Archives pour la catégorie Billets Divers

Tranches de lard, de livres et de vie (3)

Pour débuter, voici un tweet qui me parle, et qui rejoint l’état d’esprit dans lequel j’écris les weekends.

WordPress m’impose son nouvel éditeur. Je ne peux plus justifier le texte, l’aligner sur la colonne principale, j’ai l’impression d’avoir perdu des options. Peut-être va-t-il falloir aller trifouiller le code html…en tout cas la balise de justification n’est pas disponible. Un éditeur de texte est censé me faciliter la vie, celui-ci est censé être une amélioration du précédent, alors il est pas si mal, mais ils doivent encore l’améliorer…

Je baisse les bras pour cet article, en espérant une mise à jour.

Cette semaine je me suis remis dans la lecture (et la compréhension !) du processus de méthylation. Le meilleur article en français étant celui de Nutriting :

On y retrouve l’importance d’un équilibre entre divers types d’acides aminés pour que ce processus ne soit pas défaillant. Trop de méthionine, c’est trop d’homocystéine – excès reconnu comme mauvais pour la santé, notamment cardiovasculaire, et vraisemblablement neuropsychiatrique -. On peut réguler en amont cet excès d’homocystéine par l’ajout de glycine dans l’alimentation.

Heureusement en aval, on peut recycler l’homocystéine. Par trois voies :

  • la voie des folates (qui impliquera le « très connu » gène MTHFR). Cette voie permet d’obtenir entre autres d’obtenir une forme active de la vitamine B12. Consommez du foie, des légumes verts, des légumineuses…
  • la choline (mangez des œufs donc !), permettant de recycler l’homocystéine en méthionine à nouveau. Une sorte de retour en arrière dans le cycle.
  • le glutathion, puissant oxydant est obtenu, très grosso modo, avec homocystéine et glycine – pour les détails, c’est dans l’article ! Consommez donc du bouillon d’os. Ou des viandes à mijoter.

L’article conclue sur la version mutée du gène MTHFR : elle empêche le recyclage de l’homocystéine, à moins d’apporter activement la forme de vitamine B9 : du méthylfolate de calcium. Tous les folates ne se valent donc pas en cas de version déficiente du gène MTHFR…avec des conséquences assez dramatiques pour les femmes enceintes. Des tests génétiques existent pour connaitre ses propres déficiences.

Pour creuser sur MTHFR, cet article de SuppVersity est franchement pas mal. J’apprends qu’il est possible de réguler à la baisse l’hypertension par de la riboflavine (vitamine B2) dans certains cas. N’oubliez pas DeepL pour les récalcitrants à l’anglais.

J’ai paraphrasé/résumé l’article comme un sagouin mais le fait est que, à nouveau, on ne pourra pas faire l’impasse d’une individualisation de l’alimentation, et si « écouter votre corps » semblera une injonction new age pour les personnes sceptiques, il leur sera possible de prendre leur santé en main s’ils suspectent une génétique différente qui ne leur permet pas de fonctionner normalement. Éloignez-vous toujours plus des réductionnistes de l’alimentation : la faute aux glucides, la fautes aux protéines animales, la faute aux graisses, la faute à l’acidité…je sais bien que le cerveau aime les solutions simples, mais quand même…

Mon père a été hospitalisé à nouveau. Occlusion intestinale. Effet secondaire de la morphine qu’ils disent. J’ai pu le voir. Cela me fait de la peine de le voir aussi faible. J’arrive à faire l’aller-retour pour le voir (300 bornes dans la journée). Il ne quittera sans doute pas sa chambre d’hôpital.

Dès fois il m’arrive de m’en vouloir ne pas avoir pu avoir d’enfants. La culpabilité de ne pas continuer notre branche familiale, être heureux de partager ça avec eux, tandis que partout chez les oncles et tantes il y a eu des petits-enfants. Ni mon frère ni moi n’avons pu avoir d’enfants, chez lui c’est voulu, chez moi c’est subi. Il me reste du temps oui. Mais mon père lui, plus trop.

Rupture définitive enfin avec ma petite amie. Il était temps. Une lâche qui ne savait pas rompre proprement, j’ai du prendre le taureau par les cornes. Tant pis pour elle, mais cela m’affaiblit quand même, ce n’était sans doute pas la bonne période pour me prendre un déni d’amour en pleine face. La relation vécue sur ces 5 mois était donc un mensonge en continu. On ne choisit pas les mauvais moments à la carte…

Pas de livre aujourd’hui. Je considère l’article de Nutriting comme aussi important qu’un livre. Suffisamment riche en informations, et surtout d’informations très peu disponibles en francophonie, c’est une chance d’avoir un article comme ça, bien écrit, bien mis en forme, avec des infographies qui permettent de faire le point sur une partie des réactions biochimiques qui régulent notre organisme à partir de nutriments qui proviennent de l’alimentation.

Tranches de lard, de livres et de vie (2)

Le livre de l’année dernière en matière de sciences de la nutrition c’était incontestablement l’ouvrage de Stephan Guyenet, The Hungry Brain :

Pour les adorateurs de la langue de Umberto Ecco :

Très peu relayé en francophonie, bien que mon pote Guillaume en parle un peu sur son blog, c’est là un livre de la première importance. En effet, pour la première fois on a un vrai corpus de connaissances vulgarisé – même si j’avoue il faut s’accrocher un petit peu – qui explique de manière logique la prise de poids via le fonctionnement du cerveau. Nous n’avons pas ce petit côté romantique qui est souvent le lot des vulgarisateurs (Ce que l’on appelle le « story telling », je suppose).

