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Les actus digérées #14

Bonjour 🙂 Après quelques mois de pause, voici un nouveau numéro des actus digérées.

Mon article chouchou de ces deux derniers mois :

Je traduis directement le résumé dit abstract via google translate qui s’est vraiment amélioré et y apporte tout de même quelques menus changements :

L’objectif de cet article est d’explorer de meilleures stratégies pour optimiser la solidité des os et réduire le risque de fracture, et dans le même temps la diminution du risque de maladies cardiovasculaires. La majorité des Américains ne consomment pas l’apport nutritionnel recommandé actuellement pour le calcium et le risque dune ‘ostéoporose au cours dela vie est d’environ 50%. Toutefois, les suppléments traditionnels mononutriments de calcium peuvent ne pas être l’idéal. Nous avons examiné de manière exhaustive et systématique en revue la littérature scientifique afin de déterminer la valeur optimale des stratégies alimentaires et des suppléments nutritionnels pour la santé du squelette à long terme et la santé cardiovasculaire.

Pour résumer, les étapes suivantes peuvent être utiles pour la construction des os solides tout en maintenant les artères douces et souples:

(1) le calcium est mieux obtenu à partir de sources alimentaires plutôt que des suppléments;
(2) veiller à ce que l’apport suffisant de protéines animales soit couplée à l’apport en calcium à raison de 1000 mg / jour;
(3) maintenir les niveaux de vitamine D dans dans une fourchette normale
(4) augmenter la consommation de fruits et légumes à alcaliniser le système et promouvoir la santé des os;
(5) l’augmentation concomitante de la consommation de potassium tout en réduisant la consommation de sodium;
(6) envisager d’augmenter la consommation d’aliments riches en vitamines K1 et K2;
(7) envisager d’inclure des os dans l’alimentation; ils sont une riche source de calcium hydroxyapatite et de nombreux autres éléments nutritifs nécessaires à la construction des os.

Cet article est rafraichissant car s’il ne nie pas l’utilité de la vitamine D, il la minore, parce que la vitamine D aide à fabriquer certaines protéines qui vont métaboliser correctement le calcium dans les artères et dans les os (protéine gla matricielle et ostéocalcine), et c’est le rôle de la vitamine K – surtout K2 – que de les activer…autrement dit, la vitamine D seule n’est rien. Mais pas inutile non plus, loin de là…

On serait tenté de dire qu’il faille manger des os (via un bouillon par exemple ?) pour source ultime de calcium, et certains produits laitiers très fermentés comme le fromage, non pas pour le calcium en soi, mais pour ses vitamines qui vont aider à son utilisation.

Ah oui j’oubliais, l’article est complet 🙂

Richard Nikoley part de la base que l’obésité est moins prégnante en France qu’aux USA, et surtout que les diètes sans gluten ne prennent pas comme là-bas. Mais le blé américain, disons la farine, est fortifiée, enrichie en fer. Ceci ne semble pas sans conséquences.

J’aime bien le passage sur les carnivores qui mangent toute la carcasse, intestins (riches en manganèse) et abats (riches en cuivre) compris. Ces deux minéraux semblent contrecarrer les effets du fer trouvé dans la viande muscle. C’est une analyse supplémentaire à ajouter au profil en acides aminés qui diffère selon les parties de l’animal.

La fortification en fer sur les céréales causerait ainsi en cascade via l’oxydation, un déséquilibre minéral. Mieux vaut notre pain que celui des américains ? C’est une hypothèse, très séduisante, mais pas la seule.

Ici un article de Affordance, un des meilleurs blogueurs (sinon le…) sur les sciences de l’information, de la technologie, des réseaux, et quelque part d’anticipation en surveillant les transformations du monde numérique.

Ici il donne son point de vue sur la relecture des articles scientifiques par les pairs, comme quoi, il ne faut pas sacraliser la littérature scientifique expertisée collectivement.

Non bien sûr je sais bien que ça ne compte pas. Mais bon 2400 articles en un peu plus de 10 ans de blog, ça fait quand même 240 articles par an, 20 articles par mois. Depuis 10 ans. Alors bien sûr – inutile de nier je vous connais – vous allez me dire : « Ouiiii mais quand même le regard de ses pairs, l’évaluation par ses pairs c’est important pour vérifier que tu racontes pas n’importe quoi. C’est pour ça, pour vérifier que les chercheurs ne racontent pas n’importe quoi qu’on a inventé l’évaluation par les pairs d’ailleurs, et que les revues scientifiques sont tellement importantes. » Donc vous allez me dire ça et moi je vais vous répondre en un mot comme en cent : B-U-L-L-S-H-I-T. Total Bullshit. Hashtag Total Bullshit même.

