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4 raisons qui expliquent que certains vegans se portent comme un charme (là où d’autres se ramassent lamentablement.)

Voici un article de Denise Minger sur les raisons possibles d’un échec d’un régime végan…co-traduit par bibi et la personne qui s’occupe de la page du Mythe Végétarien sur Facebook tout comme son blog que voici. Bonne lecture 🙂

Le mythe végétarien

Voici la traduction d’un article de Denise Minger publié originellement sur le site Authority Nutrition. À double tranchant, selon le point de vue que l’on adopte.

Les discussions qui gravitent autour des thèmes « le véganisme est il un régime sain pour les humains ? » ou « le véganisme est il une voie royale pour être carencé ! » font rage depuis des temps immémoriaux (ou tout au moins depuis la création de la possibilité de laisser des commentaires sur Facebook).

La controverse est régulièrement alimentée par des affirmations passionnées et sans nuance des deux camps adverses : d’un côté les végans au long cours qui attestent de leur bon état de santé, (ceux là même qui insistent sur le fait que ceux qui ne « réussissent pas » à tenir le régime doivent bien faire quelque chose de travers), et de l’autre, les ex-végans décrivant leur déclin rapide ou progressif (dans une certaine…

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Divagations carnistes

Je suis parfois psychorigide avec la langue française. Tenez, j’ai par exemple un problème avec les mots mal traduits, ou tout simplement les mots anglais pas traduits du tout par flemme et manque de recul sur sa propre langue.

Aujourd’hui, une autre pratique tend à me courir sur le haricot, et profondément : les néologismes à la noix. Je vais être bref, je vais en cibler un.

Carnisme.

Sur mon Firefox ça donne ça :

carnisme

On la lui fait pas à ce bon vieux correcteur orthographique !

On doit la création de ce néologisme à la psychologue Mélanie Joy, vraisemblablement au début des années 2000. Ce terme semble être repris dans les milieux où la cause animale prime, les vegans en première ligne. A mon sens, il est repris comme les internautes de Chartsinfrance parlent maladroitement d’ères pour nommer une période discographique relative à un artiste, ou comme les zététiques français tout fiers de traîner leurs guêtres dans l’interweb anglophone répandent l’usage du terme debunk dans l’interweb francophone : c’est à dire sans prise de recul, sans esprit critique sur le poids des mots, et la culture afférente – debunk est très connoté skeptic/zététique -.

Il est révélateur que le terme carnisme soit mal défini.

Le carnisme désigne une idéologie qui justifie la consommation de chair animale par les humains. Le terme est utilisé sous cette acception notamment par les partisans du véganisme. Avant sa réappropriation par le mouvement végan, le terme « carnisme » désignait le fait de consommer de la viande (indépendamment de l’idéologie associée), ou l’abus de viande1.

Le malaise est palpable en deux phrases :

  • idéologie revendiquée : pour la neutralité, et son acceptation dans le langage commun, on repassera, tout le monde n’est pas censé adhérer à une idéologie. Le jargon pour les jargonneux c’est très bien comme signe de ralliement dans un entre-soi, mais merci de ne pas polluer le débat avec les gens qui ne partagent pas cette idéologie.
  • définition floue, polysémique (ça encore, ça arrive dans la langue française), mais surtout avec un aspect péjoratif. Abus de viande. Dans quel contexte ? C’est pour stigmatiser qui ? Le chasseur aviné ? Le noble festoyant du moyen-âge et qui souffre de goutte ? Ou les inuits à la santé éclatante sont des carnistes alors ? Saperlipopette ! L’ambigüité entre les deux sens me met mal à l’aise. Aussi on quitte le rationnel pour le jugement. Et je ne suis pas trop d’accord.

Prenons un peu d’altitude : si j’observe les espèces à l’échelle globale, il n’y a que nourriture. Je sais bien que l’allégorie de la chaîne alimentaire fait déclencher moult sarcasmes en véganie, mais les faits sont là : on mange, et on sera mangé. Bactérie, animaux, champignons, plantes, vous en faites pas, votre sort est scellé. Dans ce grand festin qu’est la vie en elle-même les diverses espèces, par le truchement des mécanismes évolutifs bien connus, ont trouvé leur régime alimentaire à force d’adaptation à un milieu.

Ainsi on sait qu’une vache est plutôt herbivore, à quelques insectes et vers près.

Un singe est plutôt frugivore, à quelques tubercules et mammifères prêts : oui ils chassent. Ils ne semblent pourtant pas digérer la viande aussi bien que nous selon Jane Goodall. Selon une méthode personnelle, avec l’aide d’une centrifugeuse elle a pu constater que les excréments de chimpanzés contenaient des morceaux intacts d’animaux et d’insectes. Ce qui n’est pas le cas chez l’homme qui digère bien mieux la viande. Factuellement, j’entends.

Un lion sera entièrement carnivore. Faut-il un dessin, je ne pense pas. (Encore que si un spécialiste passe par là : mangent-ils la panse des animaux herbivores ?)

Je ne connais pas d’animal strictement vegan, même les pandas en mangent.

Les diètes des animaux sont très variables, et je n’ai fait que centrer sur les animaux : les végétaux aussi mangent des animaux, ou des produits animaux. En agriculture, les excréments (sous forme de fumier), le sang et les os des animaux font des miracles pour nourrir certaines espèces cultivées. Sans parler des plantes carnivores.

La consommation de végétaux et d’animaux (je passe le règne des protozoaires et des champignons pour aller plus vite) est ainsi commune, extrêmement banale, avec des variations extrêmes selon les espèces.

Donc, si l’on se limite à l’observation des faits, on pourra parler d’animal carnivore, omnivore, et pour les alimentations à grosse dominante végétales, on pourra dire herbivore ou frugivore, en gardant à l’esprit que les animaux n’ont pas de régime « pur », d’ailleurs il n’existe pas de pureté, point de vue rationnel, la pureté est une vue de l’esprit – humain. Les animaux mangent ce qui leur est adapté, point. Ce que leur instinct leur guide. Comme les enfants de vegans, ce qui m’a été rapporté, qui demandent de la viande ou du fromage quand ils sont chez des omnivores. Réalité cachée sous le tapis.