C’est donc parfois aride. Il faut se taper des centaines de pages sur les parties du cerveau impliquées, sur les circuits de la faim et de la satiété, sur ce fameux lipostat (rien à voir avec la statine du même nom) qui gère le montant de graisse corporelle à un certain pourcentage du poids du corps.

lipostat
Figure 33 : Le lipostat. Le cerveau (en haut) mesure l’adiposité à l’aide de la leptine et d’autres signaux (à gauche), et régule l’adiposité en conséquence en utilisant une variété de stratégies physiologiques et comportementales qui influencent l’apport alimentaire et la dépense énergétique (à droite). Chez l’homme, l’apport alimentaire est le principal moyen par lequel le cerveau régule l’adiposité.

Donc les calories comptent. Sauf que les mécanismes physiologiques impliqués en arrière-plan sont complexes, et on peut comprendre que le modèle calorique seul pour expliquer l’obésité ne suffisent pas à une partie des gens.

Fort heureusement, le surpoids n’est pas une fatalité malgré un environnement obésogène nous poussant à outre-manger (le système de récompense !), et le docteur Guyenet nous donne une liste de recommandations pour mincir dont celle de prendre soin de son sommeil…le livre de Matthew Walker sera donc utile dans cette voie.

La nouvelle est tombée, tel un couperet. Mon père a bel et bien un cancer. Et un des plus agressifs qui soit. On s’y attendait. On n’était pas dupes. On se doutait que c’était grave. Je suppose que cela requiert plus de présence de ma part. Là exit les préoccupations 2.0 et les remèdes que l’on lit çà et là.

Comment vivre ça ? Je ne sais pas. Au jour le jour sans doute.

Entre peine, impuissance, besoin d’être avec mes parents et envie d’être plus fort, de vivre aussi pour moi à fond, la turbulence des sentiments contradictoires fait rage.

La vie continue, il est vrai…prendre conscience que dans un futur proche mon père ne sera plus, c’est vertigineux. C’est un peu de moi qui s’en va. Rien n’est figé dans le marbre. Je serais un peu différent après cette épreuve.

Soyons forts.

Alors pourquoi je vis un abandon des plus cruels ? Il s’agit d’une prise de distance volontaire de ma petite amie, qui date d’il y a trois semaines. L’annonce de la maladie de mon père ne la fait pas revenir pour autant. Pourquoi cette froideur…c’est dur à supporter, si elle souhaitait qu’on se sépare, autant se séparer. C’est dans ces moments-là qu’on a besoin de soutien, et que la personne avec qui on partage de l’amour et de la tendresse devrait davantage se manifester. Hé bien non…

abandon

La trouvaille culturelle et alimentaire de la semaine :

Les premiers Mongols mangeaient des produits laitiers, mais n’avaient pas le gène pour les digérer.

On peut ainsi affirmer que l’alimentation des humains n’est pas figée dans le marbre…et que l’être humain contourne sa génétique avec maestria pour continuer à se nourrir en dépit d’obstacles a priori infranchissables.

Bon dimanche à tous !

Tranches de lard, de livres et de vie (1)

A ce jour, j’ai repris en main mes activités blogguesques – au sens large – mais mon mode de vie actuel ne me permet pas comme auparavant de creuser certains sujets. Malgré tout le besoin d’écrire se fait ressentir. Je propose donc de débuter une série d’articles plus légers dans la construction, où je parle de sujets qui me préoccupent, sans certitude absolue d’être pertinent.

Cette semaine, je suis retourné voir des amis, et ma famille. Sur la côte méditerranéenne, à Narbonne plus précisément.

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WordPress a bien mûri en 1 an, je teste cette fonction diaporama. J’aime beaucoup, vraiment. Ici ce sont quelques photos prises à Gruissan dont la Tour Barberousse…qui n’est plus qu’une ruine et la plage des chalets (37,2° le matin)

J’avais besoin de prendre ces photos. Pour une raison simple, ce lieu c’est aussi mon enfance. Et je sais que mon père aborde la fin de vie, sans rentrer dans les détails. Ça remue forcément beaucoup de choses. On n’est pas préparé pour ce genre de moments. On peut le concevoir, de manière lointaine. Ça vous tombe dessus, sans prévenir de toute façon. Alors on gère avec plus ou moins de sérénité.

Ma photo préférée, absente du diaporama :

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Je suis particulièrement étonné avec le temps qui passe des réactions des gens sur les réseaux sociaux, ou au moins de certaines personnes en ce qui concerne les pages Facebook. La page du Mythe Végétarien convainc près de 2500 personnes, elle est historiquement la première en francophonie dans la réticence face au(x) végétarisme(s). Il y a toujours des gens qui agissent en consommateurs. Qui donnent des conseils inappropriés, du type comment elle devrait tenir sa page. Quel culot ! Elle ne tient pas sa page pour faire du pognon en étant subventionnée par le lobby de la carne mais pour mettre en garde des possibles dangers du végétarisme. Que cela ne plaise pas, ou que certaines publications fassent tiquer – certaines étant scientifiquement moins robustes, en effet -, il est, à mon avis, de bon ton, de passer son chemin…tout simplement. Les suggestions s’apparentant plutôt à des ordres dans les faits, je pressens que la page fait polémique, et n’est tout simplement pas comprise très souvent, parce que moins monolithique que les autres pages/groupes antivégans, pour résumer. Si quelque chose ne vous plait pas sur les réseaux sociaux, il ne sert à rien de vouloir influencer l’influenceur qui a ses propres motifs et sa propre quête j’ai envie de dire. On prend ce qu’il y a à prendre, et on évite d’être désobligeant. Ce n’est pas un supermarché. On peut même « Ne plus aimer », incroyable !

ne plus aimer

L’an dernier j’ai lu ce bouquin.

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Cliquer pour acheter !

En d’autres temps je me serais fait un petit plaisir de fin gourmet d’en faire une synthèse en relevant les points cruciaux à mon sens. Et me faire plaisir parce que c’est un bouquin en anglais et qu’y a toujours une petite exclusivité temporaire tant que personne en francophonie ne l’a commenté.

Et puis il est…sorti en français pas plus tard qu’il y a deux mois environ.