Bien sûr que l’évaluation par les pairs c’est important. Sauf que même à l’époque où je publiais encore régulièrement dans des revues soumises à l’évaluation par les pairs (et en l’occurrence « soumises » n’est pas un vain mot), ladite évaluation de mes pairs se résumait 9 fois sur 10 à m’indiquer :a/ que je n’avais pas ou insuffisamment cité les travaux de tel ou tel mandarin (ou de l’évaluateur lui-même …)

  • a/ que je n’avais pas ou insuffisamment cité les travaux de tel ou tel mandarin (ou de l’évaluateur lui-même …)
  • b/ que c’était très intéressant mais que le terme « jargon 1 » prenait insuffisamment en compte les travaux se rapportant au terme « Jargon 2 ». Jamais, je dis bien jamais aucun débat scientifique, aucune idée neuve, aucune confrontation d’idée, juste une relecture tiédasse
  • c/ que ce serait mieux si je changeais cette virgule par un point-virgule

Mais nonobstant, c’est vrai que la vraie évaluation par les pairs c’est important. Sauf que JAMAIS AUCUN CHERCHEUR NE S’AMUSERA A PUBLIER DES CONNERIES juste pour voir si ses pairs s’en rendront compte ou pas. Parce que d’abord en général les chercheurs sont plutôt des gens instruits, relativement compétents, et relativement soucieux de contribuer à l’avancée des connaissances. Et aussi parce que SI TU PUBLIES UN ARTICLE AVEC DES CONNERIES SCIENTIFIQUES OU DES METHODOLOGIES FOIREUSES ben tu te fais immédiatement aligner et ta carrière est finie.

Le reste de l’article est à l’avenant et assez rafraichissant.

Deux articles sur le cancer et l’alimentation. L’hypothèse de Warburg peut se résumer grossièrement à affamer le cancer en le privant de sa source d’énergie, le glucose. C’est la référence ultime des pratiquants du jeûne, et évidemment des adeptes de la diète cétogène. Toutefois, pensez à lire l’article (assez phénoménal, on est loin de la presse française) du New York Times en entier, voire sur plusieurs jours tant il est long. Puis celui de Richard Nikoley, qui reprend l’idée d’une étude : Les scientifiques surpris de découvrir que les acides aminés, pas le sucre, fournissent les blocs de construction pour les cellules tumorales.

Même stimuler l’autophagie (dont j’ai pu parler en bien par le passé), n’est pas une si brillante idée. Assez contre-intuitif.

Et là, tout le petit monde Low Carb de s’affoler.

Et pourtant l’article du New York Times avait prévenu :

Le cancer est un ennemi incroyablement résistant. On a pu constater que bloquer une filière métabolique ralentissait et arrêtait la croissance tumorale dans bien des cas, mais les tumeurs tendent à trouver un autre chemin. « Vous bloquez le glucose, ils utilisent la glutamine » dit Dang, en référence à une autre source d’énergie primaire utilisée par les cancers. « Vous bloquez le glucose et la glutamine, ils pourraient être capables d’utiliser les acides gras. Nous ne savons pas encore.

Bon…de quoi rester prudent. On se construit des mythes sur lesquels croire, et patatras. Le mythe tombe ; adieu veau, vache, cochon, couvée.

Surtout qu’on m’annonce derrière l’oreille, ou plutôt la prostate, cette étude :

Aussi disponible sur Science Daily pour plus de précisions. On n’en est pas encore à l’étude vérifiée par les pires, mais ça ne saurait tarder. Comme il s’agit d’une étude a priori épidémiologique j’ai encore peur que les gens qui mangent le plus d’acides gras saturés soient aussi ceux qui font le plus n’importe quoi tant dans l’alimentation…

…que dans le mode de vie…Le mécanisme semble encore obscur à base de lipoprotéines, même les statines auraient un effet positif ! ET quand on parle de statines, on s’intéresse naturellement aux maladies cardiovasculaires.

Du coup une énième méta-analyse sur la viande rouge et les risques de maladies cardiovasculaires. Rien trouvé de probant cette fois-ci. Donc risque de mourir d’un cancer de la prostate mais pas de crise cardiaque, j’ai bon ?

Source : openfoodfacts.fr

Source : openfoodfacts.fr

Ces fruits emballés sont une constante ridicule de notre époque. Je ne sais pas où sont les cerveaux des gens qui markettent ces fruits…

Bonne semaine à tous !

Les actus digérées #6

Comme chaque semaine, je fais le point sur les infos qui m’ont marquées et qui m’ont paru porteuses de sens. J’en profite pour lire avant les articles que j’aurais trop vite partagés, une sélection devant bien s’appliquer devant le flot d’articles et d’informations dont nous abreuve les différents médias associés aux institutions de recherche scientifique et médicale !

mythe

Aparté : j’ai essayé d’intégrer une publication Facebook un peu comme on fait pour twitter je n’ai pas réussi sur le coup, on se contentera d’une bête image.