Dans cette optique, l’homme est donc un omnivore. Je veux bien discuter sur la part variable carnée qui serait bonne pour l’espérance de vie et la santé, pas de problème. Point de vue anatomie je ne suis pas sensible aux sophismes vegan (encore moins de Gary Y.). Nous avons d’ailleurs une anatomie digestive similaire à celui du cochon, pas celui du chimpanzé, ce qui explique que nous soyons plus omnivore que ce dernier (ou du bonobo). Sans même chercher une explication rationnelle – qui nécessiterait un nouvel article sur le sujet – l’anatomie humaine a ce mystère que des traits porcins se sont installés malgré notre proximité avec les chimpanzés.

Donc du coup, des gens qui parlent de « justifier la consommation de viande »…je justifie pas, j’observe les faits. J’aime la viande, j’en mange. Comme un cochon, animal lui aussi omnivore avec qui on partage énormément. Cela étant : pas n’importe comment, pas n’importe quand, pas n’importe laquelle, mais j’en mange. Il peut m’arriver d’avoir des périodes où cette part est réduite, de manière cyclique, comme si je suivais les saisons, en été les fruits éclipsent les autres aliments par exemple. Je n’adhère pas, pour des raisons mûrement réfléchies à la vision veganne et partisane de la nature.

Le mot carnisme participe de cette vision tronquée, pipée. La nature est neutre, elle n’est ni bonne, ni mauvaise. Tout être vivant est un aliment potentiel. Pour illustrer d’une manière cruelle ce manque de neutralité du terme, qui montre à quel point ce néologisme creux sert l’agenda d’idéologues vegans, il suffit de se pencher sur le terme qui est par construction, opposé. Végétalisme. Et c’est là que le bât blesse. Les définitions ne sont pas symétriques.

Le végétalisme concerne la diète des végétaliens et des végans. Il exclue toute consommation de produits animaux.

Le carnisme concerne la diète des…euh…des carnivores, des inuits donc – laissons tomber les baies d’été – ?

Non non. Que vous mangiez un steak par semaine, de la viande une fois l’an, ou que vous soyez en mode carnivore exclusif, vous voilà dans le rang des carnistes. Les habitants d’Okinawa, amateur de tofu en diable, île vantée telle une zone bleue s’alimentant de manière quasi végétarienne – à l’exception des fêtes – font de fabuleux carnistes.

C’est une imposture !

Le vrai mot à utiliser, d’un point de vue neutre (c’est à dire : observons les pratiques des animaux, des hommes, des espèces…), et dépassionné concernant l’homme, c’est omnivore : sans idéologie, sans justification, juste les faits. Parce que beaucoup d’entre nous, les hommes et les femmes sur toute la planète, mangeons de façon omnivore, malgré une diète à dominante végétale, ne pouvons être satisfaits par un tel néologisme, qui réduit la richesse de notre alimentation à la seule consommation de viande. Consommation de viande qui est par ailleurs anodine dans la nature, nature qui ne fait pas d’idéologie, si on se limite à l’observation des faits.

Ce mot a une teneur militante, politique. Certainement pas culturelle ou scientifique. Il en dit long sur celui qui l’utilise, plus sur ceux qui sont stigmatisés. Comme je disais sur Facebook :

carnisme2Ce n’est pas par méchanceté que je dis ça. C’est l’expression d’un ras-le bol de voir en permanence ce mot utilisé par des moutons vegans de panurge. C’est usant. Un travail similaire pourrait être fait pour spéciste et antispéciste, mais la tâche me semble plus ardue, quoique largement faisable. Toute pseudo-philosophie qui utilise des termes à sa convenance pour mieux maitriser le débat public, et ce de façon sournoise, mérite d’être brûlée sur la place publique. Coucou Aymeric !

La bataille idéologique et politique commence par le langage. Maitriser le langage donne une option sur la victoire. Ne vous laissez pas emberlificoter, ne rentrez pas dans le langage tricoté par votre interlocuteur : corrigez la personne qui dit carniste, employez omnivore. Systématiquement.

A ce rythme on pourra tout aussi bien parler de moldus pour décrire les omnivores non frappés par la lumière veganne ou la rejetant. – certains vegans me font d’ailleurs penser à des jeunes élèves de Poudlard, de vrais apprentis sorciers -. Les autres qui puent, les gadjo, les gaijin, les gabatchs. Bref, si vous avez encore un honneur ou un amour-propre, reprenez le dessus en parlant français.

Résumé : le mot carnisme est un terme construit selon une définition floue et mouvante selon l’objectif de la personne qui l’utilise, créant une ambigüité ainsi qu’une stigmatisation visant à se distinguer de l’autre. Une dissymétrie patente par rapport au mot végétalisme souligne insidieusement que le bien ou la normalité c’est manger exclusivement des végétaux et que les mangeurs de viande n’en font qu’à leur tête, que quelque chose ne tourne pas rond chez eux. Il conviendrait de les recadrer. Préférez le mot omnivore et bornez vous à restez factuel et non idéologique ou politique.

Je voulais faire court, j’ai été un peu verbeux. Désolé, ça devait sortir.

Edit : petit ajout de Facebook pour ceux qui auraient loupé le point principal de mon texte :

Si je procède de la même manière que Mélanie Joy pour d’autres aliments, cela donne :

Légumisme : justification de manger des légumes.
Féculentisme : justification de manger des féculents.
Fruitisme : justification de manger des fruits.
Végétalisme : justification de manger des végétaux. (Pas seulement hein)

Vous le voyez pas le problème ? Le problème est que la seule existence du mot carnisme insinue que manger de la viande n’est pas normal et devrait être traité à part des autres aliments. Ben non. C’est le dada des vegans et je marche pas dans la combine. Et comme je ne suis pas vegan, je ne suis pas tenu d’accepter un de leurs néologismes. Sinon c’est commencer à rentrer dans leur jeu, accepter leurs règles. Je ne veux pas.