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Cliquer pour acheter également !

Comme je n’ai plus l’envie urgente de le disséquer, d’annoter et d’en faire un long article…bon ben je donne quand même mon avis, et sans rouvrir la moindre page…

    • Le sommeil est vital, sa carence implique des tas de maladies – dont Alzheimer en favorisant les plaques amyloïdes –
    • Le sommeil trouve sa place au sein des rythmes circadiens qui rythme nos vies, et celui de tous les animaux, avec des différences entre espèces. Les rythmes circadiens bien alignés exercent une pression de sommeil aux bonnes heures, comme une horloge interne. Ce qui rend le sommeil facile et qui va de soi…normalement.
    • La lumière a un effet sur le sommeil. Il est recommandé de s’aligner sur les cycles solaires et prendre le soleil tôt le matin. Et éviter les lumières artificielles le soir*.
    • Évitez les excitants, café et alcool en ligne de mire – même si ça parait trop évident de le rappeler –
    • Attention aux écrans, et notamment à la lumière bleue.
    • Pour les accidents de la route, il faut considérer la carence en sommeil qui semble être pire que conduire alcoolisé
    • Prendre de la mélatonine (qui est une hormone qui donne uniquement un signal) n’est pas une solution viable sur le long terme.
  • La chambre ne doit pas être chauffée…et une douche chaude (au moins les extrémités) aide à l’endormissement ce qui n’est pas intuitif.

Je regrette peut-être un peu le manque de biochimie : on y cause un tout petit peu la gestion du stress via cortisol, noradrénaline et adrénaline, certes. Ou même une approche plus nutri-centrée : pourquoi ne pas parler de GABA ou de l’effet de certains acides aminés, comme la glycine sur la qualité du sommeil ? Bon c’est chipoter, ce livre est tout de même très bon, et il ne fallait pas en faire une encyclopédie du sommeil mais une approche somme toute assez synthétique et qui ne rebute pas le grand public. C’est gagné de ce point de vue.

*A ce sujet, la plus belle déconfiture littéraire sur le noir, l’absence de lumière, la nuit…enfin…comment dire, j’attendais beaucoup de ce bouquin, avec un titre alléchant, mais qui au final était très superficiel.

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Si vous voulez l’acheter malgré tout…

De l’art de faire comme il faut quand on est végan.

Il est loin d’être évident de s’épanouir dans un régime végan. Voici la traduction d’un article de Denise Minger paru il y a déjà quelques années. On y récolte quelques conseils frappés au coin du bon sens autour de nutriments « sous-estimés ». J’y ai un peu collaboré à cette traduction, mais c’est bien la miss du « Mythe Végétarien » (pas Lierre Keith bien sûr) qui s’y est attelée pour la majeure partie du travail.

Bonne lecture !

Le mythe végétarien

Ne vous fiez pas à la coloration humoristique et ironique du titre, essayez de mettre d’éventuels préjugés de côté et de l’appréhender comme une tentative de passerelle entre nos deux mondes. (j’agite mon tit drapeau blanc ❤ )

Il s’agit de la traduction d’un article de Denise Minger, intitulé For Vegans.

Article original disponible ici

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Pour vous les végans

Je vous promets que cet article n’est ni angoissant ni mesquin ! 

Malgré les rumeurs qui prétendraient le contraire, je ne suis pas engagée dans une mission de dévégétarianisation des foules, enragée, écume à la bouche. Mon propre régime alimentaire est principalement basé sur les plantes, et je ne touche aucun profit en aucune façon – financièrement ou autre – quand vous décidez de mettre un œuf dans votre bouche au lieu d’une masse de protéines végétales texturées. Mon seul but en tenant ce blog est de balayer la mauvaise…

Voir l’article original 4 488 mots de plus

Périple en archéo-nutrition : une question de cétose et d’épilepsie

Le régime cétogène a le vent en poupe. Inutile de le présenter, il y a suffisamment de sources sur internet, y compris en francophonie depuis quelques années. Il s’agit d’un régime alimentaire qui vise à atteindre l’état de cétose, en agissant par le biais de trois approches :

  • par la restriction sévère des glucides, via notamment par la maitrise de la glycémie et de la production d’insuline
  • ou tout simplement en jeûnant
  • à titre secondaire, par l’ajout d’aliments qui vise à la production de corps cétonés (comme l’huile de noix de coco par exemple)

Pour aller plus loin, avec des connaissances qui détonnent un peu dans le milieu, voire même s’inscrivent en faux par rapport à ce qui se dit, je suggère ainsi ces deux vidéos de Chris Masterjohn :

Pourquoi les inuits n’ont jamais été en cétose, malgré leur régime riche en graisses

Les régimes cétogènes ont peu à voir avec les glucides et l’insuline

On sait depuis un siècle que la cétose a peu à voir avec l’acidocétose des diabétiques qui elle est à éviter : sur le Journal des débats politiques et littéraires en 1923, ceci est très bien expliqué, quoique de manière technique :

cétose1

Pourquoi donc le régime cétogène au cours des années 2000 est-il revenu sur le devant de la scène ? Sans doute grâce à son succès vieux comme le monde sur la prise en charge de l’épilepsie. Et ceci…depuis presque un siècle, comme on peut le lire sur Pédiatrie : organe de la réunion lyonnaise de pédiatrie publié en août 1928.

(cliquer pour voir les images en plus grand !)

(A noter les pubs pour les compléments alimentaires et surtout l’huile de foie de morue !)