Voici un exemple de discussion toxique : malgré le « bonne année », le ton y est narquois, sarcastique, à l’image de la discussion qui s’ensuit. On peut ne pas être d’accord, comme disait ma petite amie « William il est méchant ». On se dit que les réseaux sociaux parfois, avec de tels types, ce n’est pas constructif du tout, il est venu asséner sa vérité (en citant le docteur Greger, comme si nous le connaissions pas) tout en nous prenant de haut. Infect. Heureusement tous les végétariens ne sont pas comme ça.

Je reviendrai un peu plus tard la semaine prochaine sur le bêta-carotène VS le rétinol.

Du coup, en ce qui concerne la mortalité des végétariens par rapport aux omnivores, elle n’est ni mieux ni pire au Royaume-Uni en tout cas (désolé William). Il y a sans doute des différences sur les causes. C’est une étude à visée épidémiologique, bien entendu.

Bon. Faut-il prendre des caisses de vitamine D, Tim Spector trouve en tout cas la supplémentation en vitamine D, très décevante. Il insiste sur les associations fallacieuses entre statuts en vitamine D (137 pathologies depuis les années 80), par exemple.

Je souhaiterai avoir plus de précisions sur les effets conjugués des vitamine A, D et K2, pour voir si l’histoire est la même. Juste comme ça, un manque des deux autres vitamines liposolubles peut expliquer pourquoi la vitamine D seule ne fonctionne pas. Ou pas. Enfin, j’aimerais en savoir plus, éclairer ces mystères du corps humain !

ampoule

© Flickr – Shrink54

Surtout que le calcium des artères coronaires semble impliqué dans le développement de certaines maladies cardiovasculaires :

La vitamine D (seule ?) semblait ne pas fonctionner selon Tim Spector, alors que plusieurs études d’intervention semblaient mettre en avant un rôle positif de la vitamine K2, vitamine qui aurait tendance à déloger – pour vulgariser – le calcium sanguin au plus vite, pour le remettre dans le droit chemin, les os, les dents…mais ce n’est pas la seule molécule impliquée, l’apeline semble aussi protéger contre la thrombose :

Affaire à suivre.

Ce n’est pas moi qui contredirait cette observation de l’Inserm…

Sur fond de vague polémique stérile avec Le Pharmachien, une réponse peut-être démesurée face à l’innocence de la phrase, mais il est constructif de faire le point, d’autant que mes précédents articles sur le sujet laissait toute confiance dans mes lectures (livres) plutôt qu’au cœur de la recherche.

L’axe Intestins-Cerveau marche dans les deux sens et c’est confirmé…

On peut, on pourrait donc contrôler son microbiote, au même titre que celui-ci nous contrôle, je vous épargne les détails à base de code microARN manquant et transplanté dans les intestins 🙂 Notons que bouquin The Diet Myth: Why the Secret to Health and Weight Loss Is Already in Your Gut est écrit par Tim Spector, le même auteur que l’article sur la vitamine D plus haut. Sans doute une bonne pioche.

Le régime paléo serait bien plus qu’un régime à la mode, et c’est Boyd Eaton lui-même qui le dit. Son avis, tout comme celui de Staffan Lindeberg pionniers du domaines, a sans doute plus de poids que le premier gourou lambda venu prêcher. Il se dit prendre ses distances avec son ami Loren Cordain (un entrepreneur, qu’il n’est pas) mais ne veut pas jeter à la poubelle le concept de régime d’évolution (c’est de moi cette expression). On ne lui en voudra pas de revenir sur le mythe du bon sauvage, ce jardin d’Eden avant la révolution agricole du néolithique et encore moins celle des révolutions agro-industrielles. Le point sur lequel je ne serais pas d’accord, est qu’il pense que les gènes ne sont pas si flexibles. Et l’épigénétique, et le microbiome ?

Un article polémique, du sang et des larmes. Entre ceux qui pensent que les gens s’inventent des hypersensibilités (ou intolérances), et ceux qui s’auto-diagnostiquent à tort, je n’ai aucune envie de prendre partie. Est-ce que la vérité est entre les deux, mmh. J’aimerais bien qu’on poursuive les causes de la porosité intestinale…Pour ma part, j’étais bien content de rencontrer une naturopathe pour déceler une improbable intolérance ponctuelle aux salicylates, disparue depuis, ainsi que les symptômes associés. Je n’étais pas du genre à me refuser des aliments en cette période, au contraire…mais un équilibre est toujours nécessaire.

Gluten, oméga3, vitamine K2, pseudoscience et carabistouilles

Cover artJ’ai découvert* le principe du podcast ces derniers temps, disons plutôt l’appli Pocket Casts sur android et qui me permet d’écouter les podcasts tous frais de la BBC, de France Musique, ou même de Brigitte Lahaie. Un podcast tout particulièrement intéressant à suivre étant le podcast Podcastscience.fm, très bien animé, avec pas mal d’épisodes accumulés au fil des ans, et tous disponibles, y compris sur sur Iphone ou Ipad grâce à l’appli sobrement intitulée Podcasts. Ou sur leur site web, ou via la plateforme Soundcloud. Je n’ai pas eu le temps de rattraper mon retard, mais gageons que le reste soit de qualité, même si tout ce qui concerne l’alimentation ne semble pas leur sujet de prédilection, la science est assez vaste tout de même.