Métro, Boulot…Bonheur !

Et un livre pour la plage !

Sabrina Debusquat tient solidement le blog Ça se saurait* depuis quelques années maintenant, en suivant une ligne de conduite fidèle à son personnage : une approche concrète de la santé doublé d’une certaine philosophie de la vie.

A première vue, le ton pourrait intéresser davantage les lectrices que les lecteurs,  il est vrai que culturellement, les hommes s’intéressent peu à la cosmétologie et aux produits de beauté. Par contre la santé, l’alimentation, tout le monde est concerné, à moins que vous ne soyez un de ces adolescents qui peuvent encore enquiller kebabs sur pizzas, et burgers sur chips en encaissant cette junk food comme une lettre à la poste. Sabrina, aussi n’hésite pas à sortir des chemins battus des blogs habituels.

Et ceci, notamment par la parution d’un livre auto-édité qui a le bonheur en une centaine de pages de résumer bien des aspects de son blog, sans que cela ne soit le but initial.

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Aussi il est possible d’acheter directement sur son site les versions électroniques selon l’usage que vous préférez.

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Sabrina écrit bien, la lecture du livre en est ainsi facilitée : on appréciera son humour, et sa tendance à l’auto-dérision, tout comme ses messages clairs, qui incitent à prendre soin de soi. Mais ce n’est pas non plus un livre de développement personnel en promettant la lune – tout en prenant du recul par rapport à certaines émotions, à certaines relations toxiques qui nous font tant de mal. Le très philosophe Don Miguel Ruiz est pas loin…bingo.

De ce point de vue, le ton est juste : Sabrina ne juge pas, et n’offre pas un cadre de nouvelles résolutions impossibles à tenir, tout comme elle ne vend pas de prêt à penser, ni d’idéologie « totale » clé en main. Son livre vous suggèrera d’ouvrir quelques fenêtres pour aérer votre vie. A condition de prendre la peine d’ouvrir une de ces fenêtres.

Malgré quelques passages plus ou moins convenus (sur la frénésie de consommation par exemple), c’est un livre très rafraichissant, et le sens critique dont Sabrina fait preuve fait plaisir à voir, tout en explorant des pistes d’amélioration de soi : en une dizaine de chapitres, vous ressortirez plus léger, et même allez mettre en application quelques-unes des astuces égrénées tout le long. Pour ma part ça sera les suggestions d’étirement du chapitre consacré, le 8ème, celui qui m’a le plus parlé et touché, sans doute pour des raisons personnelles : « Étirez-vous pour garder un corps agréable à vivre »**

Bonne lecture !

* anciennement Bio Pas Cher
** La méthode Mézières, citée est apparentée au rolfing que j’aborde ici ; je sais bien qu’il y a quelques zététiciens lecteurs qui sont prêts à descendre ce type de kinésithérapie en flammes à coup d’argumentum ad anecdotum, placebo et autres « PSEUDOSCIENCE §§§§ » « JE DEMANDE LES PREUVES VALIDÉES PAR LES PAIRS », mais tout comme le oil-pulling pour rétablir un microbiote buccal sain, ça a fonctionné chez moi au moment où j’en avais le plus besoin. Ça se saurait si ça marchait hein…

Certains des bénéfices du soleil ne sont pas liés à la vitamine D

Un lecteur au pseudo (prénom ?) de Bruce m’envoie la traduction de cet article très intéressant du Daily Mail.

COMMENT LE SOLEIL RÉDUIT L’HYPERTENSION ET VOUS REND PLUS MINCE

LES NOUVELLES RECHERCHES RÉVÈLENT QUE DES BÉNÉFICES NE SONT PAS LIÉS A LA VITAMINE D

 

  • MÊME COMPTE TENU DES RISQUES DE CANCER DE LA PEAU, LES CHERCHEURS DISENT QUE LE SOLEIL EST BON POUR LA SANTÉ
  • LES RECHERCHES INDIQUENT QU’IL NOUS PROTÈGE D’UN LARGE SPECTRE DE CAUSES DE MALADIES
  • SPÉCIFIQUEMENT, L’EXPOSITION AU SOLEIL INCITE NOS CORPS A PRODUIRE DE L’OXYDE NITRIQUE QUI PROTÈGE NOTRE SYSTÈME CARDIOVASCULAIRE

Par John Naish pour le Daily Mail

Les beaux jours arrivant, notre humeur s’allège et nous voilà saisi par l’envie de goûter aux rayons du soleil. Mais on continue de nous dire : les risques de cancer de la peau rendent cela potentiellement mortel.

Aujourd’hui cependant, les chercheurs découvrent les aspects positifs du bain de soleil. Même compte tenu des risques de cancer de la peau, ils disent qu’une bonne dose de soleil nous fait statistiquement vivre plus longtemps, en meilleure santé et plus heureux.

Les dernière recherches indiquent que la lumière du soleil nous protège d’un large spectre d’affections mortelles ou invalidantes comme l’obésité, l’infarctus, les attaques, l’asthme, divers scléroses et dégénérescences.

Le soleil a aussi montré qu’il stimulait la libido et l’humeur générale.

Ce n’est pas seulement une question de vitamine D, vitamine que notre peau fabrique à partir de la lumière du soleil. Cette vitamine D nous aide à construire des dents et des os sains et pourrait nous protéger du cancer de l’intestin.

Les nouvelles recherches indiquent que les rayons du soleil sont bénéfiques à bien d’autres titres.

Les chercheurs pensent que l’exposition au soleil incite notre corps à produire de l’oxyde nitrique, une substance chimique qui aide à protéger notre système cardiovasculaire et de la sérotonine, neurotransmetteur du bien-être.

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Le manque de soleil : aussi mauvais que fumer

Une piste majeure concernant les bénéfices du soleil est apparue lors d’une étude portant sur près de 30000 femmes suédoises pratiquant le bain de soleil et suivies pendant 20 ans.