Un article très intéressant, avec les mots d’hier pour décrire ce qu’on redécouvre aujourd’hui. Je note dans la conclusion quelque chose qui fait écho à une découverte récente :

Le mécanisme de l’action du régime cétogène sur l’organisme des épileptiques n’est pas entièrement élucidé. Wilder invoque l’action anesthésiante qu’exercerait sur le système nerveux l’acide diacétique. Helmholz a l’impression qu’il s’agit de phénomènes encore mal connus du métabolisme des graisses. L’opinion la plus répandue est celle de Bigwood, pour qui, dans l’épilepsie essentielle, les crises se produisent toutes les fois qu’il y a dans le plasma sanguin tendance plus ou moins marquée vers l’alcalose. Cette alcalose agirait en favorisant l’action d’un produit qui serait la cause même de la crise, produit toxique encore mal connu.

La cétose semble fonctionner mais on admettait ne pas savoir pourquoi. Et pas plus tard que la semaine dernière, je retwitte ce lien fort intéressant, invoquant la piste du microbiote. La flore bactérienne était déjà connue, mais fort mésestimée, il est fascinant qu’il faille plus d’un siècle pour cibler les mécanismes en question. Le lien direct vers l’article. Comme il s’agit d’une étude sur les souris, patience encore pour la validité du mécanisme à l’œuvre chez l’humain, mais nul doute que cela sera la prochaine étape testée.

 

 

7 ans (de réflexions)

Le mois dernier, WordPress m’a rappelé qu’il y a 7 ans exactement, je créais Clair et Lipide. L’âge de raison ?

Les années ont passé, le blog s’est copieusement rempli, puis enrichi d’un compte Twitter ainsi que d’une page Facebook.

En mars dernier j’ai quitté discrètement Facebook. Il n’y a plus de page, mon compte ayant été désactivé. Sans prévenir il est vrai.

Je n’ai plus publié d’articles depuis Janvier dernier.

Il se trouve que cet étrange silence correspond à une période de remises en questions plus ou moins profondes. Depuis deux ans, un divorce, deux séparations en un peu plus d’un an, ainsi que plus récemment, le sentiment de passer trop de temps sur les réseaux sociaux, de négliger le réel, le contact, m’a tenu éloigné du blog au sens large. Autant le dire, une lassitude, la sensation de tourner en rond autour des mêmes sujets.

Il y aurait des articles à écrire, d’autres à toiletter, des projets plus denses à mener de front, mais je n’en suis plus capable aujourd’hui. Il faut savoir le reconnaitre. Même s’il m’a fallu être mis devant le fait accompli.

fermeture

Je continue d’alimenter tranquillement le compte Twitter (activité passive, et peu chronophage), pour le reste, rien ne bouge, le contenu restera disponible, sauf que rien n’est prévu pour alimenter le blog.

Je prends l’air, tout simplement.

Carpe diem

4 raisons qui expliquent que certains vegans se portent comme un charme (là où d’autres se ramassent lamentablement.)

Voici un article de Denise Minger sur les raisons possibles d’un échec d’un régime végan…co-traduit par bibi et la personne qui s’occupe de la page du Mythe Végétarien sur Facebook tout comme son blog que voici. Bonne lecture 🙂

Le mythe végétarien

Voici la traduction d’un article de Denise Minger publié originellement sur le site Authority Nutrition. À double tranchant, selon le point de vue que l’on adopte.

Les discussions qui gravitent autour des thèmes « le véganisme est il un régime sain pour les humains ? » ou « le véganisme est il une voie royale pour être carencé ! » font rage depuis des temps immémoriaux (ou tout au moins depuis la création de la possibilité de laisser des commentaires sur Facebook).

La controverse est régulièrement alimentée par des affirmations passionnées et sans nuance des deux camps adverses : d’un côté les végans au long cours qui attestent de leur bon état de santé, (ceux là même qui insistent sur le fait que ceux qui ne « réussissent pas » à tenir le régime doivent bien faire quelque chose de travers), et de l’autre, les ex-végans décrivant leur déclin rapide ou progressif (dans une certaine…

Voir l’article original 3 059 mots de plus

Divagations carnistes

Je suis parfois psychorigide avec la langue française. Tenez, j’ai par exemple un problème avec les mots mal traduits, ou tout simplement les mots anglais pas traduits du tout par flemme et manque de recul sur sa propre langue.

Aujourd’hui, une autre pratique tend à me courir sur le haricot, et profondément : les néologismes à la noix. Je vais être bref, je vais en cibler un.

Carnisme.

Sur mon Firefox ça donne ça :

carnisme

On la lui fait pas à ce bon vieux correcteur orthographique !

On doit la création de ce néologisme à la psychologue Mélanie Joy, vraisemblablement au début des années 2000. Ce terme semble être repris dans les milieux où la cause animale prime, les vegans en première ligne. A mon sens, il est repris comme les internautes de Chartsinfrance parlent maladroitement d’ères pour nommer une période discographique relative à un artiste, ou comme les zététiques français tout fiers de traîner leurs guêtres dans l’interweb anglophone répandent l’usage du terme debunk dans l’interweb francophone : c’est à dire sans prise de recul, sans esprit critique sur le poids des mots, et la culture afférente – debunk est très connoté skeptic/zététique -.

Il est révélateur que le terme carnisme soit mal défini.

Le carnisme désigne une idéologie qui justifie la consommation de chair animale par les humains. Le terme est utilisé sous cette acception notamment par les partisans du véganisme. Avant sa réappropriation par le mouvement végan, le terme « carnisme » désignait le fait de consommer de la viande (indépendamment de l’idéologie associée), ou l’abus de viande1.

Le malaise est palpable en deux phrases :

  • idéologie revendiquée : pour la neutralité, et son acceptation dans le langage commun, on repassera, tout le monde n’est pas censé adhérer à une idéologie. Le jargon pour les jargonneux c’est très bien comme signe de ralliement dans un entre-soi, mais merci de ne pas polluer le débat avec les gens qui ne partagent pas cette idéologie.
  • définition floue, polysémique (ça encore, ça arrive dans la langue française), mais surtout avec un aspect péjoratif. Abus de viande. Dans quel contexte ? C’est pour stigmatiser qui ? Le chasseur aviné ? Le noble festoyant du moyen-âge et qui souffre de goutte ? Ou les inuits à la santé éclatante sont des carnistes alors ? Saperlipopette ! L’ambigüité entre les deux sens me met mal à l’aise. Aussi on quitte le rationnel pour le jugement. Et je ne suis pas trop d’accord.