Podcast Science - ISSN 2271-670X

Une émission m’a particulièrement intéressée, la n°198 sur les médecines alternatives, avec Nima du blog Sham&Science en invité. Plutôt bien tenue, elle nous invite à nous interroger sur les pratiques alternatives, comme la kinésio, l’homéopathie, l’acupuncture, et autres. Le ton y est étrangement modéré, ce n’est pas un podcast à charge, et on insiste avant tout sur l’aspect placebo de ces médecines. Peut-être même que certaines d’entre-elles auraient un placebo un peu plus fort que d’autres…je suis peut-être par nature bienveillant envers la naturopathie, et la phytothérapie, qui me semble à distinguer des autres, par son côté empirique et plus à l’écoute du patient, en tout cas, quand le praticien est bon, ce qui permet de ne pas appliquer bêtement ce que l’on est sensé avoir appris et intégré. Le manque de preuves scientifiques n’est-il pas à blâmer ? Si les grands-mères avaient du attendre les résultats d’études d’intervention, peut-être nous ne serions plus là…

Je me disais : Sylvain, fais-tu de la maudite pseudoscience sur ce blog ? Et notamment sur les sujets récurrents ?

Mmh.

Oui, peut-être. Ou pas, allez savoir.

Je me suis demandé quels sujets étaient le plus propices à la pseudoscience…je vais revenir sur certains classiques, y a pas que du neuf, mais je tiens à progresser un peu. Aussi je profite pour revenir sur certains sujets déjà abordés auparavant, mais qui intéresseront les nouveaux lecteurs, même si je conçois que cela n’amènera que déception et frustration chez les habitués.

  • Le gluten

Prenons le gluten par exemple, j’en étais resté à cet article sans vraiment trancher sur la sensibilité non-céliaque, qui affecterait bien plus de personnes que les simples céliaques ; la fameuse étude sur les fodmaps ayant levé le voile, en tout cas sur les symptômes digestifs. On pouvait dire qu’il restaient tout un tas de pathologies régulièrement associées, comme au hasard la spondylarthrite. Puis très récemment, l’étude que tout le monde attendait chez les partisans du gluten.

Donc « Hourrah ! » pouvait-on s’écrier ci-et-là, c’est la fin de l’histoire. Lanutrition.fr a donc relayé logiquement l’étude, en faisant confiance à l’abstract : les quantités sont données, on a les fameuses p-values qui permettent de mesurer la pertinence des résultats (c’est un peu plus complexe, je résume), et la conclusion se finit par un « significativement ». Et en plus mazette, une étude randomisée en double-aveugle, c’est Byzance.

Sauf que, sauf que…Alex Leaf, un invité du site Suppversity est allé fouiller les résultats en profondeur, tel un spéléologue des études, en consultant le texte intégral. Et l’étude est peut-être moins percutante que ce que l’abstract promettait. Les gars qui ont pondu l’étude indiquent également la sensibilité non-céliaque reste à prouver, en ajoutant même que certains individus ont plutôt mal réagi au placebo (une pilule d’amidon de riz). Flute. Crotte. Déception.

Source de l’image : Suppversity

Pour ma part : malgré des résultats un peu friables, on va attendre une étude portant sur des quantités. Je ne sais pas, mais 4,375 grammes par jour de gluten c’est peu, très peu tout de même. Et ce d’autant que l’on peut-être amené à s’interroger sur la quantité réelle de gluten ingéré massivement par les français, en tant qu’additif, ou dans le pain/biscuits/brioches en dehors des caractéristiques du blé moderne, comme le fait Thierry Souccar dans cet édito.

Entre 8 et 9g de protéines pour 100g de baguette de pain, et le gluten étant la majeure partie de la protéine du blé – tendre -, on peut se dire que les 4,375g de gluten sont vite dépassés en alimentation « moderne ». On peut se poser la question, de l’effet en fonction de la quantité. A suivre…et ce d’autant qu’une autre protéine spécifique au blé semble être à l’étude, chez les céliaques au moins. Et sans parler des pesticides (glyphosate), bien sûr ! Et évidemment ne pas dénigrer les autres symptômes que ceux liés à la digestion, qui ne sont pas l’objet de l’étude, telles que relevées par Seignalet, puis Jacqueline Lagacé, ou bien encore Jean-Marie Magnien.