En mars des chercheurs du mondialement connu Karolinska Institut en ont conclu que fuir le soleil était aussi néfaste que de fumer. L’étude, dans le Journal of Internal Medecine a trouvé que 1,5 pour cent des femmes qui rapportent avoir eu une haute exposition aux rayons UV (par le bain de soleil quotidien) sont mortes durant les deux décennies de l’étude contre 3 pour cent pour les femmes déclarant éviter les bains de soleil.

Les personnes pratiquant le bain de soleil, voient de façon significative leurs risques de mortalité par maladie cardiovasculaire diminuer.

Dr Pelle Lindqvist, l’épidémiologiste qui a dirigé l’étude dit que cette dernière a aussi mis en évidence ceci : les non-fumeurs qui ont évité de s’exposer au soleil ont eu une espérance de vie comparable à celle du groupe des fumeurs s’exposant au soleil. Ceci indique qu’éviter le soleil est un facteur de risque mortel d’ampleur comparable au tabagisme.

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Les personnes âgées en ont d’avantage besoin

Dr Richard Weller, maître de conférence en Dermatologie à l’Université d’Édimbourg l’an passé publiait un rapport dans le journal MATURITAS avertissant les personnes âgées qu’elles avaient besoin de davantage de soleil. «Les conseils de santé concernant l’exposition au soleil doivent être réétudiés » exhorta t il.

La population des gens âgés est particulièrement en manque de soleil, en témoigne de faibles taux sanguin de vitamine D et le manque d’activités de plein air.

Il ajoute qu’il y a une réduction des maladies cardiovasculaires et de mortalité toutes causes confondues en augmentant l’exposition au soleil.

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Il y a deux ans, l’équipe du Dr Weller a établit que l’exposition au soleil pouvait diminuer la pression sanguine et amoindrir les risques d’infarctus et d’attaque. Ce bénéfice n’est pas dû à la vitamine D. Il est dû au fait que lorsque notre peau est exposée au soleil, l’oxyde nitrique libéré dans nos vaisseaux abaisse à son tour la pression sanguine en rendant les vaisseaux plus dilatés.

Dr Weller a dit à Good Health (Note de Clair et Lipide : sans doute le site néozélandais de suppléments naturels)  : « Il apparaît aussi que la lumière du soleil affecte la manière dont nos gènes s’expriment. »

L’an passé des chercheurs de l’Université de Cambridge montrèrent que l’expression de 28 pour cent de notre matériel génétique variait d’une saison à l’autre.

Le soleil réduit l’inflammation

Les chercheurs de Cambridge rapportent dans le journal Nature que l’hiver nous augmentons l’activité des gènes de l’inflammation du système immunitaire afin de combattre les agents infectieux alors que l’été nous augmentons l’activité des gènes anti-inflammatoire. L’inflammation chronique est liée aux épidémies modernes d’attaques cardiaques, diabètes et cancers. Une telle inflammation résulte du fait que notre système immunitaire combat les agents infectieux. Mais ceci a un coût et les dommages aux tissus causés par une inflammation sur du long terme causent à son tour des maladies.

Les chercheurs de Cambridge indiquent que le soleil pourrait permettre à notre corps de contrer la réponse inflammatoire.

« Au même titre que l’oxyde nitrique et l’expression des gènes, je pense qu’il y a d’autres facteurs à découvrir. » déclare Dr Weller.

Il y a une corrélation entre plus de soleil et moins de maladies aussi diverses que la sclérose en plaques ou encore l’athérosclérose (quand les artères sont obturées par des substances graisseuses nommées athérome).

Cependant, le lien causal doit être trouvé.

Pourrait stopper la prise de gras

Les chercheurs sont en train de découvrir que le soleil peut même nous aider à rester mince et en bonne santé, selon les études des universités de Southampton et Édimbourg qui ont maintenu des souris sous un régime riche en graisses en les exposant à la lumière UV. Les résultats montre que les radiations UV suppriment le développement de l’obésité et les symptômes du diabète de type 2.

Ces bénéfices sont indépendants de la vitamine D rapportent les chercheurs dans le journal DIABETES en 2014. Ils pensent que les effets sont encore le résultat de l’oxyde nitrique dont la libération est accrue sous l’action du soleil. L’idée est que sans oxyde nitrique, l’insuline ne fonctionne pas convenablement laissant s’installer le diabète.

D’autres chercheurs, indiquent qu’être exposé abondamment à la lumière du soleil peut réduire les risques d’attaque.

Les épidémiologistes ont utilisé les données d’un satellite météo pour déterminer combien la lumière du soleil affectait individuellement une population de plus de 16000 personnes vivant à travers les États Unis, sur une période de 15 ans.

Nous tendons tous à nous sentir plus heureux quand il fait soleil et ce n’est pas seulement une question de moral. La recherche montre que la longueur d’onde principale de la lumière émise par le soleil stimule des récepteurs de notre rétine qui régule notre horloge interne qui à son tour régule les niveaux de mélatonine, l’hormone du sommeil que notre corps produit.

Les études dans un rapport de l’Université Suédoise de Uppsala le mois dernier dans le journal PLOS one montre qu’une perturbation des niveaux de mélatonine est corrélée à la dépression et aux maladies d’Alzheimer et Parkinson.

Peut améliorer la vue chez l’enfant

Le manque de soleil peut aussi avoir des effets physiques chez l’enfant.

Une étude par The Australian Research Council’s Centre Of Excellence In Vision Science en 2009 a trouvé que ceux qui passaient plus de temps en intérieur connaissaient de façon significative un accroissement de l’incidence de la myopie. Les chercheurs pensent que le neurotransmetteur dopamine est responsable de cela.

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Elle est connu pour inhiber la croissance excessive du globe oculaire qui cause la myopie. La lumière du soleil provoque une libération accrue de dopamine par la rétine.

Le soleil accroît la libido masculine selon l’étude australienne réalisé sur 2 299 hommes en 2010.