Prenons un peu d’altitude : si j’observe les espèces à l’échelle globale, il n’y a que nourriture. Je sais bien que l’allégorie de la chaîne alimentaire fait déclencher moult sarcasmes en véganie, mais les faits sont là : on mange, et on sera mangé. Bactérie, animaux, champignons, plantes, vous en faites pas, votre sort est scellé. Dans ce grand festin qu’est la vie en elle-même les diverses espèces, par le truchement des mécanismes évolutifs bien connus, ont trouvé leur régime alimentaire à force d’adaptation à un milieu.

Ainsi on sait qu’une vache est plutôt herbivore, à quelques insectes et vers près.

Un singe est plutôt frugivore, à quelques tubercules et mammifères prêts : oui ils chassent. Ils ne semblent pourtant pas digérer la viande aussi bien que nous selon Jane Goodall. Selon une méthode personnelle, avec l’aide d’une centrifugeuse elle a pu constater que les excréments de chimpanzés contenaient des morceaux intacts d’animaux et d’insectes. Ce qui n’est pas le cas chez l’homme qui digère bien mieux la viande. Factuellement, j’entends.

Un lion sera entièrement carnivore. Faut-il un dessin, je ne pense pas. (Encore que si un spécialiste passe par là : mangent-ils la panse des animaux herbivores ?)

Je ne connais pas d’animal strictement vegan, même les pandas en mangent.

Les diètes des animaux sont très variables, et je n’ai fait que centrer sur les animaux : les végétaux aussi mangent des animaux, ou des produits animaux. En agriculture, les excréments (sous forme de fumier), le sang et les os des animaux font des miracles pour nourrir certaines espèces cultivées. Sans parler des plantes carnivores.

La consommation de végétaux et d’animaux (je passe le règne des protozoaires et des champignons pour aller plus vite) est ainsi commune, extrêmement banale, avec des variations extrêmes selon les espèces.

Donc, si l’on se limite à l’observation des faits, on pourra parler d’animal carnivore, omnivore, et pour les alimentations à grosse dominante végétales, on pourra dire herbivore ou frugivore, en gardant à l’esprit que les animaux n’ont pas de régime « pur », d’ailleurs il n’existe pas de pureté, point de vue rationnel, la pureté est une vue de l’esprit – humain. Les animaux mangent ce qui leur est adapté, point. Ce que leur instinct leur guide. Comme les enfants de vegans, ce qui m’a été rapporté, qui demandent de la viande ou du fromage quand ils sont chez des omnivores. Réalité cachée sous le tapis.

Dans cette optique, l’homme est donc un omnivore. Je veux bien discuter sur la part variable carnée qui serait bonne pour l’espérance de vie et la santé, pas de problème. Point de vue anatomie je ne suis pas sensible aux sophismes vegan (encore moins de Gary Y.). Nous avons d’ailleurs une anatomie digestive similaire à celui du cochon, pas celui du chimpanzé, ce qui explique que nous soyons plus omnivore que ce dernier (ou du bonobo). Sans même chercher une explication rationnelle – qui nécessiterait un nouvel article sur le sujet – l’anatomie humaine a ce mystère que des traits porcins se sont installés malgré notre proximité avec les chimpanzés.

Donc du coup, des gens qui parlent de « justifier la consommation de viande »…je justifie pas, j’observe les faits. J’aime la viande, j’en mange. Comme un cochon, animal lui aussi omnivore avec qui on partage énormément. Cela étant : pas n’importe comment, pas n’importe quand, pas n’importe laquelle, mais j’en mange. Il peut m’arriver d’avoir des périodes où cette part est réduite, de manière cyclique, comme si je suivais les saisons, en été les fruits éclipsent les autres aliments par exemple. Je n’adhère pas, pour des raisons mûrement réfléchies à la vision veganne et partisane de la nature.

Le mot carnisme participe de cette vision tronquée, pipée. La nature est neutre, elle n’est ni bonne, ni mauvaise. Tout être vivant est un aliment potentiel. Pour illustrer d’une manière cruelle ce manque de neutralité du terme, qui montre à quel point ce néologisme creux sert l’agenda d’idéologues vegans, il suffit de se pencher sur le terme qui est par construction, opposé. Végétalisme. Et c’est là que le bât blesse. Les définitions ne sont pas symétriques.

Le végétalisme concerne la diète des végétaliens et des végans. Il exclue toute consommation de produits animaux.

Le carnisme concerne la diète des…euh…des carnivores, des inuits donc – laissons tomber les baies d’été – ?

Non non. Que vous mangiez un steak par semaine, de la viande une fois l’an, ou que vous soyez en mode carnivore exclusif, vous voilà dans le rang des carnistes. Les habitants d’Okinawa, amateur de tofu en diable, île vantée telle une zone bleue s’alimentant de manière quasi végétarienne – à l’exception des fêtes – font de fabuleux carnistes.

C’est une imposture !

Le vrai mot à utiliser, d’un point de vue neutre (c’est à dire : observons les pratiques des animaux, des hommes, des espèces…), et dépassionné concernant l’homme, c’est omnivore : sans idéologie, sans justification, juste les faits. Parce que beaucoup d’entre nous, les hommes et les femmes sur toute la planète, mangeons de façon omnivore, malgré une diète à dominante végétale, ne pouvons être satisfaits par un tel néologisme, qui réduit la richesse de notre alimentation à la seule consommation de viande. Consommation de viande qui est par ailleurs anodine dans la nature, nature qui ne fait pas d’idéologie, si on se limite à l’observation des faits.

