élevage sur pâturage, à l’ancienne. J’en veux pour preuve cet échantillon lors de mes course à Biocoop vendredi soir :

bio3 bio2 bio1

Voilà. Mais j’ai envie de crier à chaque fois : « mais j’en ai rien à foutre que les bêtes soient nourries au céréales de la région, ce sont justement les céréales le problème ! ». Laissez-les manger ce qu’elles trouvent. A moins que vous ne disposiez pas de terrain, ou que les prairies soient pauvres. Ok ok, mais qu’on arrête d’enjoliver « les céréales bio de la région », parce que c’est à peine moins pire que des céréales pas bio d’ailleurs. Dans la nature, ces bêtes ne se nourrissent pas comme ça, même en bio. Allez, on ne connait pas le % de céréales pour la viande de bœuf, gageons que c’est pour l’hiver, ou finir la bête avant abattage (quel gâchis !), mais pourquoi foutre en l’air les efforts faits sur l’herbe, le foin, la luzerne…les fourrages d’avant la généralisation des céréales auraient suffi.

Ah ok, pour gagner en rentabilité…extrêmement commode, mais on rogne forcément sur la qualité. Et peut-être que les consommateurs avertis, omnivores responsables et éthiques, désireraient du bœuf 100 % à l’herbe…je ne reviens pas de ma dernière dégustation de viande de bœuf argentine : c’est à milles lieux de la qualité de 95% des producteurs français.

Cela étant, je pense que même le porc noir de Bigorre doit aussi recevoir une fraction minime de céréales (sans doute le maïs local). Il s’agit néanmoins d’une méthode d’élevage qui plane au-dessus de toutes les autres, y compris le bio, label rouge, etc.

Changeons de sujet !

Ceci me rappelle qu’on – une partie des dentistes – ergotait encore sur le fait que les caries puissent, dans un certain contexte, être réversibles. Ici, il s’agit de la repousse des dents, un vrai fantasme, à l’heure actuelle.

Il s’agit de la même information, bien sûr, mais avec une image animée amusante 🙂 Pour l’étude on ira la lire ici.

Dans la sphère naturopathe, des énergéticiens des dents, et autre dentisterie holistique, ils n’ont jamais assez de mots durs pour qualifier le fluor, en prétendant que le fluor est néfaste. Pourtant il semblerait qu’il soit protecteur contre les caries. Entendons-nous bien, je ne crois pas que l’origine des caries soit exactement un manque de fluor, mais le fluor a bien une action protectrice, dans un contexte défaillant. « Normalement », on ne devrait pas en avoir besoin, mais vu nos modes de vie…

En archéologie, les études sur les dents de nos ancêtres en peuvent nous en dire beaucoup sur leur santé et leur régime alimentaire. Très bon schéma.

Un article de plus, qui s’intéresse à la réalité du régime paléolithique…le vrai.

Une étude sur les rats a testé le régime paléolithique, et c’est pas brillant pour le régime paléo. Néanmoins, pas le temps de faire « Haha ! » que cette étude est déjà critiquée.

Je dois toujours expliquer pourquoi je ne crois pas à la théorie insulinique. Celle-ci a été maintes fois démontée, en long, large et travers et Gary Taubes est un menteur. Un menteur avec beaucoup de recherches et de documentation, mais une facilité à sélectionner les études, et à les interpréter de manière erronée. On se reportera à cet article, pour lecteurs avertis. Ou encore plus récemment, ou bien encore contre le professeur Ludwig.

Pour entamer un régime pauvres en glucides, vous n’avez pas besoin de vous justifier par un mensonge. Il y a suffisamment de preuves qu’un tel régime bien mené est bon pour la santé, sans qu’on ne doive torturer les fondamentaux de la biologie.

Ici Stephan Guyenet met à l’honneur tout le courant de recherche qui s’intéresse à ce cerveau qui nous pousse à manger plus, en activant de manière prononcée les circuits de la récompense face à des aliments riches, sucrés, amidonnés, salés, gras, le tout en même temps. Si on y ajoute le goût umami en plus, caractérisés par l’adjonction de glutamate monosodique, alors vous comprendrez pourquoi on finit le paquet d’apéritifs salés, même si on était parti pour en manger une poignée : les vannes de l’appétit sont ouverts en grand. Merci le cerveau.