Des experts en hormone de l’Université de Gratz ont découvert que le taux de testostérone chez les hommes connaissait un pic au mois d’août, tombait pendant l’hiver atteignant son plus bas  niveau en mars.

Pourrait nous aider à vivre plus longtemps

Ces bénéfices pourraient-ils l’emporter sur les risques de développer un cancer de la peau ?

The Official NHS GUIDANCE dit que non : « Il n’y a pas de façon de bronzer dépourvue de risque pour la santé. » statut-il.

Il ajoute que nous devrions rester à l’ombre entre 11h et 15 h, nous couvrir de vêtements appropriés, porter des lunettes et utiliser de la crème solaire indice 15 au minimum.

Dr Weller reconnaît que les personnes vivant sous les climats les plus ensoleillées ont davantage de cancer de la peau car les radiations du soleil font muter l’ADN et génèrent des radicaux libres qui peuvent causer le développement du cancer.

Mais il rétorque que nous nous avons aucune preuve que le soleil raccourcit la vie.

En fait, les épidémiologistes suggèrent que les gens davantage exposés au soleil tendent à vivre plus longtemps même si ces populations sont d’avantage sujettes au cancer de la peau. Dr Weller est soutenu par Martin Feelisch, professeur de Médecine Expérimentale à l’Université de Southampton qui au aussi étudié le rôle du soleil sur notre santé. En particulier les effets du soleil qui stimulent la libération d’oxyde nitrique pour protéger notre système cardiovasculaire en abaissant la pression sanguine.

Pr Feelisch prévient qu’éviter le soleil ou l’usage excessif d’écran total pourrait constituer un nouveau risque de maladie cardiaque et davantage de personnes meurt de maladies cardiaques que de cancer de la peau.  « Nous pensons que les conseils de santé publiques dominés par les considérations concernant le cancer de la peau doivent être révisés avec attention. » rétorque-t-il.

«  Il est temps de regarder la balance des risques entre cancer de la peau et maladie cardiovasculaire. »

Ceci dit il ne recommande pas de passer trop d’heures à bronzer.

En attendant, Dr Lindqvist, l’auteur de la nouvelle étude déclare : «  Nous connaissons dans notre population 3 grands facteurs d’hygiène de vie qui menacent notre santé : tabagisme, surpoids et inactivité. Nous savons désormais qu’il en existe un quatrième : bannir l’exposition au soleil. »

Quand utiliser l’écran solaire.

Nous devrions être plus mesurés dans notre utilisation de l’écran solaire, celui ci bloquant les effets positifs du soleil. Si vous l’utilisez afin de passer votre temps au soleil ce n’est pas la bonne manière. Cependant, si vous vous trouvez coincé sur un bateau, contraint d’être exposé au soleil, il est probablement meilleur de mettre de la crème.

Fort de cette nouvelle appréciation scientifique, un équilibre devra être trouvé afin de pouvoir profiter sainement des bienfaits du soleil.

Les actus digérées #7

Les actus digérées du weekend paraissent un dimanche cette fois-ci !

Les 4 règles que vous ne trouverez pas dans dans le Manifeste pour réhabiliter les vrais aliments (In Defense of Food), et deux que vous trouverez aussi :

  • Règle 1 : Vous n’avez pas besoin de cuisiner à partir de 0 pour cuisiner sainement.

Pourquoi se priver d’aliments comme le thon en boîte par exemple ?

  • Règle 2 : OUI, les nutriments comptent.

Michael Pollan critique, avec raison, le nutritionnisme ambiant. Mais il est intéressant de connaitre les principes généraux pour suivre une alimentation qui nourrisse.

  • Règle 3 : Ne mangez pas toute la junk food que vous voulez…oui même si vous la cuisinez vous-même.

De toute façon vous aurez à l’éliminer.

  • Règle 4 : Adoptez les améliorations faites depuis que que votre arrière-grand-mère cuisinait.

Un principe qui est devenu populaire avec Pollan à travers les années : ne pas manger ce que votre grand-mère n’aurait pas reconnu comme un aliment. Cette perspective intervient à tout niveau de transformation alimentaire (y compris la fortification), et le temps que Pollan a passé avec une communauté Hadza en Tanzanie.

Sont cités par exemple la pasteurisation du lait, la fortification du sel en iode (risque pour la thyroïde), la déficience en niacine avant la fortification de la levure, et la fortification en acide folique des céréales reconnu comme ayant réduit d’un tiers les anomalies du tube neural.

(Note de moi-même : c’est la règle la plus sujette à discussion)

  • Règle 5 (Une règle sur laquelle on est d’accord) : Il ne s’agit pas d’être pauvre en graisses ou de chasser un « mauvais » nutriment.

Dans un certain sens, être obsédé par un nutriment seul, au lieu de regarder l’alimentation entière dans le contexte de votre alimentation est contreproductif.

  • Règle 6 (Une règle sur laquelle on est d’accord) : Il n’y a pas un seul aliment dont la consommation ou l’évitement répondra à vos prières alimentaires.

Un simple nutriment ou nourriture n’est pas un remède magique. C’est la combinaison des aliments qui est l’élément déterminant le plus important de la santé », un des points forts du Manifeste pour réhabiliter les vrais aliments par le docteur Joan Sabaté.

Cette fois-ci un article en français, très complémentaire au précédent : il met (entre autres) des mots sur ce que j’ai du mal à exprimer contre la sur-transformation des aliments et des industriels qui jouent aux chimistes dans cet article nommé Tristes Protides. Tout peut paraitre anodin de la consommation de whey au Soylent Green, j’ai déjà vu des gens rationnels (voire rationalistes) s’intéresser à ça. Triste je disais. Décomposer et recomposer n’est pas égal à retrouver nos aliments. Et le goût, bordel, la tradition (avec la voix de Jean-Pierre Coffe).

Ok accepter les transformations, mais des travailleurs dans l’alimentaire continuent de souffrir tout de même.