Ce mot a une teneur militante, politique. Certainement pas culturelle ou scientifique. Il en dit long sur celui qui l’utilise, plus sur ceux qui sont stigmatisés. Comme je disais sur Facebook :

carnisme2Ce n’est pas par méchanceté que je dis ça. C’est l’expression d’un ras-le bol de voir en permanence ce mot utilisé par des moutons vegans de panurge. C’est usant. Un travail similaire pourrait être fait pour spéciste et antispéciste, mais la tâche me semble plus ardue, quoique largement faisable. Toute pseudo-philosophie qui utilise des termes à sa convenance pour mieux maitriser le débat public, et ce de façon sournoise, mérite d’être brûlée sur la place publique. Coucou Aymeric !

La bataille idéologique et politique commence par le langage. Maitriser le langage donne une option sur la victoire. Ne vous laissez pas emberlificoter, ne rentrez pas dans le langage tricoté par votre interlocuteur : corrigez la personne qui dit carniste, employez omnivore. Systématiquement.

A ce rythme on pourra tout aussi bien parler de moldus pour décrire les omnivores non frappés par la lumière veganne ou la rejetant. – certains vegans me font d’ailleurs penser à des jeunes élèves de Poudlard, de vrais apprentis sorciers -. Les autres qui puent, les gadjo, les gaijin, les gabatchs. Bref, si vous avez encore un honneur ou un amour-propre, reprenez le dessus en parlant français.

Résumé : le mot carnisme est un terme construit selon une définition floue et mouvante selon l’objectif de la personne qui l’utilise, créant une ambigüité ainsi qu’une stigmatisation visant à se distinguer de l’autre. Une dissymétrie patente par rapport au mot végétalisme souligne insidieusement que le bien ou la normalité c’est manger exclusivement des végétaux et que les mangeurs de viande n’en font qu’à leur tête, que quelque chose ne tourne pas rond chez eux. Il conviendrait de les recadrer. Préférez le mot omnivore et bornez vous à restez factuel et non idéologique ou politique.

Je voulais faire court, j’ai été un peu verbeux. Désolé, ça devait sortir.

Edit : petit ajout de Facebook pour ceux qui auraient loupé le point principal de mon texte :

Si je procède de la même manière que Mélanie Joy pour d’autres aliments, cela donne :

Légumisme : justification de manger des légumes.
Féculentisme : justification de manger des féculents.
Fruitisme : justification de manger des fruits.
Végétalisme : justification de manger des végétaux. (Pas seulement hein)

Vous le voyez pas le problème ? Le problème est que la seule existence du mot carnisme insinue que manger de la viande n’est pas normal et devrait être traité à part des autres aliments. Ben non. C’est le dada des vegans et je marche pas dans la combine. Et comme je ne suis pas vegan, je ne suis pas tenu d’accepter un de leurs néologismes. Sinon c’est commencer à rentrer dans leur jeu, accepter leurs règles. Je ne veux pas.

Métro, Boulot…Bonheur !

Et un livre pour la plage !

Sabrina Debusquat tient solidement le blog Ça se saurait* depuis quelques années maintenant, en suivant une ligne de conduite fidèle à son personnage : une approche concrète de la santé doublé d’une certaine philosophie de la vie.

A première vue, le ton pourrait intéresser davantage les lectrices que les lecteurs,  il est vrai que culturellement, les hommes s’intéressent peu à la cosmétologie et aux produits de beauté. Par contre la santé, l’alimentation, tout le monde est concerné, à moins que vous ne soyez un de ces adolescents qui peuvent encore enquiller kebabs sur pizzas, et burgers sur chips en encaissant cette junk food comme une lettre à la poste. Sabrina, aussi n’hésite pas à sortir des chemins battus des blogs habituels.

Et ceci, notamment par la parution d’un livre auto-édité qui a le bonheur en une centaine de pages de résumer bien des aspects de son blog, sans que cela ne soit le but initial.

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Aussi il est possible d’acheter directement sur son site les versions électroniques selon l’usage que vous préférez.

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Sabrina écrit bien, la lecture du livre en est ainsi facilitée : on appréciera son humour, et sa tendance à l’auto-dérision, tout comme ses messages clairs, qui incitent à prendre soin de soi. Mais ce n’est pas non plus un livre de développement personnel en promettant la lune – tout en prenant du recul par rapport à certaines émotions, à certaines relations toxiques qui nous font tant de mal. Le très philosophe Don Miguel Ruiz est pas loin…bingo.

De ce point de vue, le ton est juste : Sabrina ne juge pas, et n’offre pas un cadre de nouvelles résolutions impossibles à tenir, tout comme elle ne vend pas de prêt à penser, ni d’idéologie « totale » clé en main. Son livre vous suggèrera d’ouvrir quelques fenêtres pour aérer votre vie. A condition de prendre la peine d’ouvrir une de ces fenêtres.

Malgré quelques passages plus ou moins convenus (sur la frénésie de consommation par exemple), c’est un livre très rafraichissant, et le sens critique dont Sabrina fait preuve fait plaisir à voir, tout en explorant des pistes d’amélioration de soi : en une dizaine de chapitres, vous ressortirez plus léger, et même allez mettre en application quelques-unes des astuces égrénées tout le long. Pour ma part ça sera les suggestions d’étirement du chapitre consacré, le 8ème, celui qui m’a le plus parlé et touché, sans doute pour des raisons personnelles : « Étirez-vous pour garder un corps agréable à vivre »**

Bonne lecture !

* anciennement Bio Pas Cher
** La méthode Mézières, citée est apparentée au rolfing que j’aborde ici ; je sais bien qu’il y a quelques zététiciens lecteurs qui sont prêts à descendre ce type de kinésithérapie en flammes à coup d’argumentum ad anecdotum, placebo et autres « PSEUDOSCIENCE §§§§ » « JE DEMANDE LES PREUVES VALIDÉES PAR LES PAIRS », mais tout comme le oil-pulling pour rétablir un microbiote buccal sain, ça a fonctionné chez moi au moment où j’en avais le plus besoin. Ça se saurait si ça marchait hein…

Certains des bénéfices du soleil ne sont pas liés à la vitamine D

Un lecteur au pseudo (prénom ?) de Bruce m’envoie la traduction de cet article très intéressant du Daily Mail.