Surtout que…je viens de tomber quelques heures avant de publier le présent article sur une nouvelle étude d’intervention qui va en intéresser plus d’un : la gliadine (la protéine du gluten suspectée d’être la plus nocive) augmente bien la perméabilité intestinale…chez tous les individus testés, peu importe leur statut concernant la sensibilité au gluten. Voilà qui pourrait relancer le débat…en tout cas sur les pathologies auto-immunes en cas de barrière intestinale trop poreuse…sachant que la gliadine n’est jamais totalement digérée…

Bilan : on n’en sait toujours pas plus, mais cette fameuse étude incite vraiment à creuser davantage en testant la quantité de gluten absorbée et l’intensité des symptômes. Si vous sentez que vous digérez pas trop le blé, et que c’est mieux de le restreindre ou de ne plus en manger du tout…alors vous êtes seuls maitres à bord, et pas la peine d’attendre une énième étude pour venir confirmer votre état de santé et votre susceptibilité au blé moderne, avec ou sans gluten, fodmaps, et j’en passe. Parfois le pragmatisme l’emporte plus que l’attente d’une étude pour faire les choix qui s’imposent d’eux-mêmes…

  • Huile de poisson, rance, et acides gras péroxydés

J’étais sacrément embarrassé l’an passé sur la consommation d’huile de foie de morue.

En fait, une étude également relayée par Suppversity sur Facebook est venue dédramatiser un peu tout ça : certains sous-produits de la péroxydation des oméga3 seraient bénéfiques, si je comprends bien…l’étude est disponible sur Researchgate, et ce sont des français bien de chez nous qui en sont les instigateurs.

Cela étant,  en ce qui concerne je me méfie toujours des versions fermentées, là il n’y a plus d’oméga3 intacts, alors il y a de quoi s’interroger.

garden of lifeBilan : préférer du (petit) poisson sauvage, ou du foie de morue, non fumé (bah oui, sinon ça revient un peu au même).  Sinon une huile de foie de morue non fermentée, l’hiver uniquement.

  • Vitamine K2

On va finir sur un classique du blog, la vitamine K2, j’en fais tout un fromage, mais qu’en est-il réellement ?

Weston Price affabulateur, charlatan, marchand de sornettes ? Déjà distinguons le monsieur et son apport direct, et la fondation qui…s’en inspire.

La Weston A. Price Foundation fait du bon boulot et du mauvais, mais pas en même temps. Ca dépend des auteurs. Chris Masterjohn est bon. Kaayla Daniel, ça dépend, son ouvrage à charge sur le soja est trop caricatural pour être digne d’intérêt. Mais son article sur les acides aminés des bouillons, et autres sous-produits gélatineux est vraiment bien, vraiment. Et après, y a à boire et à manger, comme toujours quand on parle d’alimentation. Ils ont une position pro-homéopathie qui me laisse dubitatif. Enfin, peu importe.

Weston Price, si on le lit dans le texte, a eu une attitude, ma foi, assez scientifique, l’intuition de la qualité des aliments sur les caries et la santé dentaire en général. L’idée de tester deux populations identiques l’une rurale et traditionnelle et l’autre urbaine semble marqué au coin du bon sens aujourd’hui, peut-être était-ce moins évident hier. Passons sur le racisme de ses textes, toujours douteux, mais semble une constante avant la seconde guerre mondiale. On a quand même un homme qui reprend les travaux des époux Mellanby  sur les caries, leur possible soin, et le rôle attenant de la vitamine D, et qui trouvant cela insuffisant, finit par tâtonner, voyager, prendre des notes, et découvrir un fameux facteur X qui aiderait « vachement » (ouais bon…) à soigner les dents de ses patients, surtout chez les enfants.

Le facteur X, resté « magique », ces midichloriens…pourrait-être un objet de raillerie incessant de la part de la solide communauté sceptique.

Sauf que voilà. Chris Masterjohn, jeune docteur a déblayé le terrain, et conclue chichement dans un magistral article : le facteur X n’est autre que la vitamine K2. Weston Price a donc découvert une vitamine, officieusement parlant ! Et le rôle de la vitamine K2 sur la mobilité du calcium, son interaction avec les autres vitamines (A et D) ne sont pas vraiment discutées.

Pour illustrer l’effet de la vitamine K2 sur les artères, 3 études récentes, sélectionnées au gré du cherry-picking habituel, merci à twitter et facebook de faire de la veille ;).

– Les statines seraient tellement contreproductives, qu’elles stimuleraient l’athérosclérose en plus d’inhiber la synthèse de la vitamine k2 dans les artères ; peut-être n’y vont-ils pas avec le dos de la cuiller à pot…

Une étude bien cadenassée (c’est à dire d’intervention, randomisée en double aveugle, le Saint-Graal des chercheurs qui ont la chance de pouvoir les effectuer…), avec un échantillon pas trop mauvais (244 femmes ménopausées) conclue sur le rôle positif d’une version spécifique de la vitamine K2, la MK-7, la ménaquinone-7…certains marqueurs biologiques ne bougent pas, mais la rigidité artérielle semble bien orientée (moins rigide).