Un très bon billet de Pierre Barthélémy sur son blog Passeur de Sciences. Une étude de plus qui confirme les bienfaits thérapeutiques du froid. Ou tout simplement les bienfaits de tout ce qui peut nous sortir de notre confort quotidien.

C’est en partie la « thèse » du docteur Lee Goldman : trop de confort ne serait pas bon, du point de vue évolutionniste.

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(et un livre de plus dans la pile pour les lecteurs en anglais, je ne l’ai pas encore lu)

Le sucre pire que les graisses saturées ? On relance la machine avec une nouvelle étude. Pas pour ceux qui ont décidé d’éviter le nutritionnisme, d’un autre côté, des gens, dans le monde continuent de parler des graisses saturées comme le diable.

A l’heure ou les funestes propagandistes à peine cachés de DataGueule (je fournis pas de lien, débrouillez-vous) pérorent sur la consommation de viande à coup de design 2.0 et d’affirmations simplistes, des gens s’interrogent sur l’impact de la consommation de viande, et c’est loin d’être aussi simple. De Simon Fairlie à Joel Salatin, aussi bien que Allan Savory ou encore les décriés scientifiques de l’Inra (OGM je crie ton nom…), la quasi-intégralité des permaculteurs à l’exception de ceux qui envisagent des écosystèmes sans animaux pour préserver la pureté végétale de leurs aliments.

Un article publié en milieu de semaine sur la vitamine A. On parle de la B12 et du fer, mais la vitamine A, on n’y pense jamais ! Injustice corrigée !

L’image amusante de la semaine 🙂 je vais essayer d’en intégrer une tant que possible.

Une vitamine A sous-estimée par les végans

Ma réflexion est partie de cette discussion (déjà abordée ici) :

mytheS’ensuit donc un galimatias  entre Ségolène et moi sur la vitamine A. Rétinol (vitamine A animale) ou bêta-carotène (vitamine A végétale) ?

Mon point de vue étant que les deux micronutriments ont leurs avantages et leurs inconvénients. A priori l’idéal étant d’avoir un apport des deux, pas uniquement l’un ou l’autre.

Le Rétinol : on le trouve dans certains produits animaux, notamment le foie (de morue par exemple !), ou encore les œufs, ou le beurre.

+ Il est prêt à l’emploi, pratiquement rien à faire (sauf pour produire de l’acide rétinoïque, une autre forme de la vitamine A, mais conversion aisée). On dit que c’est de la vitamine A préformée.

La toxicité est reconnue et très vite atteinte en cas de surconsommation, surtout en cas de statut de vitamine D faible. Attention aux mangeurs de foie. Évitez de manger du foie d’ours polaire, même si c’est tendance dans certains milieux carni.

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Ansgar Walk, CC 2.5 via wikimedia

Le Bêta-Carotène : il s’agit avant tout d’un antioxydant de la famille des caroténoïdes, il donne sa couleur orange typique aux aliments qui en contiennent. Pas de hasard, la carotte en contient, tout comme la patate douce à chair rouge, ou bien encore, la courge (par exemple la butternut). On la trouve même dans certains légumes verts. Elle peut être converti en vitamine A par le foie, on dit que c’est une provitamine A. Il a ses effets sympathiques propres à la famille des antioxydants que ne possède pas la vitamine A.

+ On en trouve facilement dans les végétaux, la toxicité est difficile à atteindre – voir plus bas-, mais existe réellement. Il semblerait que la toxicité concerne surtout les compléments alimentaires ce qui ravira les végans qui peuvent manger raisonnablement des carottes, et même profiter d’une hypercaroténose.

Il doit être converti en vraie vitamine A…on a des études qui laissent à penser que ce travail n’est pas fait systématiquement, chez tout le monde, ou pas de manière efficiente de façon à couvrir ses besoins en vitamine A.

La différence entre rétinol et bêta-carotène ressemble à la différence entre fer héminique, celui de la viande rouge par exemple, et le fer non héminique, plus commun dans les végétaux. Rétinol et fer héminique accomplissent plus vite leurs fonctions : les statuts en fer et vitamine A atteignent rapidement leur optimum. De fait la toxicité est plus vite atteinte, ce qui incite à la prudence, on ne mangera pas du foie d’animal tous les jours.

De l’autre, les aliments végétaux laissent plus de souplesse, on peut abuser un peu plus de ces micronutriments que dans leurs « versions animales ». Mais la carence est plus longue à corriger, et potentiellement arrive plus facilement dès qu’on n’y prend pas gaffe, la faute à un régime d’exclusion qui rajoute des obstacles là où il n’y en a d’ordinaire pas. Prétendre que la version animale, ou végétale est supérieure à son opposée est une erreur d’analyse : tout micronutriment a ses avantages et inconvénients, et seuls des contextes très particuliers, comme une anémie peuvent amener à privilégier l’un à l’autre, selon les résultats que l’on espère.

Faisons un focus sur les bêta-carotènes :

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DocteurCosmos, CC depuis Wikimedia

  • Sur la conversion en rétinol/Acide rétinoïque :

Sur la conversion du bêta-carotène en vraie vitamine A, celle-ci n’a rien d’automatique, elle est très variable et peut-être même faible.

Aussi, il est instructif de suivre l’histoire de Jack Norris, un des végans américains les plus honnêtes que je connaisse et qui ressentait les symptômes d’un manque de vitamine A. Il a du admettre qu’il était un faible convertisseur, et donc a du mettre les bouchées double en aliments contenant du bêta-carotène, comme les patates douces.

Certaines variantes sur des gênes spécifiques sont incriminées et expliquent la variabilité individuelle dans la conversion.

La variabilité est aussi testée chez les femmes, et dépend des individus, ainsi que de son absorption.

Aussi, d’autres études suggèrent que le bêta-carotène sous forme alimentaire ne permet pas forcément d’atteindre des statuts optimaux en vitamine A. Une étude sur des mères indonésiennes allaitantes a montré que la consommation de légumes verts à feuille fournissant suffisamment de bêta-carotène et de graisses alimentaires pour atteindre, en théorie, trois fois la quantité recommandée de vitamine A (cf paragraphe suivant) a échoué à améliorer le statut en vitamine A et a à la place laissé les femmes en déficience de cette vitamine. La supplémentation en bêta-carotène « non alimentaire » semble fonctionner.