COMMENT LE SOLEIL RÉDUIT L’HYPERTENSION ET VOUS REND PLUS MINCE

LES NOUVELLES RECHERCHES RÉVÈLENT QUE DES BÉNÉFICES NE SONT PAS LIÉS A LA VITAMINE D

 

  • MÊME COMPTE TENU DES RISQUES DE CANCER DE LA PEAU, LES CHERCHEURS DISENT QUE LE SOLEIL EST BON POUR LA SANTÉ
  • LES RECHERCHES INDIQUENT QU’IL NOUS PROTÈGE D’UN LARGE SPECTRE DE CAUSES DE MALADIES
  • SPÉCIFIQUEMENT, L’EXPOSITION AU SOLEIL INCITE NOS CORPS A PRODUIRE DE L’OXYDE NITRIQUE QUI PROTÈGE NOTRE SYSTÈME CARDIOVASCULAIRE

Par John Naish pour le Daily Mail

Les beaux jours arrivant, notre humeur s’allège et nous voilà saisi par l’envie de goûter aux rayons du soleil. Mais on continue de nous dire : les risques de cancer de la peau rendent cela potentiellement mortel.

Aujourd’hui cependant, les chercheurs découvrent les aspects positifs du bain de soleil. Même compte tenu des risques de cancer de la peau, ils disent qu’une bonne dose de soleil nous fait statistiquement vivre plus longtemps, en meilleure santé et plus heureux.

Les dernière recherches indiquent que la lumière du soleil nous protège d’un large spectre d’affections mortelles ou invalidantes comme l’obésité, l’infarctus, les attaques, l’asthme, divers scléroses et dégénérescences.

Le soleil a aussi montré qu’il stimulait la libido et l’humeur générale.

Ce n’est pas seulement une question de vitamine D, vitamine que notre peau fabrique à partir de la lumière du soleil. Cette vitamine D nous aide à construire des dents et des os sains et pourrait nous protéger du cancer de l’intestin.

Les nouvelles recherches indiquent que les rayons du soleil sont bénéfiques à bien d’autres titres.

Les chercheurs pensent que l’exposition au soleil incite notre corps à produire de l’oxyde nitrique, une substance chimique qui aide à protéger notre système cardiovasculaire et de la sérotonine, neurotransmetteur du bien-être.

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Le manque de soleil : aussi mauvais que fumer

Une piste majeure concernant les bénéfices du soleil est apparue lors d’une étude portant sur près de 30000 femmes suédoises pratiquant le bain de soleil et suivies pendant 20 ans.

En mars des chercheurs du mondialement connu Karolinska Institut en ont conclu que fuir le soleil était aussi néfaste que de fumer. L’étude, dans le Journal of Internal Medecine a trouvé que 1,5 pour cent des femmes qui rapportent avoir eu une haute exposition aux rayons UV (par le bain de soleil quotidien) sont mortes durant les deux décennies de l’étude contre 3 pour cent pour les femmes déclarant éviter les bains de soleil.

Les personnes pratiquant le bain de soleil, voient de façon significative leurs risques de mortalité par maladie cardiovasculaire diminuer.

Dr Pelle Lindqvist, l’épidémiologiste qui a dirigé l’étude dit que cette dernière a aussi mis en évidence ceci : les non-fumeurs qui ont évité de s’exposer au soleil ont eu une espérance de vie comparable à celle du groupe des fumeurs s’exposant au soleil. Ceci indique qu’éviter le soleil est un facteur de risque mortel d’ampleur comparable au tabagisme.

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Les personnes âgées en ont d’avantage besoin

Dr Richard Weller, maître de conférence en Dermatologie à l’Université d’Édimbourg l’an passé publiait un rapport dans le journal MATURITAS avertissant les personnes âgées qu’elles avaient besoin de davantage de soleil. «Les conseils de santé concernant l’exposition au soleil doivent être réétudiés » exhorta t il.

La population des gens âgés est particulièrement en manque de soleil, en témoigne de faibles taux sanguin de vitamine D et le manque d’activités de plein air.

Il ajoute qu’il y a une réduction des maladies cardiovasculaires et de mortalité toutes causes confondues en augmentant l’exposition au soleil.

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Il y a deux ans, l’équipe du Dr Weller a établit que l’exposition au soleil pouvait diminuer la pression sanguine et amoindrir les risques d’infarctus et d’attaque. Ce bénéfice n’est pas dû à la vitamine D. Il est dû au fait que lorsque notre peau est exposée au soleil, l’oxyde nitrique libéré dans nos vaisseaux abaisse à son tour la pression sanguine en rendant les vaisseaux plus dilatés.

Dr Weller a dit à Good Health (Note de Clair et Lipide : sans doute le site néozélandais de suppléments naturels)  : « Il apparaît aussi que la lumière du soleil affecte la manière dont nos gènes s’expriment. »

L’an passé des chercheurs de l’Université de Cambridge montrèrent que l’expression de 28 pour cent de notre matériel génétique variait d’une saison à l’autre.

Le soleil réduit l’inflammation

Les chercheurs de Cambridge rapportent dans le journal Nature que l’hiver nous augmentons l’activité des gènes de l’inflammation du système immunitaire afin de combattre les agents infectieux alors que l’été nous augmentons l’activité des gènes anti-inflammatoire. L’inflammation chronique est liée aux épidémies modernes d’attaques cardiaques, diabètes et cancers. Une telle inflammation résulte du fait que notre système immunitaire combat les agents infectieux. Mais ceci a un coût et les dommages aux tissus causés par une inflammation sur du long terme causent à son tour des maladies.

