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céréales et maïs à Toulouse ~ Muséum d’Histoire Naturelle

Pour les curieux qui sont sur Toulouse, ou bien, qui passeraient en Juin, ou jusqu’en octobre, je les enjoint à venir visiter le Muséum d’Histoire Naturelle, sympathique à visiter, notamment les jours de pluie, quand on ne peut rien faire de décent dehors. Il est divisé en deux parties, l’exposition intérieure, abordant faune et géologie. Ainsi que les jardins à l’extérieur, complétés par des serres l’une abritant des plantes tropicales avec un climat humide bien reconstitué, et une autre très sèche recelant des centaines de variétés de cactus.

Dans le cadre du blog, deux choses ont retenu mon attention. Une exposition temporaire, tenant sur une pièce pas plus grande qu’un studio mais dense en information, jusqu’à mi-octobre sur le maïs, dont voici quelques photos, triées sur le volet :WP_20150527_028maïs_evenementsWP_20150527_036 WP_20150527_068WP_20150527_058WP_20150527_076WP_20150527_071

Je donne juste un aperçu, mieux vaut se rendre sur place, c’est une exposition très didactique et riche en informations, du bon boulot, vraiment ! Et finalement assez objective dans le traitement de l’information. J’aime aussi l’ancrage régional, étant donné que le maïs est présent partout dans le monde, ce que ne manque pas de rappeler quelques affiches ci et là, mais surtout en France, dans le sud-ouest, pour nourrir les animaux, ce qui pourrait porter à polémique, mais ce n’est pas le propos de l’exposition qui se borne à donner des faits, sans interprétation. J’ai bien aimé également, la présentation de la diversité du maïs via sa domestication, là aussi, très bien expliquée.

Dans le cadre du muséum, en association avec l’université, quelques colloques intéressants, surtout la journée du samedi 20 Juin 2015, sur la nutrition, avec le très controversé Henri Joyeux qui viendra donner son point de vue sur le gluten et les intolérances. C’est gratuit…mais il faut s’inscrire au préalable par e-mail. Je n’ai pas décidé si j’en serais.

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Cliquez pour avoir le programme en version propre en pdf

Usager en colère : l’anecdote insignifiante et risible (Tisseo, Toulouse)

Un petit billet d’humeur sur une anecdote qui m’est arrivée, et qui me met en colère. Sans doute l’accumulation de petits détails.

Tisseo ? Une administration comme une autre, qui fait du bon boulot. Je bénéficie ainsi du service du metro tout les jours, il fonctionne bien, le taux d’incidents techniques est faibles. Par le passé j’ai eu besoin du bus : hormis incidents exogènes (grêve à Airbus, Blagnac, qui paralyse toute la rocade), le service rendu est franchement correct. Je me suis rendu maintes fois à la clinique St-Jean-du-Languedoc, via la ligne n°10 (ou une autre qui suit le même tracé temporairement), et j’ai été surpris que cela prenne moins de temps que prévu. Et finalement pas tant de grêve que ça, je crois que j’ai vu pire en France.

Non, ce qui me gêne, c’est l’aspect financier, et l’aspect commercial…surtout celui-là. Tisseo rend un service public, le rend fort bien, mais il y a des points noirs à mon sens. Le financement est assuré en partie par le contribuable, Tisséo est donc en partie subventionnée, de statut privé si je comprends bien malgré une délégation de droit public. Je passe sur la dette contractée pour les infrastructures, ça me dépasse un peu, et je ne suis pas juriste. Mais in fine, cette dette sera remboursée à long terme par le contribuable.

Mais aussi les usagers qui prennent les transports en communs. Là encore, le service public discrimine de manière positive, de manière à traiter équitablement les usagers. Non et puis stop avec ce vocable orwellien, je préfère parler de client, c’est la réalité plus crue, le mot qui fâche. Donc certains clients, sont dispensés entièrement ou partiellement de payer les titres de transport selon leur situation : chômeurs, handicapés, retraités de plus de 65 ans. Mettons de côté que ça peut recouvrir des situations très hétéroclites : il y a des chômeurs de luxe avec indemnisations confortables, comme certains pointent au RSA. Des étudiants fils de chirurgiens dans un studio en ville proche des commodités bénéficient de la réduction (10€ par mois accès au réseau en illimité) tout comme l’étudiant en économie fils d’ouvrier venu de Carcassonne pour étudier à Toulouse. Certains handicapés sont aussi plus aidés par la famille que d’autres. Et il y a des retraités cumulant résidence secondaire, appartement en location et résidence principale bien sûr. Ceux-là eux aussi semblent bénéficier autant que ceux percevant des retraites misérables et vivant chichement par la force des choses.