  • Sur l’absorption et la biodisponibilité :

Parce que même chez les gens en bonne santé, on sait que le taux d’absorption est plus bas que la croyance habituelle (étude sur l’absorption et la conversion)…dur dur.

Néanmoins, pour augmenter l’absorption des bêta-carotène, on mangera des repas complets, avec un peu de gras, et même on est incité à cuire un peu les aliments en contenant.

C’est problématique pour certains végans adeptes du crudivorisme, des monodiètes de fruits et de la réduction des graisses tout azimuth, même si la quantité requise pour mieux les absorber ne semble pas énorme. Les salades avec un peu d’huile d’olive, en vinaigrette sont toutes indiquées.

Si végan que vous êtes, surtout les femmes qui allaitent, vous faites courir ce risque à votre enfant, la mort. On ne connait pas son régime, seulement que Sergine Le Moaligou était véganne. Mangeait-elle suffisamment de bêta-carotène ou convertissait-elle suffisamment de bêta-carotène en vitamine A, nous ne le saurons jamais. Peut-être était-elle même accro à de la junk food végétalienne, ce n’est même pas à exclure.

Toutefois, avant de mourir, il y a de multiples stades de carence, donc, « ouf mon enfant n’est pas mort » ou « ouf mon enfant a des yeux normaux », n’est pas forcément gage de bonne santé.

En détail avec les précautions sur les études sur les animaux, même si les rats sont de bons sujets proche des humains : cette étude suggère que les rats allaitants via des mamans mangeant du bêta-carotène sont susceptibles de prendre du poids plus tard.

  • Sur la toxicité :

Attention aux nouvelles cultures génétiquement modifiées qui pourraient bien, elles être sources de toxicité…

betacarotèneDonc, dans les pays en voie de développement, de nouvelles pommes de terre génétiquement modifiées, ou du maïs…vont inonder le marché. Chouette, voilà qui va résoudre le problème des carences en vitamine A dans le tiers monde !

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Une étude récente nous apprend que chez des enfants africains mal nourris, l’utilisation de maïs fortifié en bêta-carotène n’augmente pas la concentration sanguine de « vraie vitamine A » et uniquement celle de bêta-carotène. Ce résultat est quand même inquiétant, peu médiatisé, toute la profession garde un grand espoir sur cette fortification, et celle-ci n’atteint même pas ses objectifs, ni de près, vaguement de loin, vu que l’on augmente les apports en bêta-carotène.

Toutefois que penser du bêta-carotène passé une certaine dose ? Dans cet article on se demande si tout ça ne va pas trop vite. Certains dérivés de bêta-carotène, agissent curieusement comme des anti-vitamine A. Les chercheurs s’interrogent sur l’innocuité de ces nouvelles techniques, ils ne recommandent pas d’éviter les aliments riches en bêta-carotène mais remarquent que ces composés sont présents dans les aliments, et dans des circonstances normales. Ils parlent de côté obscur des antioxydants. Les légumes eux aussi essaient de nous tuer… la carotte ne serait peut-être pas si inoffensive que cela.

Une  étude parue plus tard statue bien sur les effets anti-vitamine A du bêta-carotène, ou plutôt des sous-produits. Sacrément embêtant : en tant que végan il faut augmenter ses apports en bêta-carotène alimentaires pour le convertir en vitamine A parce qu’on en a besoin, mais d’un autre côté, trop de bêta-carotène semble avoir des effets antagonistes à la vitamine A…cruel dilemme !

Je prédis un échec magistral à la fortification.

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Toutefois, en dehors de ces nouvelles cultures OGM (il faudra garder un œil dessus dans le futur), il est peu probable d’atteindre une toxicité en bêta-carotène par les aliments bruts et non transformés, à moins de prendre des compléments alimentaires. Ou peut-être en cas de mono-alimentation en carottes…très rare. La carence en vitamine A est-elle plus probable, et avec des effets dramatiques sur les enfants en gestation, ou en phase d’allaitement, comme la petite Louise.

Plus prosaïquement, une alimentation omnivore basique avec des œufs de temps en temps, un peu de foie une fois par mois, quelques laitages, tout autant que de carottes ou autres fruits ou légumes contenant du bêta-carotène. On risque mal d’avoir une carence, le problème ne se pose pas en fait. Pas de problème, pas besoin de solution.

A propos du végétalisme : un tel régime d’exclusion n’est pas si anodin, et ils faut prendre toutes les précautions : si le cas de la B12 et du fer sont abondamment repris, à la nausée parfois, on parle moins de la vitamine A, et pour cause. On sera bien inspiré de demander le statut de cette vitamine en faisant un « check up vitaminique » après quelques mois de végétalisme, on ne sait jamais. Si même l’excellent et bien informé Jack Norris a touché de l’œil la carence en vitamine A, imaginez l’impact sur la majorité des végans qui ignore la problématique de la vitamine A.

Trop long, pas lu, le résumé : les végans doivent faire attention, ils risquent de peu absorber du bêta-carotène et en plus mal convertir ce dernier en vitamine A. Risque de décès pour les enfants allaités ou comme foetus, si la mère n’a pas pris ses précautions. Ou tout simplement carence en vitamine A avec les problèmes associés. (attention photos choquantes). Les besoins individuels varient parce que nous ne sommes pas égaux dans la conversion BC -> Vit. A

De nouvelles techniques OGM visent à augmenter le contenu en bêta-carotène de certains féculents habituellement dépourvus, et laissent potentiellement planer la menace d’une toxicité, que l’on rencontre peu, excepté en cas de prise de compléments alimentaires. Ces techniques ne semblent pas augmenter le taux de vitamine A dans le sang au contraire du bêta-carotène…mais trop de bêta-carotène dans le sang, cela agit comme antagoniste à la vitamine A. Il y a néanmoins une fenêtre de tir possible et assez large pour les adeptes du végétalisme, à condition de ne pas se nourrir que d’aliments riches en bêta-carotène en prévision de vitamine A. L’alimentation reste toujours un équilibre quoiqu’en disent certains qui ont des agenda, et une exclusion de tout un pan de l’alimentation ne sera jamais anodine.