Sur une étude batave un peu plus épidémiologique, les fromages, mais pas les autres aliments fermentés ont un effet positif sur la santé cardiovasulaire (ici la mortalité). Quand on a en tête que le gouda ou mimolette est un des fromages les plus riches en K2, on se dit, que ceci tombe sous le sens. Comme le rappelle l’auteur de Gestion Santé sur le meilleur article en français sur cette vitamine, les fromages hollandais peuvent cumuler la vitamine K2 sous sa forme mk4 (si les vaches broutent de la bonne herbe, c’est ça qui a été constaté par Weston Price, pour le facteur X), et leur méthode d’affinage particulière promeut particulièrement bien la synthèse de la forme mk7 de la vitamine K2. Toutefois le natto cher aux japonais serait supérieur…à condition de passer outre son odeur particulière. Enfin, le fromage rebute bien les asiatiques aussi…puissance de la culture…quand tu nous tiens. Le natto pourrait être ainsi un des éléments responsables de la longévité à Okinawa. Et on pense également aux populations méditerranéennes partagées entre fromages de chèvre et fromages de brebis.

La vie sans Banon, n'est que tristesse et abandon (©DSK)

La vie sans Banon, n’est que tristesse et abandon (©DSK, Tristane B.)

Bilan : la vitamine K2 c’est très bien, même dans les produits laitiers pleins de graisses saturées, voilà qui donne envie de claquer les gens qui répètent les mêmes insanités. Bon, choisir ses produits et ne pas abuser non plus, mais comme souvent une petite consommation est préférable à une abstinence totale…attention ce n’est pas la panacée non plus, et d’autres facteurs interviennent dans la santé cardio-vasculaire. Reste les caries et notre cher Price et/Ou Les Mellanby…faites-vous votre avis, allez chopper tous les textes de ces auteurs, vous avez le droit de rester sceptique, mais j’ai déjà discuté de ça dans les articles relatifs au tag caries et leurs commentaires sous-jacents, il reste des interrogations, mais le sujet reste à explorer (à quand une étude randomisée en double aveugle, tiens, pour amener les fameuses preuves ?) et le wikipedia français mentionne toujours cette foutue ancienne carie reminéralisée…je croyais que c’était pas possible, m’enfin. Le lien entre caries, maladies des gencives et maladies cardiovasculaires est aussi réel, même si des chercheurs pointent d’autres causes que la vitamine K2 qui viendrait « magiquement » résoudre tous les problèmes, bien sûr, cela serait trop simple.

J’avais promis des carabistouilles, en plus des précédentes ;),  en voici d’autres.

carabistouille-1carabistouille-2 carabistouille-3

* avec 10 ans de retard on ne se refait pas.

** Non ça ne correspond à rien dans le texte, mais foi d’idée fixe, j’aime les astérix.

Oh my cod ! – A la quête d’une huile de foie de morue de qualité

(cod = morue en anglais)

Tout d’abord…bonne année à tous 🙂

Je ne pourrais plus autant remplir le blog comme en 2011, mais je vais essayer de privilégier la qualité 🙂 Je profite de cet article pour revenir sur la série des caries d’octobre 2011.

Dans notre monde actuel, maintenir des relations sociales, c’est aussi faire des compromis alimentaires…un peu trop d’alcool, trop d’apéritifs salés, de desserts généreux… Cet été, on va dire que je me suis un peu trop compromis, au point qu’une vieille carie s’est réveillée. Je l’ai donc traitée à la manière de Ramiel Nagel ou Weston Price.

Donc c’était bien joli que de tenir un blog sur l’alimentation, mais encore une fois, fallait-il mettre en pratique ce que je dis ! Ce fut chose (re)faite dès septembre 2011. Aux grands maux les grands remèdes, cure d’huile de foie de morue, spiruline, et gelée royale, on bannit les céréales et la plupart des glucides transformés. La douleur au niveau de la gencive est partie au bout d’une semaine, et depuis plus rien. Devrais-je aller voir le dentiste ? Peut-être…mais on va dire que ses horaires n’étaient pas trop compatibles avec les miens, et je ne voulais pas à nouveau subir un charcutage en règle de mes dents. Imprudent ? Sans doute, mais du temps a coulé depuis…et mes dents me laissent tranquille. Voilà qui explique ma série d’articles.

J’ai repris du poil de la diète (allez-y, y a pas de copyright). Je suppose que ma carie s’est guérie toute seule ? Grâce à l’huile de foie de morue…possible. A vrai dire, j’ai repris aussi une alimentation saine. Sans doute, cela m’a permis de guérir plus vite, je ne le saurais jamais. Je m’en remets au savoir empirique de Weston Price sur le coup. Que pensait-il ? Que les vitamines liposolubles, les fameux activateurs étaient d’une importance capitale pour la dentition, surtout les vitamines A et D. Qu’il a identifié un activateur X comme étant la substance la plus fortifiante pour le corps. Quelques dizaines d’années plus tard, un certain Christ Masterjohn publie un article clé en 2008 : la vitamine K2 serait le fameux activateur X.