Notons que le verbe pig out signifie s’empiffrer, sous-entendu comme un cochon (=pig). Peut-être parce qu’on partage comme lui des circonvolutions dans le cerveau ? 🙂

Les actus digérées #10

Faut-il payer pour la science ? Ce n’est pas l’avis d’une chercheuse russe qui a (illégalement) créé un site Sci-hub.io permettant d’accéder à des publications, de manière gratuite…Habituellement il fallait payer, ou se contenter du résumé. Profitez-en, je sens que ce site sera obligé de fermer. Cela marche surtout avec les numéros DOI, je viens d’essayer avec un article de Michel de Lorgeril et Patricia Salen sur l’alimentation d’Okinawa.

Notre comportement est-il tout le temps maitrisable ? On peut se poser la question avec le microbiote, on a la réponse avec ce protozoaire nommé Toxoplasma Gondii, et c’est non. Un article qui résume bien la découverte, c’est grâce au Passeur de Sciences. Les chercheurs ont prouvé  qu’il s’agit d’une manipulation parasitaire qui pousse les parasités à ne plus avoir de répulsion envers les urines de prédateurs, et donc augmenter leur chance d’être chassé par ceux-là. Ce qui avantage bien Toxoplasma Gondii.

Les gras interestérifiés, ques aquò ? Bernard Lavallée AKA Le nutritionniste urbain explique rapidement l’émergence de cette nouvelle espèce d’acides gras censés remplacer les acides gras trans dans les produits industriels. Grosse incertitude sur le caractère sain…en mangeant des aliments bruts, on risque peu d’avoir à faire à eux.

Un long article assez passionnant. Mangez plutôt comme vos ancêtres proches, les 12 000 ans du néolithique étant passés par là. Quelques mots intéressants sur le déclin des Zones Bleues (Crète et Okinawa) qui ont perdu de leur superbe en mangeant de plus en plus à l’occidentale.

Pour les bibliophiles avertis, un livre de Stephan Le semble s’insérer dans la liste déjà nombreuse de l’approche évolutionniste : 100 Millions years of Food – What our ancestors and why it matters today.

food-stephan-le

Le tout-microbiome pourra-t-il lasser un jour ? Ici les bactéries contrôlent la santé de nos os. Je suis moyennement convaincu, pour une fois. Enfin, à voir.

L’indice de masse corporelle, un indicateur à abandonner ? A moins que l’on ait rien trouvé de mieux que de mesure la masse grasse avec une pince à pli cutané.

Mon dernier article !

Les actus digérées #9

Une semaine sans points marquants…dur dur…mais on a toujours de la matière !

saportaUne communication du lobby des bouchers et charcutiers de France. Si je les suis contre la l’administration tatillonne et déconnectée, amoureuse des normes et décrets qui tuent nos villes et nos campagnes (au sens figuré comme au sens propre), je suis très sceptique sur les méthodes françaises d’élevage, comme le relève Vincent Bénard sur cet article qui fait couler de l’encre.

Joe cow credits Tobias Akerboom via Flickr ((CC BY 2.0))

Joe cow credits Tobias Akerboom via Flickr ((CC BY 2.0))

La viande française ? Un produit banal, sans vraie valeur ajoutée

En effet, j’ai découvert à cette occasion, et non sans une certaine surprise, que du point de vue des clients, il y aurait beaucoup à redire. Je suis tombé des nues en découvrant que non, nos races « charolaises » ou autres, dont nous sommes si fiers, ne sont en fait pas des races idéales pour produire du bœuf de qualité, ou plutôt de la vache de qualité. Le boucher Y.-M. Le Bourdonnec expliquait l’an dernier pour Challenges que :