L’ensemble des faits biochimiques du bêta-carotène qui dispose de ses propres attributs et fonctions suggère également que la conversion en rétinol/forme active de la vitamine A est à considérer comme un bonus éminemment sympathique plutôt que comme la fonction première de cet anti-oxydant.

Sources :

Let Them Eat Meat : pour être honnête j’ai abondamment pompé cet article et celui-là, comme base à mon article. Ainsi qu’un passage de l’ouvrage de Kate Rhéaume-Bleue sur la vitamine K2.

Je ne sais pas de quel journal provient la capture d’écran, elle provient de twitter, me demander par e-mail clairetlipide@gmail.com

Les actus digérées #6

Comme chaque semaine, je fais le point sur les infos qui m’ont marquées et qui m’ont paru porteuses de sens. J’en profite pour lire avant les articles que j’aurais trop vite partagés, une sélection devant bien s’appliquer devant le flot d’articles et d’informations dont nous abreuve les différents médias associés aux institutions de recherche scientifique et médicale !

mythe

Aparté : j’ai essayé d’intégrer une publication Facebook un peu comme on fait pour twitter je n’ai pas réussi sur le coup, on se contentera d’une bête image.

Voici un exemple de discussion toxique : malgré le « bonne année », le ton y est narquois, sarcastique, à l’image de la discussion qui s’ensuit. On peut ne pas être d’accord, comme disait ma petite amie « William il est méchant ». On se dit que les réseaux sociaux parfois, avec de tels types, ce n’est pas constructif du tout, il est venu asséner sa vérité (en citant le docteur Greger, comme si nous le connaissions pas) tout en nous prenant de haut. Infect. Heureusement tous les végétariens ne sont pas comme ça.

Je reviendrai un peu plus tard la semaine prochaine sur le bêta-carotène VS le rétinol.

Du coup, en ce qui concerne la mortalité des végétariens par rapport aux omnivores, elle n’est ni mieux ni pire au Royaume-Uni en tout cas (désolé William). Il y a sans doute des différences sur les causes. C’est une étude à visée épidémiologique, bien entendu.

Bon. Faut-il prendre des caisses de vitamine D, Tim Spector trouve en tout cas la supplémentation en vitamine D, très décevante. Il insiste sur les associations fallacieuses entre statuts en vitamine D (137 pathologies depuis les années 80), par exemple.

Je souhaiterai avoir plus de précisions sur les effets conjugués des vitamine A, D et K2, pour voir si l’histoire est la même. Juste comme ça, un manque des deux autres vitamines liposolubles peut expliquer pourquoi la vitamine D seule ne fonctionne pas. Ou pas. Enfin, j’aimerais en savoir plus, éclairer ces mystères du corps humain !

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© Flickr – Shrink54

Surtout que le calcium des artères coronaires semble impliqué dans le développement de certaines maladies cardiovasculaires :

La vitamine D (seule ?) semblait ne pas fonctionner selon Tim Spector, alors que plusieurs études d’intervention semblaient mettre en avant un rôle positif de la vitamine K2, vitamine qui aurait tendance à déloger – pour vulgariser – le calcium sanguin au plus vite, pour le remettre dans le droit chemin, les os, les dents…mais ce n’est pas la seule molécule impliquée, l’apeline semble aussi protéger contre la thrombose :

Affaire à suivre.

Ce n’est pas moi qui contredirait cette observation de l’Inserm…

Sur fond de vague polémique stérile avec Le Pharmachien, une réponse peut-être démesurée face à l’innocence de la phrase, mais il est constructif de faire le point, d’autant que mes précédents articles sur le sujet laissait toute confiance dans mes lectures (livres) plutôt qu’au cœur de la recherche.

L’axe Intestins-Cerveau marche dans les deux sens et c’est confirmé…

On peut, on pourrait donc contrôler son microbiote, au même titre que celui-ci nous contrôle, je vous épargne les détails à base de code microARN manquant et transplanté dans les intestins 🙂 Notons que bouquin The Diet Myth: Why the Secret to Health and Weight Loss Is Already in Your Gut est écrit par Tim Spector, le même auteur que l’article sur la vitamine D plus haut. Sans doute une bonne pioche.

Le régime paléo serait bien plus qu’un régime à la mode, et c’est Boyd Eaton lui-même qui le dit. Son avis, tout comme celui de Staffan Lindeberg pionniers du domaines, a sans doute plus de poids que le premier gourou lambda venu prêcher. Il se dit prendre ses distances avec son ami Loren Cordain (un entrepreneur, qu’il n’est pas) mais ne veut pas jeter à la poubelle le concept de régime d’évolution (c’est de moi cette expression). On ne lui en voudra pas de revenir sur le mythe du bon sauvage, ce jardin d’Eden avant la révolution agricole du néolithique et encore moins celle des révolutions agro-industrielles. Le point sur lequel je ne serais pas d’accord, est qu’il pense que les gènes ne sont pas si flexibles. Et l’épigénétique, et le microbiome ?

Un article polémique, du sang et des larmes. Entre ceux qui pensent que les gens s’inventent des hypersensibilités (ou intolérances), et ceux qui s’auto-diagnostiquent à tort, je n’ai aucune envie de prendre partie. Est-ce que la vérité est entre les deux, mmh. J’aimerais bien qu’on poursuive les causes de la porosité intestinale…Pour ma part, j’étais bien content de rencontrer une naturopathe pour déceler une improbable intolérance ponctuelle aux salicylates, disparue depuis, ainsi que les symptômes associés. Je n’étais pas du genre à me refuser des aliments en cette période, au contraire…mais un équilibre est toujours nécessaire.