Je suis assez surpris par la liste des aliments qui contiennent le plus de cette vitamine K2 : du natto loin devant, du pâté de foie d’oie, les fromages sont en première position. C’est surtout la présence du natto qui est…surprenante. C’est le seul aliment végétal de la liste. Comme il est suggéré par ailleurs, la fermentation joue un grand rôle dans la synthèse de cette vitamine. On tient peut-être là une des explications de la santé des japonais, bon, je ne m’aventurerais pas trop, c’est un domaine spéculatif, mais pourquoi pas, étant donné l’attention que portait Weston Price à cet activateur liposoluble. Aussi, les fromages en contiennent beaucoup, Sarah de The Healthy Home Economist nous apprend que c’est le Gouda qui en contient le plus, même sur du Gouda pasteurisé obtenu à partir de vaches « mal nourries ». Notre mimolette française est…techniquement du Gouda ! En effet, elle est faite dans la région de Lille, qui était la capitale des Flandres, et donc culturellement quasi-identique aux Pays-Bas. La couleur jaune vive est aussi un des indicateurs permettant de mesurer la qualité du beurre mais aussi du fromage, je l’ai encore vu ce matin au supermarché, en comparant le Bethmale au lait cru avec le Bethmale au lait pasteurisé. Et donc, la couleur orange, indicateur d’une grande richesse en vitamine K2 ? Pourquoi pas…

Revenons à nos moutons. La vitamine K2, comme le suggère l’article de Chris Masterjohn, agit de concert avec les vitamines A et D. Une des meilleures sources de vitamine A et D est l’huile de foie de morue. La supplémentation en vitamine D est hélas un passage obligé pour les urbains des climats tempérés occidentaux : en effet la pollution atmosphérique empêche en grande partie la synthèse de cette vitamine (bon, j’ai pris le premier article sur google, mais c’est bel et bien quelque chose de communément admis). Etant donné que je ne goutte que très peu au foie cru d’animal ou autres abats crus et riches en vitamine , et que je vis 90% de mon temps en ville, je dois être naturellement en carence. Chose essentielle à savoir, la supplémentation en vitamine D empêche d’être en surdose de vitamine A – et probablement vice-versa, mais l’hypervitaminose D est plus difficile à atteindre, de fait…), ce qui est plutôt rassurant, vu qu’il est très aisé d’être en hypervitaminose A. Les deux vitamines ont de nombreuses interactions…

Donc, il me fallait faire avec les moyens de bord. Croyez-le ou non, je pense qu’en bouteille c’est mieux. Je n’ai pas confiance aux capsules molles. En fait je n’en sais rien, si ça se trouve, c’est pareil, mais vu la position dans laquelle j’étais, je cherchais à optimiser le produit recherché. J’ai donc vadrouillé en pharmacie, j’ai trouvé un seul produit correspondant à mes attentes, de l’huile de foie de morue de marque Cooper, à 9.60€ la bouteille de 150ml. Je n’ai pas trouvé de photo sur le net, donc je me suis servi de mon smartphone pour vous présenter le produit (notez les belles couleurs de ma nappe) :

huile de foie de morue cooperPour la petite anecdote, la notice présente ici, stipule quelque chose qui m’a fait sourire :

Tous les besoins en vitamines sont couverts par une alimentation équilibrée et diversifiée avec les aliments de base traditionnelle (fruits, légumes, viandes, œufs, poissons, céréales, produits laitiers).

Je doute un peu de cette assertion, il suffit de se balader quelques minutes sur lanutrition.fr pour se rendre compte que les carences en vitamine D sont très fréquentes, à cause de l’urbanisation, la pollution, et la sédentarisation. Aussi une bonne partie des gens présentent une carence en vitamine A, car évitant les produits animaux en contenant, et on sait que le gens ayant un métabolisme perturbé ne convertissent que très peu les caroténoïdes (précurseurs de la vitamine A) en vitamine A. De manière générale, je trouve l’AFSSAPS (organisation française) très, trop, sûre d’elle. C’est le défaut récurrent d’un organisme qui prétend par une sorte de raisonnement circulaire qu’en suivant un régime équilibré, on ne peut avoir des carences. Le problème c’est qu’un tas de gens suivant leurs recommandations (très succinctes d’ailleurs), peuvent se retrouver en carence de certains micronutriments. En fait c’est exactement le cas des gens qui peuvent manger théoriquement équilibré, mais qui ne prennent pas assez de cholécalciférol (aka vitamine D3, la plus intéressante) par le biais du soleil…

Cela dit, j’ai quelques doutes : vu les méthodes de fabrication de l’huile de foie de morue, est-ce que ce produit est de qualité maximale ? Un indice dans la composition du produit :

Huile de foie de morue ……………………………………………………………………………………………….. q.s.p. 100 ml

Teneur en vitamine A comprise entre 600 et 2 500 UI/g

Teneur en vitamine D comprise entre 60 et 250 UI/g.