« Le modèle économique de la filière bovine repose sur une initiative des bouchers qui date du 19ème siècle. On élevait du bovin pour faire du lait et du fromage, pour travailler les champs et produire des veaux. À la fin de sa vie, on mangeait l’animal, donc la viande était un sous-produit d’autre chose qui se consommait essentiellement à la campagne. À la fin du 19ème siècle, le tracteur arrive et on a tout un tas d’animaux dont on n’a plus l’usage. Donc on décide de produire de la viande pour tout le monde et de faire entrer la viande rouge dans les villes. Les bouchers ont décidé que les races à viande seront la Limousine, la Charolaise et la Maine-Anjou, mais elles n’ont pas été choisies pour leurs qualités gustatives, mais pour leurs qualités de rendement. On s’aperçoit alors que le mâle est immangeable et on décide de supprimer totalement le bœuf en France dans les années 50. Après, au lieu de remettre en question notre modèle, le marché européen s’est organisé autour de notre problématique et la France captait une bonne partie des subventions européennes. Mais depuis une dizaine d’années, notre modèle s’est révélé idiot et la subvention qui corrigeait le tir la corrige de moins en moins. »

Ah la vache ! Et ce n’est pas fini. Au détour d’un autre article, nous apprenons que nos restaurateurs sont de plus en plus nombreux à dire que nos vaches charolaises ne soutiennent pas la comparaison, gustativement parlant, avec l’Angus écossaise ou du Kansas (oui, de cette ignoble Amérique de la malbouffe), ou la Simmental bavaroise, sans oublier le bœuf de la pampa argentine et la star des restaurants multi-étoilés, le Wagyu du Japon.

Eh oui, moi qui croyais manger de la bonne viande simplement en surveillant la mention « race à viande française» sur l’étiquette de mon emballage, j’en suis pour mes frais : notre barbaque, c’est du tout-venant.

Et même dans le bio, les meilleures productions nourries majoritairement à l’herbe, on achève les bêtes aux céréales pour les rendre plus grasses, ce qui pose souci sur certains nutriments qui ne se stockent pas éternellement. Ou comment gâcher sur la fin, un beau potentiel…Un futur article est prévu sur un certain micronutriment…

Le fait est que la viande de merde existe partout dans le monde et la France ne fait pas exception ! Je n’ai pas la recette pour inciter les éleveurs à maintenir l’herbe jusqu’au dernier jour de l’animal. Peut-être manger de la viande dans les bonnes saisons (printemps et été) quand l’herbe pousse. Et s’il faut en manger moins en automne et hiver (mais au foin sec, pas aux céréales, ni au soja !), ça peut se faire.

Je recommunique sur cette thèse consacrée à Weston Price. Beaucoup de personnes sont passées à travers, elle a le mérite de résumer plusieurs dizaines d’années de recherche du stomatologiste canadien, devenu Indiana Jones de la nutrition sur le tard.

On regarde trop les écrans, certes, mais si certains d’entre nous étaient déficients en cette vitamine ? A lier avec mon récent article sur le sujet.

Quand deux études sont contradictoires, on ne sait plus à quel saint se vouer. D’un côté les statines semblent provoquer le diabète, et ce n’est probablement pas le cas dans l’autre étude.

Je laisse les spécialistes départager les points.

Quand deux études sont contradictoires, on ne sait plus à quel saint se vouer. D’un côté la consommation de viande semble provoquer une mauvaise santé, et dans l’autre étude être végétarien est un marqueur fort d’une santé plus faible.

Je laisse les spécialistes départager les points.

C’est pas de la pub que je fais pour ce mouvement. Mais je trouve que les bolcho et les végans vont bien ensemble au final. Une révolte contre les faits, les prédateurs naturels, et même les défenseurs des animaux en sont pour leur grade, et faites gaffe, vous, ancien végan, la communauté ne pardonne pas cette auto-excommunication, les menaces de mort sont réelles.

Et hop, un ancien végan de plus retourné à la viande, Daniel Zeta, permaculteur, en quête de sens, d’éthique et de justice. Cela peut passer par un écosystème où les animaux ont leur place. Y compris pour être mangé, par les plantes, ou par les humains. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Le cimetière des ex-végans ne désemplit pas.

Pas de commentaire, chacun se fera son avis 🙂

Une vidéo amusante, où l’on fait découvrir, sentir puis goûter du natto à des enfants. Si l’on excepte ce dernier, objectivement particulier (ça a le goût de l’odeur lâche un enfant), ils semblent s’amuser sur l’ensemble des vidéos.