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Les actus digérées #8

Le rendez-vous du weekend :

Un article qui met les pieds dans le plat et soulève quelques problématiques propres à notre époque : des gens s’intéressent à la science et servent de seconde main, de relais entre les publications des experts (les vrais ©), mais en les interprétant un peu trop. Que penser d’un expert comme Walter Willett, assurément une première main, mais peut-être n’a-t-il pas raison…sur la viande par exemple ?

Méfions-nous de tout le monde, et croyons tout le monde, dans le même temps :). Une synthèse est possible, à mon humble avis. J’ai tendance à ne pas vouloir jeter le bébé avec l’eau du bain, une attitude à la limite du raisonnement fallacieux, mais j’assume. Cela me promet de nombreuses heures de lolz sur le sujet des caries ou du caractère porcin de l’homme. Deux thèmes sous-estimés, que j’espère voir sortir de la zone grise scientifique. Parce qu’ils me tiennent à cœur, je n’hésiterais pas à les abandonner le jour où ils seront clairement débunkés réfutés.

Graphique expérimental...sujet à tous les quolibets

Graphique expérimental…sujet à tous les quolibets

Je reprendrais ce schéma dans un article ultérieur.

En attendant :

J'aime bien mon gribouillage, un peu naïf.

J’aime bien mon gribouillage, un tantinet naïf.

  • TOUT le monde peut (et même doit) se tromper. Personne n’est dieu. Ni les blogueurs (évidemment) mais même pas les experts en réunion ou pas, même sous couvert d’autorité universitaire et en analyse a priori prudente. De nombreux gens éclairés, y compris tout en collégialité, en  peuvent se tromper. C’est humain, et l’esprit critique concerne tout le monde, personne ne saurait y échapper. Les débats doivent continuer, et la liberté d’expression continuer à s’exercer. Y compris pour ceux qui pensent mal.
  • Ou alors, si votre alimentation vous convient, et que le sujet ne vous passionne pas plus que ça, désabonnez-vous des sources d’informations et faites du tennis, des jeux de société, du bricolage, allez voir vos amis et votre famille, du chant dans des chorales, etc. passez à autre chose, c’est tout à fait possible. L’infobésité, source de stress moderne, existe !

Ah. Stephan Guyenet, un des meilleurs blogueurs nutrition outre-atlantique. A la fois seconde et première main (c’est un vrai chercheur, il ne l’était pas tout à fait au commencement). Citant à la fois des ouvrages de nutrition paléolithique, et faisant des études sur les circuits de la récompense, soupçonnés d’être un des facteurs d’obésité, quand on fait des plats à la fois trop salés, sucrés, et gras qui en appellent d’autres et nous éloignent d’une alimentation saine.

Cette fois-ci il taille le docteur Ludwig (Harvard), de se baser sur l’hypothèse insulinique, qu’il a déjà démontée proprement par le passé. Même les diplômés entre eux ne sont pas d’accord, quelle salade ! J’ai exprimé plus d’une fois mon scepticisme face à la théorie insulinique. Les études ne confirment pas cette théorie. C’est même l’inverse. Ceux qui se sentent bien dans une alimentation pauvre en glucides n’ont pas besoin d’une théorie erronée pour mener leur vie et leur cuisine.

Le mot est lâché, nous avons besoin d’aller au-delà du sucre pour comprendre les tenants et aboutissants de l’obésité.

Cette étude suggère qu’encore une fois, nos besoins sont différents, un peu comme la vitamine A. Certaines personnes, les porteurs du gêne APOE E4 brûlent ce type d’oméga-3 à chaîne longue (le DHA) plus vite que d’autres. Il faut voir les autres études citées par Bill Barendse pour comprendre où il veut en venir. Je ne sais pas si l’interprétation que j’en fais est bonne (individualisation des besoins), mais bon.

Sur cet article je présentais des pistes prometteuses dans le traitement des pathologies ou troubles neurologiques du développement. Il y a, hélas, loin de la coupe aux lèvres. Que les scientifiques continuent de travailler, et ne nous emballons pas outre-mesure.

Un article trèèèès sympathique de Paleophil. Rejoint un peu le sujet du livre du docteur Lee Goldman abordé la semaine dernière, Too much of a good thing.

L’équilibre nutritionnel en mouvement : il n’y a pas de réelle alimentation optimale, il faut penser dynamique plutôt qu’en statique. Tout bouge et nous nous adaptons. Rien de nouveau sous le soleil, j’aime beaucoup ce gif casse-tête.

Ce gif animé, c’est plutôt pour illustrer les alimentations qui ne fonctionnent pas (à partir d’une blague sur les tests unitaires en langage d’informaticien), à cause de fondements contradictoires.