Soit. Je veux bien l’admettre, même si ce relatif gaspillage fait reposer le financement en partie les épaules des contribuables les plus variés : tout les toulousains ne sont pas ingénieurs à Labège Innopole ou dans l’Aéronautique, et ainsi un célibataire gagnant à peine un peu plus que le smic subventionne l’étudiant fils à Papa pour que celui-ci aille en ville passer du bon temps, à St-Pierre par exemple. Soit aussi. On peut l’admettre, la solidarité n’est pas à sens unique, et les pauvres doivent aider les riches de temps à autres, après tout, pourquoi pas

Il y a aussi des hausses de tarifs très régulières appliquées aux mêmes personnes, mais bon je peux comprendre aussi, c’est la crise, l’inflation, il faut que les gens qui aient du pouvoir d’achat paient.

La goutte qui fait déborder le vase, qui pourra vous sembler risible, mais qui est très révélateur d’une ambiance relativement pourrie, et qui rend le client lambda captif (des impôts et des titres qu’il paie plein pot). Ce n’est pas une question d’argent, c’est une question de vertu, d’éthique commerciale, de devoir moral, si on veut. Chaque année, je loupe le paiement de l’abonnement annuel. Donc mon titre de transport (une carte Pastel) est périmé le matin. Je dois donc prendre un titre à la borne. Ok, 2,60€ pour 2 voyages, pas trop grave, je n’ai pas le temps de passer à l’agence en ville, j’irais après le second voyage. Une fois arrivé à l’agence, avant de payer, je demande gentiment, si je peux bénéficier d’un geste commercial étant entendu que j’ai payé ces deux voyages en attendant de régler mon abonnement à l’année (qui part exactement du 1er mars 2012 au 28 février 2013). La dame, guichetière de son état, me répond que je suis un assisté*, que je n’avais qu’à payer avant…

usager en colère

La preuve insoutenable : ce client a payé deux fois, c’est sa faute !!! Il se retrouve face à un mur dénué d’empathie et de service commercial

Evidemment je garde mon sang froid, pas la peine de lever le ton pour une anecdote de 2,60€. On touche là au cœur de tout ce qu’il y a de plus détestable dans notre pays, et que je ressens bien moins ailleurs. L’absence de toute prise en compte du contribuable payeur par deux fois. Et si on peut le traiter d’assisté *(alors que ça n’est pas franchement le cas) autant y aller. J’aurais pu payer la veille. Je n’y ai pas pensé, la tête dans le boulot. Suis-je devenu un assisté* ? Personnellement, je suis payé en temps et heure (fin de mois), donc j’aurais pu régler. Mais une personne qui attend son virement de salaire en retard pour payer l’abonnement annuel, n’est-elle pas dans son droit de demander un remboursement de frais indus pour cause de difficultés financières momentanées ? Après tout, elle est en règle tout le temps, paie rubis sur l’ongle (à Toulouse, on dit rugby sur l’ongle). Enfin, peu importe, il n’y a pas de justifications, les faits sont là :

Je paie un abonnement du 1er Mars 2011 au 29 Février 2012.

Je paie un titre de transport pour deux voyages le 1er mars 2012.

Je paie un abonnement du 1er Mars 2012 au 28 Février 2013.

Est-il trop difficile de faire un geste commercial, un remboursement de cette somme ? Le client (au diable cette appellation d’usager servile) n’est-il pas censé être roi en tant que payeur ? Je n’ai rien de l’empêcheur de tourner en rond, ni de la personne chiante (je suis facile à vivre). Mais bon, se voir traiter de la sorte dans un guichet, de manière bureaucratique est assez humiliant. La bonne foi et la sincérité ne suffisent pas. Trop bon, trop con, comme on dit.

C’est pas une question d’argent, 2,60€ c’est ridicule. Ce qui compte c’est comment les clients sont vus, et nous sommes des vaches à lait. Ce genre de petites sommes, c’est toujours bon à prendre, et tant pis pour le client, hihi « il n’avait qu’à ». Hé bien non, c’est détestable comme attitude, c’est mesquin, c’est même dégoûtant, au fond. Le client a le droit d’être distrait, ça n’est pas un synonyme d’assisté*, surtout quand il se rend au boulot tout les jours et paie de manière zélée (car c’est le cas, jamais fraudé).

J’envoie une copie en recommandé avec accusé de réception de cet article à La Dépêche du Midi, ainsi qu’à Tisseo. Le but c’est de bousculer un peu, avec mes maigres moyens pour une prise de conscience, pour rendre plus humains les services au guichet (même si je me doute qu’ils n’ont pas la vie facile, mais stop l’auto-justification et il y a bien pire comme conditions de travail, ce ne sont pas des ouvriers).

Blogueurs Toulousains et blogueuses Toulousaines, faites tourner le billet, faites émerger la vérité, la réalité des faits !

*Un assisté, c’est plutôt quelqu’un qui dit qu’il faille lui payer quelque chose sans qu’il y contribue et qui dit qu’il est dans son droit, pas le cochon de contribuable qui paie par ses impôts, son abonnement annuel, son titre de transport « accidentel » pour dépanner, non ? Drôle détournement du sens des mots…