Les chercheurs de Cambridge indiquent que le soleil pourrait permettre à notre corps de contrer la réponse inflammatoire.

« Au même titre que l’oxyde nitrique et l’expression des gènes, je pense qu’il y a d’autres facteurs à découvrir. » déclare Dr Weller.

Il y a une corrélation entre plus de soleil et moins de maladies aussi diverses que la sclérose en plaques ou encore l’athérosclérose (quand les artères sont obturées par des substances graisseuses nommées athérome).

Cependant, le lien causal doit être trouvé.

Pourrait stopper la prise de gras

Les chercheurs sont en train de découvrir que le soleil peut même nous aider à rester mince et en bonne santé, selon les études des universités de Southampton et Édimbourg qui ont maintenu des souris sous un régime riche en graisses en les exposant à la lumière UV. Les résultats montre que les radiations UV suppriment le développement de l’obésité et les symptômes du diabète de type 2.

Ces bénéfices sont indépendants de la vitamine D rapportent les chercheurs dans le journal DIABETES en 2014. Ils pensent que les effets sont encore le résultat de l’oxyde nitrique dont la libération est accrue sous l’action du soleil. L’idée est que sans oxyde nitrique, l’insuline ne fonctionne pas convenablement laissant s’installer le diabète.

D’autres chercheurs, indiquent qu’être exposé abondamment à la lumière du soleil peut réduire les risques d’attaque.

Les épidémiologistes ont utilisé les données d’un satellite météo pour déterminer combien la lumière du soleil affectait individuellement une population de plus de 16000 personnes vivant à travers les États Unis, sur une période de 15 ans.

Nous tendons tous à nous sentir plus heureux quand il fait soleil et ce n’est pas seulement une question de moral. La recherche montre que la longueur d’onde principale de la lumière émise par le soleil stimule des récepteurs de notre rétine qui régule notre horloge interne qui à son tour régule les niveaux de mélatonine, l’hormone du sommeil que notre corps produit.

Les études dans un rapport de l’Université Suédoise de Uppsala le mois dernier dans le journal PLOS one montre qu’une perturbation des niveaux de mélatonine est corrélée à la dépression et aux maladies d’Alzheimer et Parkinson.

Peut améliorer la vue chez l’enfant

Le manque de soleil peut aussi avoir des effets physiques chez l’enfant.

Une étude par The Australian Research Council’s Centre Of Excellence In Vision Science en 2009 a trouvé que ceux qui passaient plus de temps en intérieur connaissaient de façon significative un accroissement de l’incidence de la myopie. Les chercheurs pensent que le neurotransmetteur dopamine est responsable de cela.

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Elle est connu pour inhiber la croissance excessive du globe oculaire qui cause la myopie. La lumière du soleil provoque une libération accrue de dopamine par la rétine.

Le soleil accroît la libido masculine selon l’étude australienne réalisé sur 2 299 hommes en 2010.

Des experts en hormone de l’Université de Gratz ont découvert que le taux de testostérone chez les hommes connaissait un pic au mois d’août, tombait pendant l’hiver atteignant son plus bas  niveau en mars.

Pourrait nous aider à vivre plus longtemps

Ces bénéfices pourraient-ils l’emporter sur les risques de développer un cancer de la peau ?

The Official NHS GUIDANCE dit que non : « Il n’y a pas de façon de bronzer dépourvue de risque pour la santé. » statut-il.

Il ajoute que nous devrions rester à l’ombre entre 11h et 15 h, nous couvrir de vêtements appropriés, porter des lunettes et utiliser de la crème solaire indice 15 au minimum.

Dr Weller reconnaît que les personnes vivant sous les climats les plus ensoleillées ont davantage de cancer de la peau car les radiations du soleil font muter l’ADN et génèrent des radicaux libres qui peuvent causer le développement du cancer.

Mais il rétorque que nous nous avons aucune preuve que le soleil raccourcit la vie.

En fait, les épidémiologistes suggèrent que les gens davantage exposés au soleil tendent à vivre plus longtemps même si ces populations sont d’avantage sujettes au cancer de la peau. Dr Weller est soutenu par Martin Feelisch, professeur de Médecine Expérimentale à l’Université de Southampton qui au aussi étudié le rôle du soleil sur notre santé. En particulier les effets du soleil qui stimulent la libération d’oxyde nitrique pour protéger notre système cardiovasculaire en abaissant la pression sanguine.

Pr Feelisch prévient qu’éviter le soleil ou l’usage excessif d’écran total pourrait constituer un nouveau risque de maladie cardiaque et davantage de personnes meurt de maladies cardiaques que de cancer de la peau.  « Nous pensons que les conseils de santé publiques dominés par les considérations concernant le cancer de la peau doivent être révisés avec attention. » rétorque-t-il.

«  Il est temps de regarder la balance des risques entre cancer de la peau et maladie cardiovasculaire. »

Ceci dit il ne recommande pas de passer trop d’heures à bronzer.

En attendant, Dr Lindqvist, l’auteur de la nouvelle étude déclare : «  Nous connaissons dans notre population 3 grands facteurs d’hygiène de vie qui menacent notre santé : tabagisme, surpoids et inactivité. Nous savons désormais qu’il en existe un quatrième : bannir l’exposition au soleil. »

Quand utiliser l’écran solaire.

Nous devrions être plus mesurés dans notre utilisation de l’écran solaire, celui ci bloquant les effets positifs du soleil. Si vous l’utilisez afin de passer votre temps au soleil ce n’est pas la bonne manière. Cependant, si vous vous trouvez coincé sur un bateau, contraint d’être exposé au soleil, il est probablement meilleur de mettre de la crème.

Fort de cette nouvelle appréciation scientifique, un équilibre devra être trouvé afin de pouvoir profiter sainement des bienfaits du soleil.