Bon…mon esprit de scientifique s’est éteint avec l’âge…je ne doute pas du dosage présenté. Je pense juste que je suis trop rouillé pour faire la conversion : d’un côté on a un volume, celui de la bouteille, du contenu en huile de foie de morue (150 ml), de l’autre, on a le dosage, non pas en UI, qui est l’unité standard, mais en UI/g. Du coup, sans faire de calculs passablement trop compliqués pour moi, je ne saurais dire si le produit de Cooper supplémente efficacement en ces deux vitamines !

Un autre doute subsiste et me vient d’une remarque du bouquin de Ramiel Nagel :

Toutes les huiles de foie de morue ne sont pas égales. Les huiles de foie de morue achetées dans les magasins d’aliments de santé n’ont pas toutes leurs vitamines D naturelles intactes. La production commerciale d’huile de foie de morue fait intervenir un raffinage alcalin, un blanchiment (NdT : décoloration ?), une hivernisation (NdT : winterization ?) qui élimine les graisses saturées, la désodorisation qui élimine les pesticides mais aussi les vitamines A et D. Lors de ces processus, les vitamines D liposolubles sont complètement détruites, tandis que les vitamines A le sont quasi-intégralement.

Oh my cod ! Ce n’est pas vraiment rassurant. Est-ce que Cooper utilise ces mêmes techniques ? A moins de faire du journalisme d’investigation très poussé, je ne le saurais jamais. Ma carie n’est plus (RIP), mais je ne sais pas si c’est exactement dû à la teneur en vitamines A et D de ce produit. J’ai toutefois noté un changement intéressant au niveau de mon métabolisme : quand je fais des écarts alimentaires (on va dire « sociaux »), mon corps se venge dès le lendemain, il me le fait payer. Ca prend souvent la forme d’une peau qui rougit au niveau du visage, mais aussi et surtout d’une reprise assez virulente d’acné -intoxication, allergie, inflammation ?-. Depuis quelques mois, je ne constate plus ça. Peut-être est-ce le contenu en oméga-3, j’en doute, vu que je faisais déjà un effort auparavant. Je pense plutôt que la vitamine D ne doit pas être complètement détruite et que le produit de Cooper n’est pas si mauvais…mais comment en être certain, encore une fois ? Je précise que c’est ma première supplémentation en vitamine D.

Notons par ailleurs qu’internet donne d’autres marques d’huile de foie de morue en bouteille, comme celle de De Bardo, par exemple.

Le salut vient peut-être de la marque Green Pasture. Celle-ci est citée par le docteur Nagel. Il s’agit sans doute de l’huile de foie de morue la plus saine au monde, et fermentée de surcroit, ce qui permet d’obtenir une concentration en vitamine encore plus grande. Il y a un large choix de produits, en voici un au hasard :

huile de foie de morue fermentéeEt après ? Ben ça coûte un rein. Ou même deux. La marque y est abondamment vantée dans Cure Tooth Decay, avec insistance d’ailleurs. Bon, ok, un peu trop. C’est une caractéristique américaine je pense, c’est une volonté marquée, et sans hypocrisie, de vendre leurs produits. Personnellement, ça ne me choque pas, mais en tant que français dopé à une culture catholique qui considère l’argent et les affaires comme quelque chose d’un peu sale, l’honnêteté de Ramiel Nagel peut en scandaliser plus d’un. Et le business affirmé qui tourne autour des vitamines liposolubles, de l’activateur X est…particulier, il n’y a pas le vernis sobre propre aux produits de la parapharmacie française.

Toutefois, Green Pasture, est une marque qui revendique de manière assumée l’héritage de Weston A. Price. Aussi, je crois que leurs produits sont d’une qualité exceptionnelle. J’ai pris une bouteille d’huile de foie de morue fermentée 237 ml (on est loin des 150 ml de Cooper…), avec le goût cannelle. Je suspecte que les produits où l’on a enlevé les saveurs (si particulières…il est vrai !) ont fait l’objet d’un processus supplémentaire, alors méfiance. J’ai également pris du ghee (« Butter Oil ») provenant de vaches fréquentant les pâturages, et ne se nourrissant que d’herbe. Cela me revient à 125 $ frais de port inclus. Etant donné que je me donne pour objectif de ne plus prendre de vitamines artificielles, ce qui soulagera en contrepartie mon porte-monnaie, je peux tenir 1 an environ avec ces deux produits. Je ferai un compte-rendu, un feedback comme on dit, quand j’aurai testé les produits sur quelques mois.

Une ombre au tableau, toutefois. La préférence du fermenté pour une huile, à fortiori celle du foie de morue,  pose un problème c’est celui l’oxydation. Vu que c’est quasiment des graisses polyinsaturées, je crains qu’elles soient oxydées (ou rances). L’oxydation des graisses est un facteur important dans le déclenchement des maladies cardio-vasculaires, que les graisses s’oxydent au fur et à mesure dans le sang…ou qu’elles le soient au préalables ! A propos, c’est pas les inuits qui se nourrissaient de poissons pourris ?

La suite de la quête…c’est ici !